Le Verdon-sur-Mer regorge d'originalité. Elle possède deux façades, l'une s'ouvrant sur l'estuaire de la Gironde, l'autre faisant face à l'océan Atlantique. Pendant toute son histoire, les habitants du Verdon vivent essentiellement de la pêche et de l'ostreïculture. Les premiers bateaux pilotes dans l'estuaire sont mentionnés dès le XIVe siècle.
Dominée par le clocher de 38 mètres de Notre-Dame-de-Bon-Secours, Verdon-sur-Mer vaut votre visite. Le riche patrimoine de la ville mérite que vous vous y attardiez. La ville se dessine en plusieurs ensembles ; d’une part au Nord, la Pointe de Grave avec le Bac le Verdon-Royan et son port de pêche, au Sud le centre ville avec sa belle église Notre-Dame-de-Bon-Secours et de St Louis et, d’autre part, le long de l’estuaire (Est) on retrouve les plages estuariennes et le port de plaisance nommé Port Médoc.
C'est à la demande répétée de marins, de capitaines de navires et des pilotes de l’estuaire qu’un premier édifice religieux va être établi au Verdon, à cette pointe de sable trop éloignée de Soulac pour que ces fidèles de passage puissent s’y rendre sans perte de temps. L’avancée des sables rend la liaison entre les deux bourgs très aléatoire. La population du Verdon s’accroissant, la chapelle devenant trop petite, on décide plus tard de construire une nouvelle église qui est achevée en 1872.
Prendre la direction du port du Verdon, puis suivre les indications pour le stade Jean Parès sur l’avenue de la plage. Située sur l’estuaire de la Gironde, la plage de la Chambrette est surveillée en été et offre une magnifique vue sur le port du Verdon sur la gauche et les plages charentaises de l’estuaire de la Gironde. Vous êtes juste en face de Royan, il y a une jolie balade à faire sur le ponton qui fait la jonction avec Port Médoc.
Entre océan et estuaire, Port Médoc, inauguré en 1933 est le dernier port de plaisance construit, il conjugue richesses historique et touristiques, plaisirs nautiques et patrimoine gastronomique. Entre les deux guerres un "môle d'escale", sorte d'embarcadère géant sur pilotis de 350 mètres de long, performance technologique pour l'époque, est construit au Verdon. C'est la grande époque des paquebots transatlantiques de légende qui fait revivre à Bordeaux une superbe page maritime. Les allemands vont, bien sur, faire sauter ce môle, ouvrage monumental, qui n'aura donc fonctionné que de 1933 à 1943 ; on en retrouve quelques ruines à coté du terminal pétrolier du port du Verdon, abandonné lui aussi maintenant.
Le port du Verdon accueille aujourd'hui les amoureux de la navigation fluviale avec ses 800 anneaux, tandis que d’autres profiteront davantage des bars, restaurants... De plus Port Médoc accueil des animations tel que le salon de la plaisance et du vin "Quai des vins". A proximité, le petit port de pêche et de plaisance de Port Bloc, à la Pointe de Grave mérite votre attention. Tirant son nom des blocs de pierre amenés là par gabares pour les travaux de fixation de la côte à partir de 1850, il est animé par les va-et-vient des bacs reliant Le Verdon à Royan,et abrite bâtiments et bateaux du Service des Phares et Balises ainsi que des Pilotes de la Gironde.
Dirigez-vous vers la Pointe de Grave, lieu unique où les eaux de la Gironde et de l'Océan se mêlent, face aux côtes charentaises. La pointe de Grave offre un vaste panorama sur l'embouchure du plus vaste estuaire d'Europe, ainsi que sur Royan, station balnéaire réputée du littoral de la Charente-Maritime. Le site de la Pointe de Grave accueille plusieurs mémoriaux, dédiés aux Américains, aux Libérateurs de la Pointe de Grave et aux membres de l'Opération Frankton.
C'est de la pointe de Grave que se seraient embarqués en 1777 Lafayette et ses volontaires pour porter aide une première fois aux insurgés du nouveau monde, et c'est ici qu'ont débarqué des soldats américains du général Pershing en 1917/1918 pour témoigner en retour. Un imposant "Monument aux Américains" de 75 mètres de haut avait été édifié à la Pointe de Grave pour glorifier cette fraternité, mais les allemands l'ont fait sauter en 1942. Une stèle commémorative a été dressée à son emplacement. C'est au large de la pointe, en pleine mer, que se profile la silhouette du célèbre phare de Cordouan, plus ancien phare de France encore en activité, qu'il n'est possible de visiter qu'après une traversée en bateau au départ du port de Le Verdon-sur-Mer.
Une première tour maçonnée construite en 1837, fut emportée par l’érosion marine en 1847 et remplacée par un échafaudage mobile provisoire. La nouvelle tour, édifiée en 1859, fut mise en service l’année suivante, derrière le cordon de dunes, plus près de l’estuaire que de l’océan. L’escalier hélicoïdal du phare de Cordouan comprend 120 marches, 86 en pierre et 34 en fer, qui donne accès à la lanterne. D’une hauteur de 22.72m, le feu culmine à 26, 30 m au-dessus du niveau de la mer.
Sur la pointe de Grave se trouve légalement le phare de Grave. Construit en 1860, le phare est très caractéristique avec sa tour carrée, blanche, et ses chaînes d’angle noires. Au sommet du phare, une table d’orientation permet de mieux repérer les monuments et espaces naturels environnants. Au pied du phare, un musée abrite une intéressante collection d’objets anciens et modernes liés au phare de Cordouan et au service des Phares et Balises, ainsi que des maquettes de tous les phares de la Gironde, à la même échelle. De nombreuses photographies évoquent la vie des gardiens. Dans le parc est exposée la dernière vedette en bois ayant assuré la relève des gardiens à Cordouan.
Un troisième phare se trouve à proximité de la plage Saint-Nicolas. Le phare de Saint-Nicolas culmine quant à lui, à seulement 12 mètres de haut. Ce dernier ne se visite pas. Il fut construit pour l’usage de la passe sud, dite passe de Grave, par les petits navires qui voulaient éviter le contournement nord-ouest de Cordouan en empruntant cette passe devenue plus favorable à la navigation. En 1933, le phare se trouvait à 125 m de la plage, en 1940, il n’était plus qu’à 80 m, et à 55m en 1949. En 1963, la mer emporta au sud du phare une partie de la digue construite en 1907. Depuis les courants côtiers déposent du sable provenant de la plage de Soulac. En octobre 1996, la plage Saint-Nicolas se trouvait à 600 m du bâtiment, faisant de cet endroit l’un des rares territoires atlantiques gagnés sur l’océan.
Entre les immenses plages de sable blond battues par les rouleaux venus de l'Océan et celle aux eaux plus calmes de l'Estuaire de la Gironde, les amateurs de baignade et de farniente n'ont ici que l'embarras du choix. A noter également la présence d'une plage naturiste et d'une plage textile au niveau du phare Saint-Nicolas.
Le long de la côte vous trouverez de nombreux blockhaus. Ceux-ci nous rappele que les allemands qui, à partir de 1943, ont transformé l'entrée de la Gironde en "Gironde Festung", la forteresse Gironde. Ce dispositif impressionnant de blockhaus, dont beaucoup n'ont pas encore été engloutis par l'océan et existent toujours. Il fut sans doute le plus puissant de tout le Mur de l'Atlantique ; la partie Gironde Sud, de la Pointe de Grave à Montalivet et de Montalivet à St Vivien, couvrait 170 km2 tenus par près de 5 000 hommes et avait une puissance de feu exceptionnelle .
Elle fut, comme la partie Nord, coté Royan, une poche de résistance acharnée qui tomba en avril 1945 sous les assauts de l'armée française : mais la prise, vingt jours seulement avant la capitulation totale du Reich, de cette fin des terres où les allemands avaient noyé les "mattes" en détruisant digues et écluses, nécessita bombardements aériens dévastateurs, canonnades forcenées de croiseurs, cuirassés et torpilleurs et coûta la vie à 500 soldats français. Les blockhaus du Mur de l'Atlantique situés à la pointe de la Grave et aux Arros sont aussi à visiter avec un guide.
Vous prendrez plaisirs de déhambuler dans le Marais du Conseiller. Comme la plupart des autres marais endigués de la côte Atlantique, le Conseiller
doit sa grande richesse patrimoniale à l’alternance de digues enherbées, de bassins en eau et de zones mixtes colonisées par les roseaux. Situé sur le tracé migratoire invisible des oiseaux, le marais est d’une très grande diversité floristique et faunistique. Une balade pédestre s’effectue en autonomie sur un circuit de 3-4 km avec un livret de découverte.
Vous aimerez aussi visiter l'ancien port ostréicole bordé de cabanes typiques le long du chenal. Longez les petites cabanes colorées de 12 mètres carré, qui servaient autrefois aux pêcheurs d’huitres. Le Vieux port aux huîtres accueille un marché nocturne en juillet et août, tous les mardis à partir de 18h30. C'est l'occasion de découvrir les artisans et producteurs locaux en soirée lorsque la fraîcheur s'installe avec la nuit. Ce petit port se trouve à proximité du centre ville, entre le cours de la République et la route de Soulac. Petite escapade au cœur des traditions locales garantie.
Pour découvrir le littoral, un circuit en vélo vous est proposé. Vous pouvez aussi parcourir les sentiers à pied pour une balade inoubliable, et de nombreux circuits de randonnées pédestres sont également proposés. Le petit train touristique vous emmènera à la découverte de la côte mais aussi de la forêt. Un circuit découverte de 6,7 km, appelé La Verdonnaise, emprunte des rues en centre-ville, une piste cyclable, une route forestière et un chemin forestier en calcaire.