La vieille ville de Beaune abrite de remarquables monuments et dévoile au regard des promeneurs de belles demeures du Moyen-Age à pans de bois, de beaux hôtels Renaissance à cariatides et de charmantes cours intérieures. Beaune est admirablement conservée, prenez le temps d'y flâner, pour découvrir à votre rythme ou à l'aide d'un audioguide les trésors architecturaux. De nombreux parking se situent autour des murs, tours et bastions, ceinturant la ville.
Vous pouvez par exemple, stationner votre véhicule au parking des Chanceliers, Boulevard Perpreuil. Puis, prendre la direction de l'office de tourisme Beaune & Pays Beaunois. Commencez votre visite de la ville par restes des anciens remparts de la Ville. Exceptionnellement conservés, ils permettent aujourd’hui de découvrir la ville hors des sentiers battus. Pour explorer les remparts, Il suffit de repérer le symbole des Amis des Remparts de Beaune et de le suivre. A proximité de l'office de tourisme, se trouve la tour des billes, une tour de guet englobée dans la Grosse tour, construite à la fin du XIVe siècle. Un jardin d’agrément est aménagé à son sommet. Dans le cadre des visites guidées, vous pourrez pénétrer dans la tour et accéder directement au jardin situé au sommet de la grosse tour.
En contrebas du pont Boulevard Saint-Jacques, le lavoir Saint-Jacques est l’un des rares lavoirs encore existants dans la ville. Il a été édifié en 1887 au pied du rempart, où la Bouzaize sort à l’air libre après son mystérieux passage sous l’Hôtel-Dieu. Poursuivez vers la tour des cordeliers construites au début du XVIe siècle, appelée improprement "Bastion des Hospices". Au sommet de la tour qui autrefois était dans le jardin de l'Hôtel Dieu, se trouve une statue de la Vierge. La prochaine étape sera le bastion Bretonnière, nommée aussi bastion condé, édifié à partir de 1637. Le bastion porte le nom du gouverneur de Bourgogne, prince de Condé à cette époque. Au débouché de cette porte, le relais de poste est devenu aujourd’hui le prestigieux Hôtel de la Poste tandis qu’en contrebas, dans les fossés, un accès porte toujours le nom de "Creux aux chevaux".
La troisième tour de cette visite sera la tour des dames construites au début du XVIe siècle, son mur a 7m d’épaisseur. Elle tient son nom des dames du Lieu-Dieu, religieuses de l'abbaye cistercienne installée dans l’arrière-côte, qui étaient venues au XVIIe siècle trouver refuge en ville en raison de l’insécurité des temps. Prendre la rue du Rempart des Lions, puis pénétrez square des Lions sur l'ancien Bastion Saint-Martin. Le Bastion Saint-Martin a été construit pendant la guerre de Trente Ans en 1637, réaménagé au XVIIIe siècle et au 4e quart du XIXe siècle. Doté d’un bel escalier sur les plans de l’architecte Le Noir-Le Romain, il prend le nom de square des Lions en raison des deux statues qui en gardent l’accès.
Dernier ouvrage du dispositif, "la Tour des Filles" ou de l'oratoire fut ainsi construite entre 1519 et 1524. Sa double dénomination révèle l’ambivalence du lieu, situé à proximité des « Etuves » où se trouvaient les filles de mauvaise vie, et du collège des Oratoriens d’où sont issus deux grands savants, Gaspard Monge, inventeur de la géométrie descriptive, et Etienne-Jules Marey, précurseur du cinéma. Poursuivre cette balade vers la porte Saint-Nicolas, érigée de 1762 et 1770, sur l’emplacement d'une porte médiévale fortifiée, démolie pour faire place à cette nouvelle construction. Au delà de l'élégante porte Saint-Nicolas, l'église Saint-Nicolas a été construite en dehors des remparts, au XIIe siècle par la volonté du duc de Bourgogne Hugues III à proximité de Beaune, remaniée aux XIVe et XVe siècles.
Près de la Porte Saint-Nicolas, le Bastion Saint-Nicolas construit en 1569, est arasé vers 1800 pour y construire une salle de bals publics, le Vauxhall en 1805. Celui-ci fonctionnera jusqu’en 1860 où, devenu vétuste, il est remplacé par un superbe théâtre à l’italienne, qui ouvre ses portes en 1864. Les fondements du bastion Saint-Nicolas sont encore visibles depuis le rempart de la Comédie. En même temps que la construction du Vauxhall, sur l’ancien bastion Saint-Nicolas, la Ville autorise la construction d’un établissement de bains-douches dans le fossé du rempart de la Comédie. Cette construction édifiée en 1813 sur les plans d’Alphonse Forest a l’allure d’un petit théâtre avec une colonnade à l’antique, elle accueille les bains publics jusque dans les années 1960 puis le lieu est aménagé en salle de spectacle en plein air, le "Théâtre de Verdure".
Le Théâtre de Verdure fait référence à différents styles de l’Art du Jardin : médiéval, à la Française, à l’Italienne et à l’Anglaise. On peut également admirer un miroir d’eau rappellant la rivière busée qui alimentait la douve. Le théâtre, seule construction de l'époque napoléonienne à Beaune est au centre du site tandis qu’un jardin médiéval orne les abords du Bastion Saint Anne. Ce jardin mets en évidence les fortifications du Bastion Saint Anne et des douves.
Continuez votre promenade vers le Bastion Notre-Dame, construit pendant la guerre de Trente Ans (1637), il englobe la petite tour Notre Dame du XIVe siècle. A la pointe du bastion, coté boulevard, une échauguette couverte d’une calotte en pierre cachée par un toit en tuiles du XIXe siècle domine le fossé. Ce lieux étant privé, vous ne pourrez qu'admirer l'échauguette. Poursuivre en direction de la tour Blondeau appelée autrefois "Tour du Quarreau", construite vraisemblablement autour de 1465. La Tour Blondeau est édifiée sur un plan en fer à cheval et contient une belle voûte à pilier central.
A présent, dirigez-vous vers le château de Beaune du XIXe siècle en tuile vernissée de Bourgogne, situé sur l'emplacement de l'ancien château fort de Beaune du XVe siècle. Le premier château voulu par Louis XI à la fois pour défendre Beaune, mais aussi pour en surveiller les habitants qui s’étaient montrés fidèles à Marie, la fille du Téméraire, est construit à partir de 1482 et terminé en 1527. Démantelé et en partie rasé sous Henri IV à la demande des Beaunois, il est vendu comme Bien National, à la Révolution, à la famille Morelot-Bouchard qui en voit tout l’intérêt pour y aménager des caves. Il abrite aujourd’hui les prestigieux crus de la Maison Bouchard Père et Fils.
Située à proximité de Château de Beaune et le Mural de la Grande Vadrouille, la tour Renard a été construite entre 1465 et 1477. Le site est privé, et la visite de la tour se fait depuis le boulevard ou le tour des Remparts. La tour Renard est percée de meurtrières et surplombée par une calotte en laves. Elle a servit de dépôt de salpêtre pendant la Révolution. Le Bastion Saint-Anne construit pendant la guerre de Trente Ans, renforce comme la tour Renard la défense à l’est et permet de surveiller en droite ligne la route de Seurre et les menaces venues de la plaine, la Saône formant la frontière du Royaume avec l’Empire jusqu’en 1678. A la pointe du bastion, coté boulevard, une échauguette est couverte d’une calotte en pierre.
Pour finir ce parcours des fortification de beaune dirigez-vous vers la tour des poudres. Cette Tour de Guet fut construite à la fin du XIVe siècle. Juxtaposée à la tour des Poudres, une petite tour rajoutée au début du XXe. Sur le Rempart Madeleine, au pied de la tour des poudres, vous pourrez faire connaissance avec des toilettes médiévales. Visitez également le Musée des Beaux Arts situé dans le bel ensemble architectural de la Porte Marie de Bourgogne, que le musée présente ses riches collections du XIIe au XXe siècle. Votre balade peut se poursuivre par la Place Carnot, la grande place de Beaune, avec son kiosque et son carrousel. Admirez les façades des maisons, pour la plupart, les façades de la place sont classées.
Engagez-vous dans la rue Nicolas-Rollin, au n°5, à l'angle de la rue de l'Hôtel-Dieu se trouve les vestiges de la porte romane du XIIe siècle. Ici se trouvait la Maladrerie de Saint-Gilles de Mauves. Prendre sur votre droite la Rue de l'Hôtel Dieu. Vous voici à présent devant le Musée de l'Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune. Joyau de l'architecture médiévale bourguignonne et de Beaune, le célèbre Hôtel-Dieu initié en 1443 par le chancelier Nicolas Rolin est un chef d'oeuvre de l'art franco-flamand et un merveilleux témoin d'architecture civile du Moyen-Age.
Au bout de la rue de l'Hôtel Dieu, prendre sur votre droite. La place des Halles est la place du marché, dans un cadre grandiose face à l’hôtel-Dieu. Suivre la rue Monge, cette agréable petite rue commerçante doit son nom à Gaspard Monge, né dans cette rue en 1746, tandis que son père y tenait un commerce d'étoffes. La maison au n°9 date du XVe siècle. Au croissement avec la rue Carnot, prenez à droite la rue Felix ziem. Au niveau de la place Ziem et la rue du Tribunal, admirez le Couvent des Carmélites. La chapelle date du XVIIe siècle. Continuez rue des enfants, tournez à droite dans la rue des Tonneliers, puis prendre deux fois à gauche. Dans la rue du Grenier À Sel, au n°3 les bâtiments de la Maison de négoce Champy abritant le matériel de vinification date de 1890.
Tournez sur votre gauche dans la rue Marie Favart, puis à droite dans la rue Rousseau Deslandes. Dans cette rue, plusieurs édifices méritent votre attention. Au n°10, la maison date du XIIIe siècle. Au n°1, la maison est du XVIe siècle et enfin au n°3 l'Hôpital de la Sainte-Trinité dit Hospice de la Charité de Beaune. L'établissement fondé en 1645, fut construit à partir de maisons de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle dont une partie du gros œuvre a été conservée dans le bâtiment ouest édifié dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.
Si vous avez le temps, engagez-vous à droite dans la rue de Lorraine jusqu'à la Chapelle de l'Oratoire du XVIIe et XVIIIe situé au n°75. Revenez ensuite sur vos pas, prendre à gauche la rue Maurice Emmanuel puis, à droite la rue de l'Hôtel de Ville. Au passage, admirez le Couvent des Ursulines au n°11 de la même période. Continuez votre chemin pour retrouvez la rue de Lorraine. La maison du 24 date du XVIIIe siècle, celles du 22 et 18 date du XVIIe siècle. A présent dirigez-vous vers la place monge, l'Hôtel Meursault ou hôtel de la Rochepot au N°9 a été construit au XVIe siècle.
Situé sur la place, le Beffroi dit tour de l'horloge, haut de 41 mètres, ne fait pas à proprement parler des fortifications de la ville, mais il fait partie du système de défense. Il servait de tour de guet. Il date du XIe siècle et a été remanié au fil du temps. Sur la droite de la place, au N°3 Cour des Chartreux, l'immeuble construit au XIVe siècle dépendait de l'ancien monastère des Chartreux à Beaune. Suivre la rue Marey jusqu'à la place du même nom. Le monument sur la place est l'œuvre de deux artistes dijonnais, le sculpteur Henri Bouchard (1875 - Paris, 1960) et l'architecte Régis-Joseph Jardel (1866 - Paris, 1939). L'œuvre, en pierre de Pouillenay, rend hommage à l'enfant du pays, Etienne-Jules Marey né à Beaune le 5 mars 1830 et décédé à Paris le 15 mai 1904.
Poursuivre en direction de la Basilique Notre-Dame, autre monument incontournable de la ville de Beaune. D'inspiration clunisienne où domine l'art roman, la collégiale Notre-Dame nous raconte toute l'histoire de l'architecture religieuse bourguignonne du XIIe au XVIe siècle. Ce superbe édifice du XIIIe siècle, l'une des dernières grandes églises romanes de Bourgogne, possède un portail et un chevet gothiques, ainsi qu'un clocher Renaissance. A la sortie, prenez selon votre fantaisie la rue d'Enfer ou du Paradis. Dans la rue du Paradis, logé dans le ravissant Hôtel des Ducs de Bourgogne du XVe siècle, visitez le Musée du Vin de Bourgogne.
Continuez à remonter la rue du Paradis, tournez à droite dans l'avenue de la république. Sur votre gauche découvrez la Maison du Colombier située au début de la rue Charles Cloutier. Cet ancien hôtel particulier est construit en 1572, à l’intérieur des remparts de l'ancien château-fort de Beaune des le XVe et XVIe, à l'époque du duché de Bourgogne du roi Charles IX.
A proximité, vous pourrez découvrir la très atypique rue Maufoux, avec ses charmants magasins et ses restaurants réputés, les belles façades de ses hôtels particuliers. Dans cette jolie rue, vous trouvez au n°29 une Maison à Beaune du XVe et XVIe siècle et au n°40 l'Hôtel Moyne-Blandin à Beaune. A présent pour finir ce parcours, rejoignez directement la Rue Louis Véry, admirez l'Hôtel de Saulx. A l'origine , cet hôtel a été bâti au XVéme siècle pour la famille de Saulx dont il porte le nom. A noter la belle architecture du pavillon qui fait l'angle, elle présente une façade du XVe siècle, avec fenêtres à meneau et traverse en pierre. Il faut oser franchir le porche dans la rue Louis Very, la cour intérieure est riche de curiosités, les poutres sont décorées, des colonnes supportent l'immeuble du XVe et une jolie sculpture porte le crochet du puits. Depuis la place Fleury, on a une vue sur le toit vernissé de la tourelle à motif chevrons de couleurs or et brun et de sa fenêtre en accolade de l'hospices de Beaune.