Le sentier du littoral est la meilleur façon de voir les différentes formations rocheuses qui entourent une grande partie de l'île Houat, beaucoup de paysages côtiers, y compris les plages et les falaises. Le chemin prend environ quatre heures de marche pour faire le tour de Houat, un parcours fortement recommandée par route touristique en France.
L'île d'Houat et sa petite sœur, Hoëdic, n'ont pas toujours été des îles. Au mésolithique, elles étaient reliées à la presqu'île de Quiberon. Aujourd'hui, 15 km les séparent du continent. Convoitée par les Anglais, l'île fut occupée au 17e et 18e siècles : les vestiges d’un fort sont encore repérables. En 1822, l’île adopte une organisation originale, formalisée par la "Charte de Hoëdic" : elle devient une théocratie, régie par le recteur. Une forme d'indépendance encore perceptible, qui n'empêche pas le partage !
On distingue nettement deux espaces sur l'île d'Houat :
Les deux tiers Ouest, qui sont un ultime vestige perdu en mer des crêtes autrefois élevées du Massif Armoricain. l'île d'Houat fait partie de sa partie Sud, qui s'étire des Montagnes Noires du Finistère au Sillon de Bretagne en Loire-Atlantique, et passe par les Landes de Lanvaux dans le Morbihan. La côte y est particulièrement déchirée, en particulier au Sud, résultat des assauts perpétuels de l'océan. De minuscules criques : Porzh Plouz, Porzh Poudell... se nichent dans les infractuosités de la roche qui dresse ses remparts parfois vingt mètres au-dessus.
Même disposition au Nord, quoique moins haute. La pointe de Beg-Er-Vilaine offre un panorama intéressant, à la fois sur la Baie de Quiberon et sur le littoral Nord de l'île. Seule exception : la plage de Treac'h Er Beniguet, à l'extrémité Ouest, qui ouvre ses dunes vers Quiberon et le grand large. Au sommet de ces falaises souvent abruptes, le plateau (qui atteint 28 mètres à l'Ouest du bourg) présente ses étendues inhabitées et sans arbres. On y a pratiqué l'élevage jusque dans les années 1960 ; aujourd'hui, les pâtures ont fait place aux broussailles (ajoncs, fougères, ronces...).
Le tiers Est, qui est constitué d'un affaissement de la partie précédente ; on y rencontre davantage de schistes. Le littoral est surtout sableux : plages de Goured et Salus, bien que ponctué de pointes rocheuses : pointe Sud, îlot d'Er Yoc'h, relié à la pointe d'En Tal par un isthme submersible. La pointe d'En Tal est l'une des rares plages convexes de Bretagne. On y trouve la seule « vallée » de l'île, en bas du bourg, où un ruisseau éphémère (conditionné par les précipitations) alimentait autrefois les lavoirs. C'est sans doute la partie la plus pittoresque de l'île.
À l'extrémité Ouest, l'île est prolongée par une chaussée granitique appelée chaussée du Beniguet, séparée de l'île par un étroit chenal. La chaussée s'étire vers la presqu'île de Quiberon dont elle est séparée par le passage de la Teignouse. De nombreux îlots : Glazic, Valuec, Guric, véritables dangers pour la navigation, dressent leur silhouette altière au-dessus des flots.
Au Sud de l'île d'Houat, on trouve trois îlots de granit inhabités à la pointe : Beg Pell, Beg Creiz, Beg Tost, du plus éloigné au plus proche de l'île. Plus loin au sud, on aperçoit l'île aux Chevaux, qui servit autrefois de pâture commune aux Hoëdicais et aux Houatais.
Au sud-est de l'île d'Houat, le passage des Sœurs, dangereux car peu profond et truffé de rochers, sépare Houat d'Hoëdic. Au Nord, l'île de Houat fait face à la presqu'île de Rhuys et à la sortie du golfe du Morbihan.
"Ag er mor e viuamb" dit la devise de Houat : "de la mer, nous vivons". Car l'île d'Houat est une île de pêcheurs. Derrière la carte postale du port Saint-Gildas avec ses bateaux colorés et ses casiers entassés sur les quais, il y a une trentaine de familles de pêcheurs qui vendent à la criée de Quiberon bars, daurades, araignées et homards...
Partout ailleurs dans l'île d'Houat règne la nature. Le panorama s'ouvre sur les plus belles plages d'Europe, larges horizons de sable fin et doré glissant en pente douce vers l'eau turquoise. Longée par un sentier pédestre, très découpée, la côte est d’une beauté à vous couper le souffle. Mais parce que la mer est sa ressource première et l'inspiratrice de toute son activité humaine, l'île de Houat est la première à agir pour sa protection et la défense de sa biodiversité. A Houat, vous ne rencontrez que des amoureux fous de la nature et de ses richesses, des amis sincères des océans, des êtres tournés vers un avenir plus respectueux de l'environnement...
C'est la seconde ressource économique de l'île. En été, plusieurs services de bateaux amènent les visiteurs de Vannes, de Port-Navalo et surtout de Quiberon. La part des résidents secondaires s'accroît, et la plaisance se développe également. Il existe une aire de camping, placée depuis environ deux ans à proximité des falaises sud-ouest de l'île situées face à l'île aux chevaux, près de Trea'ch ar Salus.
L'île d'Houat est presque entièrement recouverte d'une lande de fougères et d'ajoncs qui se fait rase du côté de la pleine mer. Les dunes de la plage de l'est sont un milieu fragile protégé par le conservatoire du littoral : on y trouve une espèce endémique sauvage de lys des dunes, très menacée. On trouve aussi des chardons, de l'ail sauvage, des rosiers sauvages nains, etc. En dehors du village, il n'y a qu'une trentaine d'arbres sur Houat.