Pour aller visiter Die, il vous faudra descendre la vallée de la Drôme. Les pieds dans l'eau de la Drôme, la ville de Die est située au pied du massif calcaire du Vercors et au bord de la rivière de la Drôme. Die et sa vallée sont dominées par la montagne de Glandasse à 2 041 mètres, barrière rocheuse massive et raide composant l’extrémité méridionale du Vercors. Vergers et oliviers tapissant les versants ensoleillés de collines pittoresques blanchies par le soleil, champs de lavande d'un mauve bleuté, vignes verdoyants, la Vallée de la Drôme et le Diois vous offrent un avant-goût de la Provence...
Très appréciée des visiteurs de passage dans la région, la ville de Die est l'occasion d'admirer un riche patrimoine historique s'étalant sur plusieurs siècles. Pour la petite histoire, la ville doit son nom à une déesse, la déesse Andarta...déesse qui fut certainement adoptée par les romains. Die était alors la capitale des Voconces et portait le nom de Dea (= déesse) Antarta. Une fois conquise par les romains, elle fut rebaptisée Dea Augusta Vocontioriom au IIIe siècle. Puis seul le nom de Dea subsista qui se transforma en Dia, puis devint...Die.
Au début du IIe siècle avant JC, la cité de Dea Augusta Vocontiorum (Die) compte de nombreux monuments et acquiert un statut de capitale romaine, remplaçant Luc-en-Diois dans cette fonction pour le peuple des Voconces (Peuple Gaulois conquis par Rome). Le titre de colonie semble lui être décerné vers la fin du IIe siècle avant JC ou dans le courant du IIIe siècle alors que, comme le montrent des fouilles récentes… La cité s’entoure ensuite d’un rempart, entre 285 et 305, qui fortifie une surface urbanisée de 25 hectares. La porte monumentale, démontée pierre par pierre, est insérée dans la fortification. Die devient le siège d’un évêché au IVe siècle. Les comtes-évêques, en lutte constante contre les comtes de Valentinois, dirigent la cité.
Au XVIIe siècle, Die abrite une académie protestante. Après la révocation de l’Édit de Nantes, les protestants qui restent dans le pays se cachent afin de pratiquer leur culte au Désert ; ceux qui sont pris sont condamnés aux galères. De 1685 à 1787, date de l'édit de tolérance, 418 habitants de Die sont ainsi persécutés, face aux exactions, ils sont nombreux à fuir en Europe du nord.... La commune va également souffrir des exactions allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant 15 jours en juillet-août 1944, les Allemands et des miliciens y font régner la terreur, massacrant 24 personnes. La ville de Die, où la mémoire des événements de 1944 est fortement marquée, comporte de nombreuses stèles et plaques.
Nous vous invitons tout simplement devisiter le centre ancien, selon le circuit proposé par l'office du tourisme pour en apprendre un peu plus sur l'histoire de Die, pour cela vous allez suivre tout simplement le circuit fléché... Vous pouvez stationner votre véhicule sur le Parking Maréchal Leclerc, situé Boulevard du Maréchal Leclerc. Dirigez-vous vers l'Office de Tourisme du Pays Diois, 1 Rue des Jardins. La rénovation contemporaine des anciens abattoirs est une réussite et en levant les yeux à l’intérieur découvrez les maquettes grandeur nature du Vautour Moine et du Gypaète Barbu.
Au départ de l'office du Tourisme, regardez à l’angle du boulevard ; le premier vestige bien visible est une tour polygonale à sept pans. Il n'y a pas d'autres exemples dans le monde romain de tour de ce style. En continuant sur le trottoir du Boulevard du Maréchal Leclerc, vous longez une partie des remparts et vous trouverez un panneau explicatif sur l'histoire des remparts de la ville. Découvrez comment l'architecture militaire romaine réutilisait les dalles de rue à rebord et les colonnes cannelées pour la construction de leur courtine : muraille reliant deux tours.
A cet endroit, n'importe quelle pierre, taillée ou pas a servi à l'édifier. On trouve en particulier des dalles, des tambours de colonnes cannelées ou lisses... Ce sont des dalles de rue dont le tracé a été modifié par la construction de l’enceinte, des éléments d’architecture et des inscriptions provenant de monuments détruits, publics ou privés. Malgré de nombreuses transformations, dégradations, ou restaurations, les éléments antiques demeurent encore très reconnaissables. La surface des murs, le parement, présente un assemblage de petits moellons placés horizontalement, dit " petit appareil ", avec par endroit, quelques lits de briques. Là où ils ont disparu, on peut voir l’intérieur de la maçonnerie en galets noyés dans du mortier, mais aussi, ce qui est plus impressionnant, d’énormes blocs taillés récupérés sur des monuments plus anciens devenus inutiles.
Die possède plusieurs vestiges gallo-romains témoignant de son ancienneté. Il faut à présent quitter le boulevard, pour monter vers la ville. Faites demi-tour en repassant devant l'Office de Tourisme, puis tournez à gauche. Remontez la rue du Serre, puis la rue de Ponnet, jusqu'à la place de l'Evêché sur laquelle se trouve l'ancien Palais épiscopal. De cette place, la vue sur la montagne de Glandasse est magnifique.
Dans le square sur votre gauche, le buste en bronze de la Comtesse de Die, surmonte une fontaine. Elle regarde le massif de Glandasse et la tour de Purgnon, vestige d'un château fort du XIIe siècle. La Comtesse de Die est une des premières poétesses occitanes qui vécut au XIIe siècle et écrivit des poèmes d'amour, dédiés au plus ancien troubadour de Provence, Raimbaut d'Orange. Il est tout à fait plaisant de s'installer près de la fontaine, rafraichissante en été.
Sur la droite, se dresse donc l’ancien palais épiscopal, demeure des évêques. A l'intérieur du palais se trouve la Chapelle Saint-Nicolas, aménagée dans une tour du rempart qui ceinture la ville. C'était une ancienne chapelle privée des Evêques. Elle se visite ponctuellement, uniquement lors des visites libres à jour fixe, visites guidées ou des journées du patrimoine. Elle contient deux vestiges remarquables de l'histoire de Die, qui sont d'une grande fragilité. Il y a tout d'abord la mosaïque des Quatre fleuves du paradis du XIIe siècle, qui représente les quatre fleuves du jardin d'Éden, qui servait de tapis d'autel. Puis il y a les magnifiques fresques médiévales et de somptueux, mais fragiles, papiers peints du XVIIIe siècle, assez rare en France.
Sur la façade extérieure de l’ancien palais épiscopal, figure en réemploi, une pierre taillée commémorant les sacrifices des taureaux, en l’honneur de la déesse Cybèle, chère aux romains. Ce sont des autels antiques commémorant des "tauroboles", c'est-à-dire des sacrifices de taureaux associés à des crioboles (sacrifices de béliers) en l'honneur de la déesse Cybèle, la grande mère des dieux, chère aux romains, dont le culte dominait au IIIe siècle. Sept Autel taurobolique en tout ont été retrouvé à Die et ses environs, mais un a disparu...
Retournez-vous pour apercevoir en face la verdure d’un grand jardin dissimulé derrière son mur, caractéristique des demeures du quartier, par-dessus lequel vous commencez, de la place, à admirer l'arrière du Temple et le clocher porche de la Cathédrale.... Continuez votre chemin à travers les ruelles typiques de la vieille ville. Prenez la ruelle au bout à gauche de ce grand mur.
Sur la droite, le temple protestant (église réformée), ancienne chapelle des Jésuites du XVIIe siècle. Ville épiscopale depuis 1325, Die connut la Réforme par l’intermédiaire de son clergé. Pierre Gay, prêtre habitué de la cathédrale, y apporta le premier des livres luthériens. La réforme y a été prêchée dès 1525 par Pierre Gay, prêtre de la cathédrale, qui apporta des livres luthériens ; mais la paroisse n'a été créée qu'en 1560. Die fut place de sûreté protestante jusqu'en 1627. Un collège et une académie, destinée à former les pasteurs, y furent créés en 1604 et fermés en 1684. Un premier temple fut construit en 1590 dans le quartier de Saint May. Un autre fut bâti en 1612 puis démoli en 1685.
Puis, le temple de Die a été établi dans la chapelle de l'ancien hôpital de la Croix de 1804 à 1831 puis dans cette chapelle des Jésuites en 1832. Cet édifice massif conserve une chaire et une porte à deux vantaux style Louis XIV. Vous pouvez admirer le détail d'un des angelots sculptés sur les vantaux en vis à vis. La tribune et l'escalier ont été reconstruites en 1986 sous la direction de Laurence Mundler, architecte à ce moment là, et la toiture a subi d'importants travaux en 1990.
En face du temple, se trouve la maison "Faure de Vercors", belle demeure ecclésiastique du XVIe siècle composée d’une tourelle d’escalier à vis, d’une porte à accolade et de fenêtres à meneaux. Juste après, sur la gauche en retrait, la façade du presbytère est similaire. Continuez à droite pour découvrir la cathédrale Notre-Dame. En partie détruite lors des guerres de religion particulièrement virulentes dans la région, la cathédrale Notre-Dame présente des éléments de différentes époques qui témoignent de sa riche histoire. La cathédrale Notre-Dame de Die a été la cathédrale de l’évêché de Die du IVe siècle à 1801. À cette date, l’évêché de Die a été rattaché à celui de Valence.
Au Moyen-Age, on appelait « Parvis » l’espace situé devant le portail ouest d’une église. La plupart des édifices religieux étaient alors construits en surélévation par rapport au sol, il fallait donc monter les marches de l’église et ainsi s’approcher du ciel : le paradis. La cathédrale Notre-Dame de Die est accessible via trois portes latérales menant à la nef située derrière le clocher-porche de style roman. Le clocher porche offre des chapiteaux sculptés représentant des combats entre le bien et le mal. Le tympan de la porte d’entrée représente le christ crucifié, entouré de la Vierge et de Saint Jean, puis de deux soldats romains et des symboles des quatre évangélistes, sujet très rare à l'époque romane. Mutilé, il rappelle les destructions que subirent les édifices religieux avec l'établissement de la Réforme.
De la partie existante au XIe siècle, il ne reste que la sacristie. Le reste a été entièrement rebâti au XIIe siècle comme par exemple le clocher porche. De forme carrée, la sacristie accolée à l'abside est un vestige de l'ancienne construction romane d'origine. A l’intérieur, une très belle chaire en noyer. Les chapiteaux nous montrent des combats acharnés entre le bien et le mal.
En sortant de la cathédrale Notre-Dame de Die par la porte centrale, prenez tout droit vers par la rue du marché où se trouvaient anciennement des halles, aujourd'hui détruites. La place du marché était dotée de halles métalliques, dont il reste un pan adossé à l’actuelle fontaine. Le marché se tient d'ailleurs plus près de la Cathédrale sauf l'été où il envahit encore cette rue. Au n° 17, la noble maison du notaire Chambron, conserve son ancienne devanture en bois. Sur la gauche, au n°16, vous pouvez admirer une des plus anciennes demeures de la ville, la maison Lagier La Condamine, un hôtel particulier datant du XVIe siècle construit avec des pierres de l'ancienne cathédrale... Osez pousser la porte du cabinet dentaire pour voir à l’intérieur le superbe escalier des XVI-XVII siècle.
Au carrefour il faut prendre tout de suite à gauche et franchir le joli passage de la rue des Cordeliers... Il débouche sur l'ancienne Église des Cordeliers, témoin de leur passage puis de leur implantation dans la ville entre le XIIIe et le XVe siècle. Continuez tout droit dans la rue des Cordeliers, prenez à droite la rue des Quatre Cantons, puis à gauche la rue Emile Laurens, pour admirer les maisons anciennes qui comprennent toutes des jardins intérieurs magnifiques.
Les plus belles demeures de la ville se situent là...dont la Maison Engilboud de Saint Laurent au n°8, dont la façade date de la fin du XVIIe siècle. . avec ses balcons en fer forgé et son linteau travaillé. Continuez la rue, pour arriver au carrefour où se dressait la porte Saint-Pierre, entrée de la ville romaine détruite à la fin du XIXe siècle. Prenez la rue Camille Buffardel, ancien Decumanus, axe est-ouest de la ville romaine à contre-sens. Pour rappel, la cité romaine de Dea Augusta Vocontiorum (Die) était le seul accès pour atteindre Grenoble par le plateau du Vercors.
Sur la gauche, au n°11, l’ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle abrite le Musée d'Histoire et d'Archéologie de la ville qui présente la riche histoire de Die et du Diois... Le Musée de Die contient de de nombreux vestiges, notamment de la Préhistoire, de l'époque antique et du Moyen Âge, qui révèlent un riche passé historique, répartis sur 8 salles. Créé en 1905 pour montrer les collections archéologiques des fouilles d'Albert Gayet en Égypte et des vestiges romains et médiévaux de l'antique cité de Die qui fut Capitale des gaulois Voconces puis siège d'un évêché. Le musée possède aussi un trésor monétaire datant des guerres de religion, un menhir néolithique exceptionnel de 4 m de haut.
Continuez tout droit et ne manquez pas la devanture de la Confiserie Achard-Verdurand au n°57 où rien n’a changé depuis le début du siècle dernier. Prenez à gauche la charmante rue de Chastel, pavée et fleurie qui mène sur le haut de la ville...une petite balade adorable dans des rues tranquilles et fleuries. Prenez à droite la rue des remparts à la descente pour arriver à la Porte Saint-Marcel, du nom d’un saint évêque de Die au Ve siècle. Il s'agit de la porte fortifiée de l'enceinte antique des IIIe et IVe siècle, c' est le seul monument romain encore entier dans le département de la Drôme. On entrait dans la cité par plusieurs portes monumentales dont une seule est conservée, la porte ouvre sur l’amont de la vallée de la Drôme, au-delà du ruisseau de la Meyrosse.
Construite en "grand appareil" de grès roux, elle est flanquée de deux tours et sa voûte intérieure présente un décor sculpté. bâti en même temps que le rempart romain, sa partie tournée vers l'intérieur de la ville est unique au monde : elle englobe la voûte d'un arc monumental du IIe siècle décoré de rosaces, de frises et d'une tête de taureau, qui a été démonté pierre par pierre pour être réinséré dans la fortification du IVe siècle. Côté place, la porte présente deux tours semi-circulaires, en gros blocs de grès. Au Moyen Âge, on ajoute la partie supérieure en petits moellons réguliers. Prenez ensuite la rue des Jardins en bas de la place à droite, qui correspondait au bas de la zone industrielle. Ce secteur est remarquable par ses grandes portes cochères et son canal d'alimentation en eau. Dans cette rue, juste avant l’Office de Tourisme, on aperçoit en retrait sur la droite une autre tour des remparts.
Lors de votre visite de Die, vous pouvez également faire le tour des remparts Gallo-Romain. Après les premiers raids germaniques à la fin du IIIe siècle., un rempart de 2 km de long, d’une épaisseur de 3,60 m et d’une hauteur de 8 à 14 m avec une soixantaine de tours est construit autour de la ville. Important : ce circuit présente une assez forte pente, à la montée puis à la descente.
Prenez la montez des Usines le long du rempart. A la cime des remparts, la tour Sainte-Agathe, semi-circulaire, daterait des XIIIe et XIVe siècle. La vue sur le massif de Glandasse, sommet emblématique du Diois, y est saisissante. Le panneau « la vigne et l’histoire » rappelle cette culture caractéristique qui s’épanouit au pied des falaises du Vercors et qui donne naissance à la célèbre Clairette de Die. Juste avant la partie restaurée, on découvre à nouveau un entassement de blocs romains et à gauche du chemin une masse de plusieurs tonnes, tombée du rempart. Un peu plus loin, on peut voir les restes de la porte de Beaumes du XIVe siècle qui permettait d’accéder au prieuré, bouchée par une tour du XVIe siècle. Juste avant l’hôpital, au pied du muret, d’énormes blocs romains constituent le soubassement d’une tour.
Prenez à gauche dans la rue Camille Buffardel. Buffardel Camille est né vers 1894, abattu par la Milice le 22 juillet 1944 à Die ; organsiateur et dirigeant de la résistance dioise. La Milice impitoyable contre la Résistance, investit des villages et prend des otages. C’est pratiquement toujours à la suite de dénonciation, ou avec l’aide de miliciens infiltrés dans la Résistance et revenus dans leurs rangs bien renseignés, que les miliciens mettent sur pied l’investissement de villages entiers. En juillet-août 1944, pendant 15 jours, les Allemands et des miliciens font régner la terreur dans la ville de Die, massacrant 24 personnes. La ville de Die, où la mémoire des événements de 1944 est fortement marquée, comporte de nombreuses stèles et plaques.
Un monument se situe dans une rue secondaire de la cité. Il est constitué d'un mur réalisé en blocs calcaires. La plaque porte les noms des fusillés bien lisibles. Il est à remarquer de la responsabilité de l'assassinat est imputée uniquement à la Milice à la solde des Allemands : « lâchement assassinées par des miliciens à la solde de l’Allemagne ». En prolongement de rue principale Camille Buffardel, vous trouverez l'avenue de la division du Texas, autrefois "Allée des Acacias". Autrefois bordée d’acacias, l’avenue a aujourd’hui une belle allée de platanes. Les acacias ont été abattus pendant la première guerre mondiale pour faire du bois de chauffage, face à la pénurie de combustible. Autrefois la route des Alpes étaient aussi une promenade pour les Diois. C’est le 31 août 1944 que cette avenue est nouvellement dénommée, en souvenir de la Division du Texas, libératrice de la ville.
Dans cette longue avenue de la division du Texas, plusieurs équipements publics, comme le cinéma le Pestel, la gendarmerie, la médiathèque ont trouvé une nouvelle adresse après avoir quitté des bâtiments obsolètes en centre-ville. De l’autre côté de la rue, on observe un beau bâtiment qui habite le cinéma le Pestel. Il tient son nom d’un rocher de Glandasse auquel il fait face. Une plaque commémorant l'arrivée d'une jeep, premier véhicule de la division du Texas est apposée sur la maison de la famille Roux, installé le le 20 août 1994 en présence des autorités municipales, des anciens résistants Roger Algoud et Jean Abonnenc.
Le parc animalier du Jardin des Découvertes et des papillons, route de gap dans le quartier du plot mérite également votre visite. C'est un jardin tropical où vivent en liberté des centaines de papillons exotiques. Autre élément remarquable, la tour de Purgnon domine la route en amont de Die. Elle est le dernier vestige d’un château du XIIIe siècle, propriété des évêques de Die. La tour a été transformée en chapelle mariale en 1868, dans un style néo-gothique. Elle a reçu une nouvelle statue en 1848 puis a été restaurée en 1960.