Au fond de son parc planté d'arbres multicentenaires, dominant la Vézère dont il est protégé par un mur d'enceinte, il dresse une belle tour d'escalier polygonale, des tourelles d'angles et les frontons de plusieurs lucarnes.
Il a appartenu au début du siècle à Monsieur Cambronne, petit neveu de l'illustre général.
Manoir de la Salle
Le Manoir a été bâti au XIVème siècle, à l'initiative d'un des coseigneurs de la Roque Saint-Christophe, seigneurie dont dépendait une partie de Saint Léon sur Vézère, pour remédier semble-t-il à l'insécurité qui régnait alors dans la Vallée.
C'est un ensemble qui comprend le Manoir et un donjon carré auquel est accolée une tour d'angle, le donjon et latour étant couronnés de mâchicoulis. Après la révolution, le Manoir est acquis par les propriétaires du château de Clérans.
Il est classé au titre des monuments historique pour ses façades et toitures depuis 1957 alors que le prieuré qui lui est attenant est inscrit depuis 1941. Vraisemblablement postérieure aux luttes de la guerre de Cent ans, cette maison forte peut-être datée de la fin du 15e siècle.
C'est un type assez particulier de repaire noble courant en Périgord. Il est composé d'un donjon carré comprenant un rez-de-chaussée et deux étages desservis par un escalier en tourelle accolé à l'un des angles. Un étage de mâchicoulis ceinture la construction. Certaines fenêtres furent agrandies au 18e siècle.
Des latrines en encorbellement assuraient l'hygiène de chaque étage. Le système de défense était concentré à la partie supérieure. Il était constitué par les mâchicoulis surplombant les quatre faces, par des créneaux et des archères.
Cet édifice présente un exemple intéressant de petite forteresse où se trouvent encore les traits caractéristiques de l'art militaire médiéval, non encore adapté à la parade des armes à feu, et donc antérieur aux guerres italiennes. propriété d'une personne privée
Prieuré attenant : inscription au Monument Historique par arrêté du 17 novembre 1941 ; Façades et toitures du manoir (cad. B 164 2A 65) : classement au Monument touristique par arrêté du 21 mai 1957
Église romane Saint-Léonce
L'église romane (XIIème siècle), classée Monument historique, est le joyau de Saint Léon. D'une architecture très simple, elle se compose d'une nef unique prolongée d'un transept puis d'une abside où se trouve l'autel, entouré de deux absidioles.
Un clocher à deux étages, dont le toit à quatre pans est recouvert de lauzes, s'élève de la coupole qui coiffe le carré central du transept. Les murs de l'abside sont ornés de 5 arcs retombant sur des colonnes aux chapiteaux sculptés d'entrelacs.Les voûtes de l'abside et de l'absidiole sud montrent des fresques superposées de plusieurs époques mises à jour lors de la restauration de 1965.
Pendant l'été, l'église est le cadre majestueux du Festival Musical du Périgord Noir.
Du XIIe siècle, couverte de lauzes, classée au Monument Historique en 1942. L'église appartient à un prieuré bénédictin dont la plus ancienne mention date d'une bulle du pape Eugène III de 1153. Elle a été construite sur le site d'une villa gallo-romaine. Le prieuré dépend alors de l'abbaye de Sarlat.
Le prieur Guillaume de Sendreux devient évêque de Sarlat en 1333. Pendant les guerres de religion les protestants s'installent dans l'église. Ils sont chassés par Jean de Losse, seigneur du lieu. L'église, ébranlée par une crue en 1961, a été restaurée par l'architecte Yves-Marie Froidevaux.
L'église a un plan de croix latine avec abside et absidioles voûtées en cul-de-four à chaque croisillon du transept. La nef est charpentée.
Selon la tradition locale, l'église aurait été bâtie à l'emplacement d'un temple romain. Du 12e siècle ne subsistent que le choeur et les transepts. La nef a été reconstruite par la suite (fin 17e ou 18e siècle). Le choeur circulaire est flanqué de deux absidioles.
Le transept communique avec la nef par une grande arcade sur la croisée et deux autres très étroites sur les bras, ce qui laisse présumer Ue la disposition primitive devait comporter une nef et deux bas-côtés. La croisée du transept, de plan carré, est couverte par une coupole sur pendentifs, portée par quatre doubleaux.
Le cul de four du choeur est orné de peintures. Eglise : classement au Monument Historique par arrêté du 28 mai 1942 propriété de la commune.
Cimetière avec chapelle du XIVe siècle
Enclos et enfeus du XIIIe siècle, classé au Monument Touristique en 1942. Le site se compose d'une chapelle du 15e siècle, d'une ancienne croix, d'enfeux du 12e et 15e siècle et de l'enclos. La chapelle s'élève près de l'entrée. Ce fut, sans doute, l'ancienne sépulture des seigneurs du lieu. De plan rectangulaire, elle était autrefois couverte d'une voûte sur croisée d'ogive dont il ne reste plus que le départ des nervures.
Sur la façade, une lucarne recevait la cloche. La vieille croix portée sur une colonne à chapiteau roman domine les tombes. Contre le mur du fond, quatre enfeux s'alignent, niches en arc brisé. Trois semblent être de la fin du 14e siècle, la dernière est du 12e. Propriété de la commune.
Cimetière avec sa chapelle, les deux pierres tombales devant la croix du cimetière et les enfeux disposés contre la clôture ; murs de clôture et porte ; arbre à l'intérieur de l'enclos (compris) : classement par arrêté du 27 mars 1942
Les enfeus
En raison des crues régulières de la Vézère, le cimetière et ses enfeus, situés autrefois près de l'église ont été déplacé en 1846. Désormais, vous les trouverez près de la Chapelle expiatoire à la sortie du village. Un enfeu est une tombe encastrée dans l'épaisseur d'un mur d'un édifice religieux : église, cimetière,... Il était généralement réservé aux nobles.
La chapelle expiatoire
La chapelle présente une forme cubique avec quatre contreforts dans les angles où sont sculptées les armoiries des seigneurs qui l'ont faite construire au XVIème siècle. Elle est couverte de lauzes et éclairée par deux fenêtres ogivales.
Au dessus de la porte, une inscription en langue romane relate le miracle en souvenir duquel la chapelle fut édifiée. C'était en 1233, le sieur Bromi blasphéma la Croix qui s'élevait alors à cet endroit, et tomba raide mort.
Sous l'une des deux belles pierres tombales du XIIème siècle disposées devant l'entrée, a été découvert en 1890 le squelette d'un adulte qui, d'après la relation du miracle, serait celui de l'hérétique.
Trois gisements préhistoriques remarquables
Sous le Roc : classé au Monument Historique en 1912, Gisement : classement par arrêté du 15 mars 1912 propriété de l'état.
Le Moustier : classé au Monument Historique en 1932. Le Moustier est un site préhistorique français qui se trouve sur la commune de Saint-Léon-sur-Vézère, en limite de la commune de Peyzac-le-Moustier, en vallée Vézère dans le département de la Dordogne. Il comporte deux gisements principaux,
l'abri supérieur, site éponyme du Moustérien, et l'abri inférieur, s'ouvrant une quinzaine de mètres plus bas dans la même falaise, au niveau actuel de la vallée de la Vézère.
Le gisement a été acquis par l’État en 1910, sur l’initiative de D. Peyrony. Depuis 1979, les deux abris du Moustier sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, en association avec d'autres sites et grottes ornées de la région sous le nom de « Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ». Le gisement préhistorique : classement par arrêté du 15 mars 1932 propriété de l'Etat
La Rochette : également classé au Monument Historique en 1932. Gisement préhistorique de La Rochette : classement par décret du 12 mai 1932 propriété d'une personne privée.
Panorama de la Côte de Jor
La Côte de Jor est un site naturel français situé en Périgord noir, dans le département de la Dordogne, sur la commune de Saint-Léon-sur-Vézère. Surplombant la vallée de la Vézère sur environ trois kilomètres, son sous-sol est composé en majorité de roches calcaires.
Ce lieu est réputé pour le panorama qu'il offre sur le village de Saint-Léon-sur Vézère et ses environs, ainsi que pour être un lieu prisé pour la pratique du parapente et de l'aile delta.
De plus, de nombreux chemins balisés plus ou moins escarpés la sillonnent permettant de longues randonnées pédestres. Autrefois plantée de vignes, la Côte de Jor était reconnue comme abritant des cépages appréciés qui auraient été servis un temps à la table des Rois de France.
Aujourd'hui plus rien ne reste de ce passé agricole à part quelques terrasses et constructions sommaires actuellement noyées dans une forêt qui a depuis longtemps repris ses droits.
Centre bouddhiste Dhagpo Kagyu Ling
Dhagpo Kagyu Ling est un centre bouddhiste tibétain de la lignée Kagyupa basée en Dordogne à Saint-Léon-sur-Vézère. Depuis ses tout débuts en 1976, le principal siège de la lignée Karma Kagyu en Europe s'est développé selon les instructions précises du 16e karmapa, Rangjung Rigpe Dorje.
Demandant à Guendune Rinpoché de s'investir à cette tâche et désignant Lama Jigmé Rinpoché comme son représentant pour l'Europe, le 16e karmapa parla de la nécessité de rassembler une bibliothèque, une université, un ermitage monastique et un centre de retraite pour qu'une transmission authentique et une préservation à long terme du Dharma puissent s'accomplir.
La vocation de Dhagpo Kagyu Ling, « le lieu de la transmission des enseignements », est de diffuser les enseignements du Bouddha dans toute leur authenticité. Dhagpo Kagyu Ling se situe en Dordogne dans le sud-ouest de la France, au cœur du Périgord noir dans le triangle formé par Sarlat, Périgueux et Brive-la-Gaillarde.
Le centre accueille tous ceux qui souhaitent s’appliquer à une réelle transformation intérieure, s’inspirer d’une tradition authentique et recevoir une transmission spirituelle pour la pratiquer.
Le manoir et la tour de la Vermondie,
Le manoir et la tour penchée de la Vermondie, limitrophes de Saint-Léon-sur-Vézère, se trouvent sur la commune de Thonac constituent un ensemble de bâtiments situés sur la commune de Thonac, à quelques kilomètres de la grotte de Lascaux. La tour est inscrite au titre des monuments historiques. Tour penchée de la Vermondie : inscription par arrêté du 29 décembre 1941 propriété d'une personne privée.