Les routes touristiques en France

A voir pendant vos vacances à Léhon

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  • Le 18/02/2018
  • Dans Bretagne
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Lehon petite cite de caractere routes touristiques dans les cotes d armor guide du tourisme en bretagneDans la partie orientale du département des Côtes-d'Armor, la petite cité de Léhon se situe aussitôt au sud de Dinan. Le centre géographique de la commune est occupé par un bois et tout autour on trouve d'anciens lieux-dits. Le territoire du village est fortement dénivelé entre sa partie ouest, plus élevée et est, le long du canal. Léhon fait partie des six Petites cités de caractère de Bretagne du département.

Le bourg se trouve à l'extrémité est du village, dont le canal d'Ille-et-Rance constitue la frontière avec la ville voisine de Lanvallay. Ce bourg de petite taille est constitué de petites maisons en pierre typiques, d'une abbatiale jointe à un ancien monastère et aux vestiges d'un château fort du Moyen Âge.

Léhon, située à 1 km de Dinan, ville d'art et d'histoire dans la pittoresque vallée de la Rance, conserve un patrimoine historique et religieux dont les vestiges rappellent la place importante tenue par cette bourgade à l'époque médiévale.

Léhon est avant tout façonnée par la main des moines, qui établirent leur monastère dans un méandre de la Rance. Le roi Nominoë et les seigneurs dotent richement l'établissement monastique, dont les reliques de saint Magloire assurent le rayonnement spirituel jusqu'à sa fermeture à la Révolution.

A voir à Léhon lors de vos escapades de vacances !

Monuments de Lehon

Abbaye Saint-Magloire de Léhon

Remontant au IXe siècle. L'abbatiale et la commune de Lehon ont servi de cadre au roman Le Trésor de l'abbaye (1876, toujours disponible) de Raoul de Navery.V

ous visiterez l'église abbatiale au porche roman, qui conserve dans sa nef des gisants du XIV ème et une très belle cuve baptismale du XIII ème le cloître XVIIème, les bâtiments conventuels XVII ème, le réfectoire des moines XIII ème, les combles XVII ème.

La Chapelle des Beaumanoir

Au Moyen Age, la haute aristocratie de Lehon jouissait du privilège d'enfeu à perpétuité dans les églises et les couvents : leurs tombeaux, souvent monumentaux, s'élevaient dans les chapelles latérales ou dans le chœur même de l'église.

Attenante à l'église abbatiale, la chapelle sépulcrale des Beaumanoir conservait les tombeaux de cette illustre famille. Une tradition veut que le valeureux héros du combat des Trente, Jean III de Beaumanoir, y fut inhumé en 1365, mais sa pierre tumulaire n'a jamais pu être formellement identifiée.

Cette chapelle gothique est voûtée d'ogives aux colonnes surmontées de chapiteaux garnis de feuilles, dont l'un représente un groupe de trois masques de chevaliers.

Une jolie sculpture représentant un moine lisant son bréviaire, placée à l'origine à la base d'un meneau d'une fenêtre, soutient aujourd'hui le petit reliquaire de saint Magloire placé à gauche dans la nef de l'abbatiale. Une crédence contenant la piscine pour le lavement des mains est placée à proximité de la porte conduisant au jardin.

Des fragments de vitraux, provenant de la maîtresse vitre de l'église paroissiale disparue, sont inclus dans la fenêtre à lancettes du chevet. Ces fragments répertoriés parmi les plus anciens de Haute Bretagne du XIlle et XlVe siècles représentent la crucifixion, les apôtres saint Pierre et saint Paul et deux angelots. Après la Révolution, cinq pierres tumulaires seront extraites de la chapelle des Beaumanoir abandonnée et à demi ruinée. Les " antiquaires " du XIXe siècle nous les décrivent ainsi :

Lehon l abbaye saint magloire de lehon petite cite de caractere routes touristiques dans les cotes d armor guide du tourisme en bretagneLe gisant de Jean IV de Beaumanoir, trépassé en 1385, est sculpté en relief. il est représenté vêtu de son armure, la main gauche serrant le pommeau de son épée et la main droite sur le cour. Sa tête couverte d'un suaire, car mort assassiné, est tenue par deux anges et ses pieds reposent sur un lion

Auprès de lui gît sa noble dame, Typhaine Du Guesclin, nièce du connétable. La pierre tumulaire sculptée en demi-relief la représente en habit de bataille, recouverte d'une longue cotte d'arme boutonnée par devant, des lames de fer enveloppent jambes. A ses pieds un aigle déployé (l'aigle des Du Guesclin ?) tient dans son bec un écu frappé aux armes des Beaumanoir.

Pour rappeler le sexe de la femme, le sculpteur lui a donné pour ceinture une guirlande de fleurs et n'a pas suspendu à son côté le glaive meurtrier. La tombe est décorée de six écussons : les études récentes de Jean Yves Coppy, docteur en Histoire de l'Art, remettent en cause l'identité et l'âge des gisants de Léhon. Ladite Typhaine serait un Robert de Beaumanoir, mort en 1408 dont la gracieuse silhouette androgyne porte les écussons à six billettes d'argent, de sa famille

Deux tombeaux identiques représentent deux hommes d'arme de la famille Beaumanoir;

La dalle funéraire de Raoullin Pollo le représente vêtu d'une armure de fer, d'une cotte d'arme, portant l'épée de combat, ses pieds reposant sur deux levrettes, une croix décorant son écusson quatre fois. Une épitaphe est gravée sur le pourtour de la pierre : "Ci-gît Raoullin Pollo de Redon, père d'un prieur de Céans qui trépassa le 18 juin de l'an MIV CXVI. Dieu lui pardonne. (1416). "

les cinq pierres tombales extraites de la
chapelle Beaumanoir seront transportées, afin d'assurer leur sauvegarde au musée de Dinan en 1843. Elles seront restituées après la restauration de l'abbatiale à la fin du XIXe siècle et conservées depuis lors de chaque côté de la nef. D'autres tombeaux se trouvaient dans la nef de l'église abbatiale mais beaucoup furent brisés en 1795.

Six tombeaux de chevaliers disposés trois par trois de chaque côté de la nef ; à côté de l'évangile, un bourgeois de Dinan nommé Piel en habit de religieux

Dans les enfeus, la pierre tumulaire d'une châtelaine du XIVe siècle et celle d'un prieur dont la tête de marbre a été arrachée.

Château de Léhon à l'entrée du bourg

Bâtie sur un éperon rocheux, la forteresse de Léhon défendait l'entrée de la vallée de la Rance. Le château est mentionné dans l'histoire pour la première fois en 1034, lors de la guerre d'héritage qui opposa Alain et Eudon, fils du duc de Bretagne, Geoffroy Ier.

Lehon rue de la petite cite de caractere routes touristiques dans les cotes d armor guide du tourisme en bretagneEn 1168, le château est assiégé par le roi Henri II d'Angleterre et sera rasé en 1169, selon les conditions du traité de paix conclu entre le roi de France Louis VII et Henri II, roi d'Angleterre. La forteresse rebâtie par Pierre Mauclerc au XIII e siècle est celle dont on voit aujourd'hui les restes : une enceinte à peu près carrée flanquée à chaque angle de tours rondes. Le fief appartient alors à Gervaise de Dinan comme l'attestent les nombreux actes portant son sceau.

En 1359, la ville de Dinan et le château de Léhon sont assiégés par les Anglais commandés par le duc de Lancastre. Les bretons implorent une trêve en attendant les secours de Duguesclin. A la fin du XIV e siècle, après le traité de Guérande qui met fin aux hostilités franco-anglaises, les places fortes de Léhon et Dinan sont rendues au duc de Bretagne.

Le château de Lehon est qualifié de ruineux en 1490. En 1664, le roi Louis XIII donne à Charles Bruslard, prieur commendataire du couvent de Léhon les ruines du vieux château, dont une partie des pierres serviront aux travaux de réfection du monastère.

Calvaire du Saint-Esprit, classé Monument Historique le 13 juillet 1907

Le calvaire sculpté dans le granite se compose d’une assise triangulaire : assise symbolique qui figure la Trinité, car les " imagiers " représentaient peu le Saint Esprit seul. Dominant cette assise, un piédestal hexagonal, haut de trois mètres, dont chacune des faces se coiffe d’un galbe ogival trilobé surmonté d’un pinacle.Au tympan, s’ouvre un quatre feuilles et sur les rampants, courent en saillie de gracieux enroulements de crossettes.

Aux trois angles de l’assise des pilastres montent et, par un arc boutant de courbes légères, appuient de deux en deux les faces du piédestal. Un contrefort coupe la rigidité des pilastres. Les arêtes de ces derniers portent des échancrures profondes, dues, comme celles du bénitier de l’église de Léhon, à l’ancestrale coutume qui faisait les faucheurs y passer les faucilles avant de couper leurs foins, leur blé ou leur paumelle.

Au dessus de ce piédestal s’élève une colonne dont le fût monolithe hexagonal a trois mètres cinquante de hauteur ; il est surmonté d’une embase à huit pans à tailloir abattu soutenant un prisme autour duquel grouille un monde de personnages naïfs.

Sur la face est : une représentation de Notre Seigneur couronnant sa Mère, deux angelots encadrent la scène. Au dessous apparaissent les rois Mages.

Sur la face ouest : la Trinité surmontée d’un triple dais sur ogives à redents. Le Père Eternel siège sur son trône et les bras passés sous la traverse horizontale de la croix soutient le Christ expirant. Une colombe, symbole du Saint Esprit touche de ses ailes la barbe du Père et la tête du Fils.

Sur la face sud : une vierge à l’enfant. Sous les pieds des Mages se tord un monstre. >

Lehon grenier sechoir des lavandieres petite cite de caractere routes touristiques dans les cotes d armor guide du tourisme en bretagneA droite et à gauche de la croix figure la scène de l'Annonciation. Le dais de couronnement disparu, est refait au début du siècle lors de la réparation du piédestal. La tradition attribue la construction du calvaire au duc de Lancastre qui campait avec son armée anglaise sur le plateau de La Haye, lors du siège de Dinan en 1357.

Voilà un bien étonnant présent de la part de messieurs les anglais, qui pour l'heure étaient nos ennemis. (Le style XV ème siècle du monument met en doute cette version)

Les trois contreforts étaient surmontés de statues de Saint Malo, Saint Samson et Saint Magloire, premiers évangélisateurs du pays. A la révolution les trois statues disparurent. La tradition locale veut que l’une d’elle écrasa dans sa chute son profanateur. Une restauration remplace les statues disparues par un petit clocheton au fronton trilobé.

Cuve baptismale du XIIIe siècle, classée Monument Historique en 1931

Chapelle du Saint-Esprit (détruite)

Chapelle de Clermont (détruite)

Chapelle Saint-Joseph (détruite en 1964, située dans le château à l'emplacement du donjon)

Eglise paroissiale du bourg (détruite)

Reliquaire contenant des ossements de Saint-Magloire (nef de l'Abbatiale)

Saint-Magloire (Statue en bois XIVe, au Musée de l'Abbaye)

Pont de Léhon XVIIe siècle

Remplace un pont en bois, à l'emplacement du gué de la voie romaine Corseul-Rennes. Destruction de l'arche centrale par les Allemands en 1944, Lehon le pont sur la rance petite cite de caractere routes touristiques dans les cotes d armor guide du tourisme en bretagnereconstruit en 1946. Dès la période romaine, il existait un gué sur la Rance, permettant à l'antique voie Corseul - Rennes de franchir la rivière.

Vers le Xème siècle, il sera remplacé par un pont en bois quand les moines s'établissent dans la vallée. Souvent emportés par les crues ou affaissés par les charges des lourds chariots, ces ouvrages en bois doivent être rebâtis ou réparés constamment. Avec l'évolution des techniques et des moyens, le bois sera remplacé par de la pierre. A Léhon, le premier pont en pierre a sans doute été édifié entre le XV et XVI ème siècle.

Il est certain qu'en 1701, le vieux pont de Léhon est qualifié de " ruyneux " dans un rapport envoyé au roi Louis XIV par le sieur de Nointel, conseiller d'Etat et commissaire délégué de la province de Bretagne: " vu au Conseil d'Etat du roy l'avis donné à sa Majesté que le pont de Léhon, près de la ville de Dinan est dans un état ruyneux et qu'il est absolument nécessaire de le rétablir ".

Après avoir pris connaissance du rapport et des devis établis par le sieur de Nointel, sa Majesté dans son conseil a ordonné qu'il sera incessamment procédé aux réparations qui sont à faire au dit pont de Léhon. Les dépenses estimées à huit cents livres seront payables par moitié sur les revenus des Domaines de Bretagne, et l'autre moitié sur les revenus d'affermage de la Dame de Coëtquen.

Sous la Révolution, l'Administration Républicaine fait sauter l'arche centrale en novembre 1799 sur ordre du général Tribout pour arrêter l'Armée Catholique et Royale en interdisant l'accès à la ville de Dinan par le passage au pont de Léhon. Une passerelle en bois remplacera l'arche détruit jusqu'au XIX ème siècle.

En 1910, pour parer aux inondations qui se produisent au moment des crues de la Rance canalisée depuis 1832, monsieur Ollivier, sous ingénieur des Ponts et Chaussées n'envisage rien de mieux que de faire démolir les antiques arches de pierre pour les remplacer par une vulgaire passerelle métallique.

Mairie

Ancien pressoir à cidre de l'abbaye, elle fut restaurée au XIXe siècle et le rez-de-chaussée servit d'école publique des garçons jusqu'en 1960.

Maison de 1749 au Bourg

Mairie en 1805, école des religieuses de Créhen de 1869 et 1891.habitation particulière depuis 1924.

Vielles maisons rurales

Rue du Bourg.

Manoir de la Marotais du XVIe siècle

Manoir de la Renardière du XVIIe siècle

Nos coups de coeur à Léhon

Hébergement :

Restauration :

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Les incontournables de Lehon

  • L'abbatiale au porche roman, gisants du XIVe siècle et belle cuve baptismale du XIIIe siècle
  • Les bâtiments conventuels (XVIIe siècle), l'ancien réfectoire des moines (XIIIe siècle), le cloître
  • La forteresse rebâtie au XIIIe siècle, comprenant une enceinte flanquée de sept tours rondes à demi ruinées
  • Le calvaire du Saint-Esprit (XIVe siècle)

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