Origines et toponymie
« Comme le traduisent ses différents noms, Pont-Audemer est née là où la traversée de la rivière était la plus aisée. Ce point remarquable où les éléments propices au dynamisme économique étaient réunis ; forêts, eau abondante, riches prairies, est devenu un lieu de passage obligé d'échanges et d'installations artisanales. Rapidement, son dynamisme économique lui a imposé d'organiser sa protection : un château au XIe siècle, des fortifications au XIIe siècle et une charte des communes au XIIIe siècle. »...
Au XIe siècle, apparaît pour le première fois dans un texte le nom de Pons Haldemari, puis en 1025 de nouveau et Aldemari Ponte en 1040. Il rappelle le nom du fondateur de la première localité, un certain Aldemar, nom germanique signifiant « vieux et célèbre ». Cette double toponymie fonde l’identité de la ville : un point de passage stratégique devenu un véritable lieu de croisement et d’échanges. Le « H » initial est parasite et la forme de 1040 est plus exacte. Quelques étymologies fantaisistes ont été proposées quand la science onomastique était encore peu développée en toponymie ; La Varende entre autres, s’était amusé de la forme supposée ancienne « Ponteau de mer ».
Il faut attendre les XIe-XIIe siècles pour voir réapparaître le nom de Pont-Audemer dans les sources écrites. Il figure sous sa forme actuelle, Pontem Haldemari, dans une charte de Richard II datée de 1025, par laquelle le duc cède à l’abbaye de Fécamp une pêcherie sur la Risle à Pont-Audemer. Au terme latin pontem, qui possède le même sens qu’en français moderne, est associé un anthroponyme, peut-être Aldemarus, d’origine germanique.
Cette localité fait partie des lieux mentionnés fréquemment par les chroniqueurs anglo-normands du XIIe siècle. En revanche, elle n’apparaît pas dans le De moribus et actis primorum Normanniae ducum de Dudon de Saint-Quentin, rédigé entre 1015 et 1026. Bien qu’il fût originaire de Préaux près de Pont-Audemer et qu’il puisse même être apparenté aux seigneurs du lieu, Guillaume de Poitiers n’évoque jamais dans son œuvre, Gesta Guillelmi ducis Normannorum et regis Anglorum, achevée vers 1073-1074, le nom de Pont-Audemer. Faut-il en déduire que cette localité ne prit une réelle importance qu’à partir de la fin du XIe siècle ?
Une cité fluviale
Dès le Moyen Âge, Pont-Audemer profite de sa position stratégique sur la Risle. Le pont qui lui donne son nom devient un passage obligé pour relier la côte normande à l’intérieur des terres. La rivière favorise aussi l’installation de moulins, d’artisans et de tanneries, qui feront la renommée de la ville pendant plusieurs siècles.
Pont-Audemer constituait le chef-lieu d’un vaste honneur détenu par l’un des plus puissants lignages normands, d’origine scandinave, implanté dans ce secteur de la Normandie depuis au moins la seconde moitié du Xe siècle. Le berceau primitif paraît se situer autour de Tourville, dans le nom duquel il faut probablement reconnaître celui de Torf, l’ancêtre présumé de la famille. Le territoire de Pont-Audemer paraît d’ailleurs constituer un démembrement de ce village. Lorsqu’en 1034-1035, Onfroy, seigneur de Pont-Audemer, restaura l’abbaye Saint-Pierre, il accorda tout ce qu’il avait à Tourville excepté le marché appelé Pont-Audemer.
L’histoire nous apprend que vers l’an 1100, la création, sur la route de Honfleur, d’une léproserie, située à l’écart de la ville et du faubourg de Saint-Germain-Village, sur le site de l’actuel château Saint-Gilles. L’existence de cette maladrerie, destinée à accueillir les pèlerins rentrant de la première croisade, est attestée par le cartulaire de Préaux, qui rapporte qu’en 1106, Robert de Beaumont, comte de Meulan et de Leicester, accorda à l’abbaye des Préaux droits de juridiction sur une partie de ses domaines, où figurait cette maison des lépreux.
Robert Ier comte de Meulan, important baron anglo-normand, fut l’un des compagnons de Guillaume le Conquérant lors de l’invasion de l’Angleterre, ce qui fait que la léproserie bénéficia pendant de longues années des revenus de propriétés situées outre-manche, dans le Dorset. Une foire se déroulait dans le bourg depuis, au plus tard, les années 1118-1120.
Le Moyen Âge : entre commerce et fortifications
Aux XIᵉ et XIIᵉ siècles, Pont-Audemer se développe autour d’un château fort et d’églises, dont l’impressionnante église Saint-Ouen, joyau de l’architecture gothique normande. La ville devient un centre économique animé, profitant du commerce fluvial et des marchés locaux. Pont-Audemer a été une ville fortifiée pendant de longs siècles et a joué un rôle militaire important.
Le premier ensemble fortifié est constitué par un château mentionné en 1123, construit par les seigneurs de Pont-Audemer. Situé sur la rive droite de la Risle, au Mont Carmel (dans une propriété privée actuellement) au nord de l’agglomération. Il est aujourd'hui presqu'entièrement détruit. En juin 1123, écrit Orderic Vital, le duc-roi Henri Ier Beauclerc, informé de la révolte de plusieurs barons normands, fit le siège de Montfort puis de Pont-Audemer. Il brûla la ville et prit la forteresse au bout de six semaines.
Les vestiges encore visibles s’élèvent sur la rive droite de la Risle à l’extrémité d’un éperon formé par la vallée et un petit vallon sec qui entame le plateau. Ils consistent en deux tertres de dimensions inégales séparés par un fossé incurvé vers l’est. La structure la plus imposante, ovalaire, domine au sud-est une petite terrasse, probablement artificielle, légèrement inclinée vers la pente de l’éperon. Au sommet de ce tertre principal subsiste encore la base d’un donjon de 17,20 m de côté tout à fait comparable à celui de Brionne. Ce château, à l’origine une tour, fut construit par Honfroy de Vieilles sur une butte de terre (motte), entourée d’une enceinte et de fossés. Dans la basse-cour (cour attenante au château avec des bâtiments civils) se trouvait la chapelle.
Lors d’une cérémonie officielle, tenue en 1135, Galeran IV le fils de Robert Ier de Meulan effectua de riches donations à la léproserie Saint-Gilles. C’était alors un prieuré doté d’une chapelle, dont le financement était assuré notamment par une foire aux bestiaux qui se tenait tous les 1ers septembre (cette foire Saint-Gilles perdura jusqu’en 1960). En 1189, le fils de Galeran, Robert II de Meulan, maintient la léproserie et fonde parallèlement un hôtel-Dieu au cœur de Pont-Audemer : l’hospice Saint-Jean, destiné à secourir les malades et indigents de la ville. Il sera géré pendant un temps par l’Ordre hospitalier des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Pont-Audemer poursuivit sa croissance et présentait des caractères de type urbain. Elle était le siège d'une vicomté, circonscription fondamentale de l'administration locale en Normandie. Quatre paroisses la composaient : Saint-Ouen, Saint-Aignan, Saint-Germain et Notre-Dame. Un système d'enceintes semblait protéger le bourg entre les deux bras de la Risle et le quartier Saint-Aignan. Le dynamisme économique est indéniable. De nombreux artisans s’installent, créant notamment des ateliers de tannerie. Pont-Audemer abritera l'une des plus importantes communautés juives en Normandie aux XIIe et XIIIe siècles.
Le potentiel hydraulique de la vallée de la Risle commence à être mis à profit avec le premier seigneur de Pont-Audemer (Onfroy de Vieilles) au XIe siècle. La Risle navigable permet de relier la Seine vers Paris et la Manche vers l’Angleterre. Pont-Audemer est reconnu comme ville maritime par un arrêté du parlement de Paris dès 1260. Des travaux débutant certainement dès le XIe siècle permettent de canaliser la Risle dont le cours passe alors au milieu de l’actuelle place de Verdun. Les remparts et les fossés ont ensuite maîtrisé son parcours.
En 1200, pour sceller la réconciliation de la France et de l’Angleterre (Traité du Goulet), le dauphin Louis, (futur Louis VIII le Lion), vint se marier avec Blanche de Castille, nièce du roi d’Angleterre Jean Sans Terre, dans l’église Saint-Ouen. C’est un échec. La ville est prise par Philippe Auguste en juin 1204 et se voit accorder une charte communale. Le roi y installe le siège d’un bailliage tout spécialement pour un de ses hommes de main, Lambert Cadoc, chef d’une bande de routiers, peu fréquentable, qui s’était mis au service du roi de France lors de l’annexion du duché de Normandie. Ce dernier pressure la ville et ses habitants, multipliant taxes et détournements. Les Pont-Audemériens vont se plaindre au roi qui relève Cadoc de ses fonctions et supprime, vers 1219/1220, le bailliage qui sera par la suite rattaché à celui de Rouen.
Pont-Audemer pendant la Guerre de Cent Ans
Au XIVᵉ siècle, Pont-Audemer se retrouve au cœur des rivalités franco-anglaises en raison de sa position sur la Risle, voie de navigation menant à Rouen et à la Seine. Les routes commerciales se transforment alors en itinéraires militaires, et la cité subit de fréquentes réquisitions de troupes ainsi que des contributions forcées pour l’entretien des garnisons, grevant lourdement l’économie locale et la vie quotidienne des habitants.
Tout au long de la guerre, Pont-Audemer change plusieurs fois de mains. Les troupes anglaises, profitant de la faiblesse de la monarchie française après le traité de Brétigny (1360), imposent leur contrôle sur la cité et rançonnent ses notables. Les consuls pontaudomériens doivent négocier des versements pour limiter les exactions et préserver le tissu artisanal, notamment les tanneries et les moulins qui font la richesse de la ville.
Au cours de la Guerre de Cent Ans, Pont-Audemer n’a jamais été le théâtre d’une grande bataille rangée, mais la cité a subi plusieurs sièges et escarmouches. En 1356, la chevauchée du duc de Lancastre contourne le blocus royal pour ravitailler la garnison, et en 1378 Bertrand du Guesclin impose un blocus méthodique avant de négocier la capitulation de la ville. Ces opérations comportent des tirs d’artillerie, des accrochages autour des portes et des patrouilles de harcèlement sur les routes avoisinantes, mais sans affrontement massif en plein champ.
Le siège de Pont-Audemer en 1356
La chevauchée de Lancastre, offensive anglaise menée par Henri de Grosmont en Normandie du 22 juin au 13 juillet 1356, s’inscrit dans la Guerre de Cent Ans et tire parti du soulèvement des nobles normands contre Jean II. Cette expédition visait à soutenir les barons révoltés et à déstabiliser l’autorité royale dans le duché. Vers la fin de juin, les troupes de Lancastre atteignent Pont-Audemer, où une garnison normande fidèle à la révolte résiste sous les murs de la forteresse. Les Anglais, plutôt que de tenter un assaut frontal, parviennent à approvisionner le bourg encerclé avec vivres et munitions, rompant ainsi le blocus organisé par les armées royales .
Après avoir assuré la subsistance des assiégés de Pont-Audemer, le duc de Lancastre délaisse la ville pour se diriger vers d’autres places fortes rebelles. Il procède ensuite au ravitaillement de Breteuil et achève sa chevauchée par la prise et le sac de Verneuil-sur-Avre, perpétuant la déstabilisation de la Normandie avant la bataille de Poitiers .
La prise de Pont-Audemer par Du Guesclin en mai 1378
Au printemps 1378, dans le cadre de la reconquête normande menée par Charles V, Bertrand du Guesclin reçoit mission de reprendre les places occupées par les Anglais depuis le traité de Brétigny (1360). Pont-Audemer, positionnée sur la Risle et sur l’axe Rouen-Lisieux, constitue un verrou essentiel pour sécuriser l’arrière-pays avant d’attaquer les cités fortifiées plus au nord.
Début mai, les troupes franchissent la Seine à Pont-de-l’Arche puis remontent la Risle. Le connétable choisit la colline de la Lorie pour établir sa base, dominant la ville et ses deux ponts, puis c'est le blocus et les manœuvres d’encerclement. Artilleurs et engins de siège sont installés face aux remparts, notamment près de la porte Saint-Ouen. Les détachements chevauchent en patrouille sur les routes menant à Lisieux pour couper tout renfort anglais.
Constatant la fermeté du blocus et la faiblesse de la garnison, les consuls pontaudomériens proposent rapidement des pourparlers. Le 14 mai, une délégation locale accepte de rendre la cité sous condition d’une rançon modérée (environ 5 000 livres tournois) et la promesse du maintien des privilèges urbains. Les habitants conservent leurs maisons et marchandises contre le paiement de la rançon. L’ancienne garnison anglaise évacue la ville avec les honneurs de la guerre, déposant armes et munitions à la porte Saint-Pierre. Du Guesclin place une garnison française dans le château et nomme un capitaine chargé de défendre le site.
Le contrôle de Pont-Audemer permet de sécuriser la vallée de la Risle et d’assurer les lignes de ravitaillement vers Lisieux. L’opération renforce la pression sur les dernières citadelles anglaises de la région et prépare la reprise de Pont-Audemer-sur-Seine (actuelle Pont-de-l’Arche). La reconquête normande s’achèvera en 1380, laissant Du Guesclin se tourner vers la campagne de Guyenne.
Mémoire et vestiges
- Aucun vestige tangible du siège ne subsiste aujourd’hui, mais le tracé des remparts médiévaux et les soubassements du château conservent la silhouette de la place forte.
- Chaque année, des visites guidées thématiques évoquent cette phase charnière de la Guerre de Cent Ans, s’appuyant sur les archives communales et les chroniques de Jean Chartier.
L’incendie de 1419 à Pont-Audemer
Le grand incendie de 1419 a embrasé une vaste partie du bourg, détruisant de nombreuses maisons à colombages installées près des deux ponts médiévaux et plongeant la population pontaudomérienne dans une profonde misère, telle que le relate A. Guilmeth dans son ouvrage sur l’histoire locale. Les archives contemporaines ne précisent ni le point de départ du feu ni les circonstances exactes. On ignore si l’incendie résulte d’un accident domestique, d’un éclair ou d’actes liés aux combats de la Guerre de Cent Ans. Cette carence documentaire interdit toute reconstitution détaillée de la catastrophe.
Le bilan humain et matériel reste mal quantifié, mais l’impact social fut considérable : famines et épidémies succédèrent au sinistre, tandis que les familles sinistrées dépendirent de la charité des seigneurs locaux. La reconstruction s’est étalée sur plusieurs décennies, et on observe à cette époque un recours accru à la pierre pour les bâtiments publics et les ponts, afin de limiter les risques d’incendie à l’avenir.
Campagne de Normandie (1449–1450) : le dernier soubresaut anglais
Vers la fin de la guerre, à la faveur d'un coup de main anglais sur Fougères, Charles VII rompt une trêve établie depuis 1446. En juillet 1449, Charles VII lance la reconquête de la Normandie. Après la victoire décisive de Formigny (15 avril 1450), les troupes royales progressent vers Pont-Audemer pour en chasser les garnisons anglaises disséminées en Basse-Normandie. L’opération permet de sécuriser la vallée de la Risle et de rétablir l’autorité française sur la cité, marquant le terme de près d’un siècle de domination étrangère.
Dunois, parti d'Évreux le 8 août 1449, prend d'assaut Pont-Audemer le 12, faisant prisonnier 420 Anglais. Le château et les remparts de la ville, qui s’étaient apparemment trop facilement donnés aux Anglais, sont rasés. La guerre s'achève quelques semaines plus tard avec la bataille de Formigny.
Après la rupture de la trêve de Tours par les Anglais (prise de Fougères en mars 1449), Charles VII lance une vaste campagne pour reprendre la Normandie. Jean de Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc et fidèle du roi, est chargé de mener les opérations en Haute-Normandie. Pont-Audemer, alors occupée par une garnison anglaise, devient une cible stratégique pour sécuriser la vallée de la Risle et couper les lignes de ravitaillement vers Rouen.
Jean de Dunois arrive devant Pont-Audemer avec une armée bien entraînée, issue des compagnies d’ordonnance créées par Charles VII. Le 8 août 1449, il lance un assaut frontal contre les remparts de la ville. L’attaque est rapide et efficace : les troupes françaises parviennent à franchir les défenses, probablement grâce à une brèche ou à une faiblesse dans la garnison anglaise, qui était mal payée et peu motivée.
La ville est reprise sans destruction majeure, ce qui permet une réorganisation rapide. Les Anglais sont chassés ou capturés, et une garnison française est installée pour sécuriser la zone. Cette victoire ouvre la voie à la reconquête de Lisieux, puis à la grande victoire de Formigny en avril 1450, qui scelle la fin de la présence anglaise en Normandie. La prise de Pont-Audemer par Dunois est évoquée dans les chroniques militaires de la campagne de Normandie. Elle symbolise le retour de la ville dans le giron royal après des décennies d’occupation anglaise.
Reconstruction et renouveau au tournant du XVe siècle
Après la guerre de Cents ans, Pont-Audemer entre dans une phase de reconstruction massive. Sous l’impulsion des échevins et du pouvoir royal, mais aussi de l’Église, on répare les fortifications, on reconstruit les ponts et on restaure les voies de circulation. Les municipalités s’attachent à consolider l’économie en relançant l’artisanat local et en assainissant la cité pour prévenir épidémies et catastrophes futures.
Le 5 septembre 1449, le roi Charles VII, dans une lettre patente, exempta de la taille les habitants afin de reconstruire l’enceinte urbaine qui était alors « emparée de bois sur bout ». À partir de cette date et tout au long de la seconde moitié du XVe siècle, les comptes de ville dressent la liste d’innombrables interventions sur les fortifications de la ville. Parmi ceux-ci, des travaux entrepris aux portes de Bernay et de Saint-Germain entre 1477 et 1482.
En 1481, Louis XI exempta de nouveau de la taille les habitants de Pont-Audemer pour « la réparation et clôture de la ville ». Le même document rapporte que « ladite ville etoit fort depopulée… » et que Louis XI avait ordonné : "ladite ville estre fortifiée, et les maisons des faubourgs, jusqu’à un grand arc loin de l’enclos d’icelle estre abbatues et mise au dedans de l’enclos pour le bien de la dite ville […] mettre et éddiffier les maisons des fauxbourgs de la dite ville au dedans l’enclos d’icelle pour icelle peupler et habituer de maisons pour laquelle chose faire et accomplir sera et est besoin faire de nouvelles rues, chemins, chaussées".
Après avoir permis la rénovation et surtout l’agrandissement de la clôture primitive, Louis XI ordonna probablement la destruction de tous les faubourgs pour peupler les secteurs non occupés de l’enceinte nouvellement construite. Les habitations reconstruites à l’intérieur de cette nouvelle enceinte furent placées sous la dépendance de la paroisse Saint-Ouen dont l’église se situe à proximité de là.