Route des peintres en Cornouaille (29)

La route touristique "des peintres en Cornouaille"

C'est surtout dans la Cornouaille, à la pointe Sud de la Bretagne, qui a inspiré les peintres, fascinés par les effets de lumière, les mouvements des nuages, les paysages de marée basse avec des rochers aux formes étranges. Avec une nature sauvage et des villages pittoresques, le Finistère a attiré de nombreux peintres dès le début du XIXe siècle. Croquant cette beauté bretonne sous toutes ses coutures,

Découvrez les lieux emblématiques du parcours des peintres qui ont peint la Cornouaille, dans le Sud Finistère, source d'inspiration. Ils s'installaient à l'hôtel des Voyageurs à Pont Croix, à la pension Gloanec à Pont Aven et à l'hôtel Ty Mad à Treboul hanté par Max Jacob, Vlaminck, Picasso... hôtel qui existe toujours, sous le signe de l'art contemporain. 

Vingt-six communes et offices de tourisme de Cornouaille, situés sur les itinéraires de la Route des Peintres sont officiellement agréés, signataires et membres : Audierne, Bénodet, Camaret, Châteauneuf-du-Faou, Concarneau, Crozon-Morgat, Douarnenez/Tréboul, Fouesnant, La Forêt-Fouesnant, Le Faouet, Le Guilvinec, Le Pouldelohars-Carnoêt, Lesconil, Locronan, Moêlan-sur-Mer, Névez, Penmarc’h, Saint-Guénolé, Plozévet, Pont-Aven, Pont-Croix, Pont-L’Abbé, Quimper, Quimperlé, Riec-sur-Bélon, Scaêr, Trégunc.

Pour que le visiteur soit pleinement informé et qu’il s’adresse de préférence aux signataires de la charte, les adhérents sont habilités à se prévaloir de leur qualité en arborant un matériel agréé : logo, panonceaux, autocollants.

Les adhérents figurent en outre dans un document additif au guide de la Route des Peintres, destiné à aviser le public des prestations de chacun.

On y trouve évidemment les musées mais aussi d’autres lieux hors des sentiers battus, églises, mairies, galeries... qui présentent leurs œuvres. Cette route touristique vous mènera là où les peintres ont choisi de planter leur chevalet, pour retrouver les paysages qui figurent sur leurs toiles ; autant d’occasions de découvrir le Finistère avec un autre regard. 

Le temps d’une escapade dans le Finistère, amusez-vous à retrouver les lieux immortalisés par les plus grands peintres venus au « bout du monde » pour croquer la nature sauvage et la lumière si particulière du Finistère. Nous commencerons ce parcours des peintres en Cornouaille en commençant au départ de la Ville Quimperlé

La Route touristique "des peintres en Cornouaille" en auto, moto, camping-car, en autocar, à vélo...

La côte de Cornouaille : Sur les pas de Gauguin : de Quimperlé à Pont-Aven !

Quimperlé aux porte du Finistère Sud se met en scène ; nichée à la rencontre de ses trois rivières, l'Isole, l'Ellé et la Laïta, au pied de ses collines qui comme des tours de garde protègent le quartier historique. Le décor ravit le spectateur mais la scène est intimiste, Quimperlé se dévoile pas à pas, de rues pavées en passerelles en escaliers de pierre jusqu'à son abbatiale.

La cité de Quimperlé se dévoile de la basse ville à la haute ville en empruntant ruelles pavées, escaliers, ponts et passerelles. Partez à la découverte cette cité historique dont le riche patrimoine témoin d'un passé important.

Quimperlé porte deux coiffes celle de la haute et celle de la basse ville, celle de la tradition et celle de l'avant-gardisme. A l'écho des sons mélodieux de son bagad, Bagad bro, elle répond de nombreuses expositions d'Art Contemporain. Les peintres sont venus en nombre à Quimperlé entre 1850 et 1950.

Pourtant, la ville de Quimperlé n’a jamais fait l’objet d’étude alors qu’elle a constitué pour de très nombreux artistes une source d’inspiration : le norvégien Frits Thaulow qui fit venir son ami Auguste Rodin,le néo-impressioniste Henri le Sidaner dans les années 1920, qui connut sans doûte la cité des trois rivières par Désiré-Lucas, et tant d’autres encore Maurice Denis, Émile Compard... sans oublier le graveur et peintre Adolphe Beaufrère l’enfant du pays.

Cote de cornouaille les routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneQuittez Quimperlé par la D49 vers Le Pouldu en Clohars-Carnoët (14 km), admirez la belle côte rocheuse, le sentier des douaniers, les plages de sable fin, les nombreux ports de pêche. Votre escale au Pouldu, vous emmène sur le second lieu fréquenté par Gauguin en mal de calme. Retrouver les traces des artistes de cette époque à la maison de Marie Henry du Pouldu.

Dans le dernier quart du XIX e siècle, le Pouldu, alors petit village tranquille, voit fondre vers lui un grand nombre d'artistes-peintres, fuyant Pont-Aven et sa foule.

Visite de la Maison de Marie Henry, auberge dont les murs ont été peints par Gauguin, Paul Sérusier, "le peintre en sabots" qui, comme Gauguin et Meijer de Haan, est souvent venu se désaltérer à la buvette que tenait Marie Henry au Pouldu et le circuit de découverte : le Chemin des Peintres des lieux où les peintres ont posés leurs chevalets. 

En mettant en place, un «Chemin des Peintres», la commune de Clohars-Carnoët a souhaité rendre hommage à tous ces peintres, notamment le premier à y poser son chevalet, Henry Moret (1881).

Prenez la direction de Clohars-Carnoët via la D124 (19 km), cette petite commune du sud-Finistère, accolée au Morbihan voisin, est un concentré de paysages où terre et mer s'entremêlent en toute harmonie. Clohars-Carnoët sut en son temps séduire Gauguin et ses amis. 

Le petit port de Doëlan, particulièrement pittoresque, compte parmi les ports les plus typiquement bretons. Il ne faut pas manquer le retour de la flottille de pêche débarquant sur les quais animés crabes et poissons. Le peintre Pierre Jacob, plus connu sous le pseudonyme de Tal Coat, est le fils d'un marin-pêcheur de Doëlan. Le port de Doëlan a été fréquenté par de nombreux peintres.

Henry Moret, Émile Jourdan, Marius Gourdault, Jacques Vaillant, Maurice Asselin, Émile Compard, Lucien Demouge, Harald Heiring, etc... et aussi des écrivains. Ils fréquentaient l'auberge de la "mère Bacon" à Malachappe.

La diversité des paysages autour de Clohars-Carnoët ne constitue pas pour autant l'unique richesse de la région. Pour les amoureux de randonnée, Clohars-Carnoët est un site idéal. Le fameux GR 34, qui fait le tour de la Bretagne, longe ses côtes. Mais l'intérieur des terres offre également de nombreuses possibilités. La forêt de Carnoët et l'abbaye cistercienne Saint-Maurice séduiront les amateurs de nature boisée.

Dirigez-vous vers Moëlan-sur-Mer via la D24 (24 km), "terre d'accueil tournée vers l'océan", à découvrir lors de votre escapade sur la route des peintres du Finistère.

Sa côte découpée, ses deux plages Kerfany et Trénez)et criques de sable ou de galets, ses trois ports pittoresques : Merrien, Brigneau, le Bélon où se côtoient pêcheurs et plaisanciers, ses chapelles dont la chapelle Saint-Philibert qui se visite de juin à septembre, ses mégalithes... La commune de Moëlan-sur-Mer possède un riche patrimoine : églises, calvaires, fontaines, Manoir, Châteaux...

Plusieurs vues de la commune ont été peintes par Émile Jourdan (1860-1931). Mais aussi, Joseph-Félix Bouchor : le Lavoir en Moëlan à voir au Musée des beaux-arts de Vannes, Constantin Kousnetzoff : Le Bélon à Kerfany, Victor Pierre Ménard : Le port de Brigneau, Henry Moret : Le sémaphore de Beg ar Mor ; Falaises à Moëlan ; Ramasseuses de goëmon à Moëlan

Riec sur belon la ria du belon a riec les routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneMaurice Asselin et Jacques Vaillant ont fréquenté Brigneau. Des reproductions en noir et blanc de deux tableaux de Maurice Asselin, Le port de Brigneau, et Le port de Belon, sont parues dans un numéro de la revue "Les Annales politiques et littéraires".

Votre prochaine étape sur ce circuit des peintres deans le Finistère sera Riec-sur-Bélon (32 km) en suivant la D24. Riec-sur-Bélon est la capitale de la célèbre huître plate : la Bélon. Pleine de charme et d'intérêt. C’est ici que Mélanie Rouat concocta ses célèbres recettes comme le homard à la crème ou encore les palourdes grillées. Faîtes une halte dans un des élevages ostréicoles pour une dégustationinoubliable avec vue sur mer

Riec-sur-Bélon possède un patrimoine, notamment religieux, très intéressant, ainsi que de très beaux paysages alentours permettant de pratiquer la randonnée avec notamment de nombreux sentiers piétonniers permettant d'apprécier toutes les beautés du site. Une fois sur les rives, on succombe à la poésie des paysages et à la lumière des rias qui évoluent aux rythmes de la journée et des marées.

Henri Moret à peint : Brume à Riec. C’est à l’occasion de son service militaire à Lorient que Henri Moret découvre la côte Sud de la Bretagne. En 1888, il intègre le groupe de Paul Gauguin et devient l’un des plus intéressants représentants de l’École de Pont-Aven.

Après votre dégustation d'huître Belon, direction vers Pont-Aven via la D783 (36 km), la cité des peintres de la route des peintres de Cornouaille. Pont-Aven et ses nombreux moulins évoquent d’abord Paul Gauguin et les nombreux artistes qui ont fondé l’école de Pont-Aven par la suite. Mais de nombreux peintres réalistes étaient déjà présents depuis plusieurs années quand Gauguin arriva à Pont-Aven.

Fréquenté depuis 1860 par des peintres, Pont-Aven a atteint sa célébrité maximum en 1886, Américains, Scandinaves, Allemands, Anglais : ils étaient tous venus admirer ici la beauté des costumes traditionnels et les paysages changeants de la ria.

Pont aven l aven routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneSuivez le cours de l'Aven maritime jusqu'à l'embouchure lors de votre passage. Découvrez en flanant, au détour des méandres de la rivière qui s'élargit peu à peu : le site du Hénan avec le moulin à marée, la maison du meunier, le château du Hénan, les chapelles de Trémor et Sainte-Marguerite, les petits ports de Kerdruc et Rosbraz, l'anse de Kerroched et Port-Manec'h où l'Aven et le Bélon se jettent dans l'océan.

Le cours tumultueux des chaos de l'Aven contraste avec la tranquillité du bois d'amour. Pour les "élèves" peintres, des initiations vous font renaître la leçon de peinture de Paul Gauguin à Paul Sérusier et à votre tour laissez-vous prendre par l'esprit artiste. À Pont-Aven, avec ses amis artistes peintres, il donnera naissance au synthétisme et au mouvement des Nabis.

L’autoportrait au Christ Jaune, le Christ vert de Gauguin, le Talisman de Sérusier, le paysage du Pouldu de Filiger, Pont-Aven ciel rouge de Maufra ne sont que quelques-unes des très célèbres oeuvres du groupe.

La cité de Pont-Aven continuera d’attirer de nombreux artistes-peintres pendant la Belle Époque ou dans l’Entre-deux-guerres. Mais le village a également attiré des artistes d’autres disciplines, comme le chansonnier Théodore Botrel ou le journaliste et poète breton Xavier Grall qui y finit ses jours. 

Des expositions et des circuits sur les lieux ayant inspirés ces peintres sont proposés. Pont-Aven est également riche de nombreuses galeries d’art. L'incontournable de votre visite à Pont-Aven,  le Musée de Pont Aven ouvert en 1985, Il a pour vocation de présenter l’histoire de l’École de Pont-Aven.

Dans le Pays de Fouesnant de Concarneau à Quimper !

Votre chemin arrive au Pays de Fouesnant et Bénodet, avec ses plages et son bocage, son climat agréable, sa nature généreuse, le Pays de Fouesnant attire les célébrités : Emile Zola, Sarah Bernhardt, Guillaume Apollinaire, Paul Klee, Marcel Proust, etc. Dans sa villa de Beg-Meil, Winston Churchill perfectionne même sa technique de l’aquarelle !

Grand amoureux du pays, le peintre Emile Simon a immortalisé paysages, scènes du quotidien et personnages au fil de ses découvertes en Cornouaille. A partir de 1943, il habite le manoir de Squividan, qui est devenu un musée.

Laissez-vous tenter par un des nombreux sentiers de randonnées du Fouesnant. A Bénodet, l’itinéraire Lichaven longe la côte entre les pointes Saint-Gilles et Groasguen, puis pénètre dans l’anse de la Mer Blanche au plus près de la grève.

Direction Concarneau via N165 ( 58 km), De 1870 à 1950, deux générations d’artistes, venus des quatre coins du monde, sont tombées sous le charme de la conque de Cornouaille.

Autour de la cité moyenâgeuse de Concarneau, ville close protégée sur son îlot, étaient rassemblés tous les motifs pour plaire aux artistes amateurs de pittoresque : un superbe patrimoine architectural, une population active de marins, d’ouvrières et de paysans en costumes traditionnels et une importante flottille.

« Le groupe de Concarneau », installé dans la cité du sud Finistère pendant la deuxième moitié du 19e siècle, a profité de l’arrivée du train dans la ville en 1883. Les peintres se sont alors installés en nombre sur les quais, venant de France et des États-Unis mais aussi de Suède, de Russie ou de Grande-Bretagne.

Ces peintres, attirés par l’aspect pittoresque du port, vont jouer un rôle important dans la vie de la cité ; ils signeront la pétition contre la vente des remparts de la Ville Close en 1899 et aideront à créer la Fête des Filets Bleus en 1905 suite à la crise de la sardine. Selon Sydney Lough Thomson, peintre américain « Concarneau a un pittoresque irrésistible qui attire tous les artistes si fortement qu’elle est connue comme la ville des trente ateliers et des trente usines à sardines. »

Signac a idéalisé le rythme et la musique des ambiances de Concarneau, ville qui reste hantée aussi par Flaubert. Il passa tout un été dans une chambre d'angle à l'Hôtel des Voyageurs en 1875. Théophile Deyrolle, décédé à Concarneau en 1923 et son beau-frère et ami Alfred Guillou, sont considérés comme les fondateurs de l’Ecole de Concarneau

Sur le port, la galerie Gloux est une véritable caverne d'Ali Baba. On y découvre une généalogie de peintres : Théophile Deyrolle (1844-1923) et son ami et beau frère Alfred Guillou (1844-1926) qui attirèrent leurs amis à Concarneau, dont les descendants sont Jean Deyrolle (1911-1967) et Jeannine Guillou (1909-1946), ...qui fut la compagne de Nicolas de Staël. 

Fouesnant une chaumiere a fouesnant routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneSeul aquarelliste, artiste des lumières et des brumes, Christian Ruiz a sa propre galerie sur le port, quai Botrel. L’office de tourisme de Concarneau propose 5 sentiers d’interprétation dont l’un consacré aux sardiniers. Une façon originale d’appréhender la ville !

Sortez de Concarneau pour poursuivre votre périple sur la route des peintres vers Fouesnant située au cœur de la côte Cornouaillaise via la D44 (69 km). Avec Bénodet et La Forêt-Fouesnant, Fouesnant forme désormais la « Riviera bretonne », nouvelle appellation touristique. Ici, la mer joue des transparences.

Il faut la regarder et l’écouter aussi, lorsqu’elle se retire de la Mer Blanche, laissant derrière elle un lagon presque tropical, où poussent les salicornes. Et il faut rester assez longtemps pour la voir revenir avec la marée. Et dans les rues de Fouesnant, de Bénodet ou d’ailleurs, le camaïeu des hortensias fait un festival.

Avec ses plages et son bocage, son climat agréable, sa nature généreuse, le Pays de Fouesnant attire les célébrités, il est vrai qu’Emile Zola, Sarah Bernhardt, Guillaume Apollinaire, Paul Klee, Marcel Proust y séjournent, ainsi que de richissimes Britanniques. Dans sa villa de Beg-Meil, Winston Churchill perfectionne sa technique de l’aquarelle.

Grand amoureux du pays, le peintre Émile Simon n’a de cesse de le scruter et de l’interpréter à sa façon. Doué d’une rapidité d’exécution et d’une grande maîtrise technique, il passe pour académique, même si on serait bien embêté pour définir chez lui un style particulier et si on ne peut renier une vraie sensibilité alliée à une grande modestie.

Il parcourt la Cornouaille essentiellement, à la recherche des sujets de ses tableaux, des paysages, des personnages, des scènes de la vie quotidienne des campagnes et des ports.À partir de 1943, Simon habite le manoir de Squividan, en Clohars-Fouesnant, en compagnie de son ancienne élève, Madeleine Fié-Feux.

Elle fera don du manoir au département, après le décès d’Émile, ainsi que de 1300 œuvres. Squividan est devenu un musée départemental consacré aux deux peintres. Vous pouvez visiter le manoir et son joli parc en saison, et ainsi admirer les œuvres de ces deux peintres.

Ils ont peint Fouesnant et sa régionWilliam Bouguereau : La lavandière de Fouesnant. Jules Girardet : Les Révoltés de Fouesnant ramenés par la garde nationale de Quimper en 1792, visible au Musée des beaux-arts de Quimper. Louis Caradec : Fileuse de Rosporden - Fouesnant au Musée départemental breton, Quimper. Lionel Floch : Femmes de Fouesnant (bois gravé).

Quimper ville d art et d histoire pont fleuri routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneJohn Recknagel : Les cultivateurs de Mousterlin ; Portrait d'Adélaïde Carot ; Portrait de Corentin Caradec ; Église Saint-Pierre à Fouesnant, ces œuvres se trouvent à l'hôtel de ville de Fouesnant ; Jeune Fouesnantaise assise (1906) ; Jeune Fouesnantaise (1908, pastel) ; Mousterlin (pastel) ; L'arrachage des pommes de terre (1910) ; Portrait d'une paysanne du pays fouesnantais(1915) ; L'anse de Penfoulic (à Fouesnant) ...

Prenez la direction de Quimper labellisée Ville d’Art et d’Histoire,  capital de la Cornouaille via la D45 (87 km)Quimper est un haut lieu de tradition picturale, les rues quimpéroises sont jalonnées de galeries d’art proposant un large panorama des écoles d’hier et de la création contemporaine. ​on imagine que Quimper ne peut qu’attirer les peintres !

Avec sa cathédrale, ses maisons à colombage, le Mont Frugy et l’Odet qui coule à ses pieds, ses auberges, ses cafés, ses hôtels, les lieux pittoresques qui l’entourent, on comprend que Quimper fut un lieu apprécié des peintres. Sous l’ancien régime, pourtant, ils ne s’y bousculent guère. On peut citer Olivier Perrin, qui croque la vie paysanne, et Auguste Goy, un disciple d’Ingres. Sans oublier l’essor des faïenceries, qui mettra bientôt en lumière d’autres artistes.

À Quimper, l’un des peintres les plus marquants est probablement Eugène Boudin, l’un des premiers artistes à peindre en extérieur au 19e siècleprécurseur de cette myriade de peintres qui va bientôt découvrir sur la Bretagne de la seconde moitié du XIXe siècle.  Ce n’est véritablement que pendant l’entre-deux-guerres que la capitale bretonne s’animera de nouveau, autour du génial Max Jacob. Son esprit inspirera les artistes bretons sur plusieurs générations.

Max Jacob, stimulée par ses aller-retour entre Paris et Quimper. Au Bateau-Lavoir, il fréquente Picasso, Cocteau, Modigliani, tandis qu’à Quimper, Douarnenez et Tréboul, il garde beaucoup d’amis comme Jean Moulin ou le peintre de Belay. L’esprit de Max Jacob inspirera quelques artistes bretons des générations suivantes, dans l’écriture comme dans les arts plastiques.

En flanant à Quimper, rendez-vous au musée des beaux-arts mais également au musée départemental breton, tous les deux situés autour de la cathédrale Saint Corentin.

Le pays Bigouden de Pont-Labbé à Locronan, cité des Tisserands !

Rendez-vous maintenant vers Pont l’Abbé et le pays bigouden via la  D785 (107 km) ,Contrairement à Concarneau ou Pont-Aven, le Pays bigouden, plus à l’ouest, ne connaît pas un engouement aussi important des peintres, au XIXe siècle, Pont l’Abbé et Penmarc’h ne disposant pas des mêmes infrastructures hôtelières.

Pont croix petite cite de caractere routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagneL’ambiance va changer avec la construction des premières villas de la bonne société parisienne, fin XIXe, le long de la rivière de Pont l’Abbé et à Loctudy. Le pays bigouden fut découvert par les peintres un peu plus tardivement que d’autres régions du Finistère.

Cependant, à la fin du 19e siècle, Saint-Guénolé-Penmarc’h devient un foyer important de peintres, attirés par la lumière crue, les costumes chatoyants, les grandes plages sauvages et ventées, les pardons, les fêtes, la pêche… Parmi ceux qui ont posé leur chevalet dans le pays bigouden, on peut citer Lucien Simon (peintre officiel de la Marine, illustrateur de Pêcheurs d’Islande de P. Loti), Jean-Julien Lemordant ou Maurice Denis.

Votre périple arrive à Pont-Croix via la D2 (138 km), de nombreux artistes ont posé et posent encore leur chevalet dans les ruelles pittoresques de Pont-Croix. La cité propose une magnifique étape de la Route des Peintres. Dès le milieu du XIXe siècle, de nombreux peintres ont été attiré par les quartiers pittoresques de la Cité de Pont-Croix. : Paul de Lassence, Lionel Floch, Paul Sérusier, Sydney L. Thompson, Max Jacob, Matisse …

Ils résidaient, pour quelques jours ou pour plus longtemps, à l'Hôtel des Voyageurs ou à l'Hôtel Poupon, véritables centres d'échanges et de rencontres. Des expositions temporaires mettent en lumière cette effervescence créatrice. Des tableaux représentatifs de ce mouvement font également partie de la collection du Musée du Marquisat. Entre 1920 et 1939, Lionel Floch est la figure centrale d’une école de peinture à Pont-Croix.

Entièrement pavées, les ruelles se faufilent vers le cœur du centre ville de Pont-Croix, où se dressent édifices religieux, champ de foire et demeures fastueuses. Aujourd'hui, Pont-Croix regorge toujours d'artistes et d'artisans d'Art attirés par le cadre romanesque, les paysages et la lumière de cette cité.

De nombreuses expositions attendent les amateurs, visitez pendant votre escapade touristique le charmant Musée de Pont Croix.

Direction Douarnenez et le le Cap Sizun via D765 (155 km), la lumière changeante de la baie, aux variantes infinies, attire les peintres, ainsi que les paysages qui changent de peau avec la marée. Surnommé le « Barbizon breton », c’est un lieu de rencontre pour de nombreux grands noms de la vie artistique du moment.

Les artistes trouvent bon accueil auprès des bourgeois de Douarnenez et d’une société savante qui leur offre parfois le gîte et le couvert. Cependant, ils se mêlent peu à la vie ouvrière de cette ville grouillante et surpeuplée. Les peintres s’intéressent plus aux paysages et aux pardons qui rythment la vie des campagnes environnantes. 

Une foule de gens qui vont devenir célèbres se presse à Douarnenez : Auguste Renoir, Emmanuel Lansyer, Picasso, Foujita, Matisse et tant d’autres. Des poètes, aussi, comme José Maria de Heredia. Yves Tanguy, le peintre surréaliste de Locronan, avant de devenir américain, accueille Prévert, André Breton et Marcel Duhamel. Certains y restent plus longtemps : Eugène Boudin, Jules Breton, Odilon Redon, Henri Rivière, Désiré Lucas, Mathurin Méheut, des Anglais, des Suédois, des Finlandais. 

Sans oublier les voisins Jim Sévellec, François Dilasser et sa magnifique interprétation du Bateau-Feu qui mouille au Port-Rhu, ainsi que le Douarneniste René Quéré, peintre contemporain du port et de la ville, au style affirmé et au bleu caractéristique. 

Locronan petite cite de caractere et plus beau village routes touristiques dans le finistere guide du tourisme en bretagnePour en savoir plus sur l’histoire de la ville et son identité maritime, direction le Port Musée sur les quais du Port Rhu. Il se visite toute l’année. Le Port musée de Douarnenez et l'exposition d'un projet magique au bout de la terre. Au Port-musée, on plonge dans ces pans d’histoire, la pêche, les conserveries, les artistes, les Gras, et le voyage, l’ouverture de la baie sur le monde, tout ce qui fait l’identité si particulière de cette ville.

De Douarnenez suivant votre planning, continuez le long de la côte découpée du Cap Sizun : de magnifiques panoramas vous attendent.

Avant de quitter la route des peintres de Cornouaille direction Locronan via la D7 (165 km), classé "plus beaux villages" et "petit village de caractère de Bretagne". Vous comprendrez rapidement pourquoi en découvrant, à pied la cité médiévale de Locronan

Les superbes demeures qui rayonnent autour de la belle place centrale et de son puits. Véritable terre d’inspiration pour les artistes, peintres, écrivains, sculpteurs ou cinéastes, le charme de ce petit écrin breton ne laisse jamais indifférent. Cette cité médiévale de granit bleuté possède de très belles demeures merveilleusement conservées.

En prenant son temps et en flânant dans les rues adjacentes, on comprend pourquoi de nombreux réalisateurs de cinéma ont trouvé là leur source d’inspiration dans Locronan. De nombreux peintres ont représenté Locronan, certains tableaux sont visibles au musée d'art et d'histoire de Locronan et plus particulièrement la Grande Troménie.

Au Musée de Locronan, vous trouverez l'histoire du tissage de la toile à voile et Près d’une centaine de toiles de 50 peintres constituent un témoignage fort de l’intense vie artistique en Bretagne au début du XXème siècle. Locronan, est la dernière étape de la Route des peintres en Cornouaille.

Retrouvez le parcours complet des peintres dans le Finisière sur notre page : la route des Peintres dans le Finistère

Carnet pratique de la Route touristique des peintres en Cornouaille

Les incontournables de cette route touristique

Les musées à ne pas manquer :

Le musée des beaux-arts de Pont-Aven

Le premier au monde consacré à l'École de Pont-Aven. Récemment rénové, le musée présente une vaste collection d'oeuvres de l'École de Pont-Aven.

Le musée des beaux-arts de Pont-Aven : site web

Musée des Beaux-arts de Quimper

Musée départemental breton à Quimper et le manoir de Squividan. Outre leurs collections permanentes, ces établissements proposent tous les ans des expositions temporaires, des conférences, des ateliers, etc.

Musée des Beaux-arts de Quimper : site web

La maison-musée du Pouldu à Clohars-Carnoët

Sur les traces de Gauguin, vous pourrez vous immerger dans la vie de Gauguin au Pouldu avec les nouveaux outils mis en place suite à la refonte du musée. Une tablette numérique vous permettra de faire une visite en toute liberté, avec des vidéos et une expérience de réalité augmentée.

La maison-musée du Pouldu : site web

Nota : Les personnes ayant parcouru la Route de Peintres, sont invitées à faire connaître leurs observations en les communiquant au siège de la Route des Peintres, le Groupement Touristique de Cornouaille.

Les lieux mythiques où aller s'inspirer :

Le Bois d'Amour à Pont-Aven

C'est ici que Gauguin a donné sa célèbre leçon de peinture à Paul Sérusier : « Comment voyez-vous cet arbre ? Il est vert. Mettez du vert, le plus beau vert de votre palette. Et cette ombre ; plutôt bleue ? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible ».

Plus d'information 

Pont-Aven : site web

Fouesnant tourisme : site web

Office de tourisme de Locronan : site web

Pont-Croix : site web

Quimper tourisme : site web

Riec-sur-Belon : site web

Pour vous rendre sur la route des des peintres en Cornouaille

Quimperlé

Nuageux 17 °C

Nuageux

  • Min: 16 °C
  • Max: 18 °C
  • Vent: 29 kmh 270°

Le saviez-vous ?

L’École de Pont Aven

En 1886, Gauguin part loin de Paris où il suffoque, à la recherche de la pureté, de la sincérité. La Bretagne et surtout le Finistère lui semble alors l’endroit idéal pour trouver l’inspiration. Elle offre, à moindres frais, au bout du chemin de fer, un dépaysement culturel (la langue, les costumes traditionnels, la ferveur catholique teintée de croyances populaires...).

À Pont-Aven, Gauguin s'impose. Pourtant lorsqu'il arrive, il y avait déjà une centaine d'artistes occupés à en butiner les merveilles. Très vite, la petite ville de Pont-Aven en Finistère devient sous son influence l’un des centres artistiques les plus en pointe de France.

Un groupe de jeunes gens se forme autour de lui : Paul Sérusier, Maurice Denis, Émile Bernard…

Nos coups de coeur sur la route des peintres en Cornouaille

Hébergement :

Restauration :

Les routes touristiques du Finistère

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Date de dernière mise à jour : 12/03/2018