Château de Limeuil
Il ne reste que peu de vestiges du château de Limeuil. Seuls se dressent encore la tour carrée, la tour canonnière et le puits. La forteresse de Limeuil était considérable
La chapelle Saint-Martin
Construite entre le XIIe et le XIVe siècle, son clocher a fait l'objet de modifications au XVIIIe siècle. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 29 novembre 1965. Elle fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques. est une ancienne église romane du Périgord noir qui se
distingue des autres par ses fresques et sa pierre de dédicace.
L'église est dédiée à saint Thomas Becket et à saint Martin. Elle a été construite à la demande de Richard Cœur de Lion. Thomas Becket avait été assassiné pendant le règne de son père, Henri II.
Sont cités sur l'inscription, le pape Célestin III, Philippe Auguste, roi de France, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, Hélie V de Talleyrand, comte du Périgord, Hélie de Malemort, archevêque de Bordeaux et Adhémar Ier de La Torre, évêque de Périgueux, Hébrard de Villars, diacre de l'église (son épitaphe a été placé sur le mur extérieur à droite du portail, datant de 1230).
L'église Saint-Martin était devenue la seconde église paroissiale de Limeuil en 1276. Elle avait l'avantage d'être située sur un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et d'être facilement accessible par les bateliers naviguant sur la Dordogne et la Vézère. En 1791, la Révolution limite le nombre d'églises paroissiales à une seule à Limeuil.
L'église Saint-Martin est vendue comme bien national. La pierre de dédicace est alors transportée à l'église du bourg. À la suite d'un conflit sur la cloche de l'église Saint-Martin, une ordonnance royale en fait une église annexe, en 1841. La pierre de dédicace retrouve l'église Saint-Martin en 1856, mais brisée en plusieurs morceaux.
La pierre de dédicace est classée au Monument Historique en 1905. L'église est classée monument historique en 1965. À partir de 1966, l'Association des Amis de Saint-Martin relève alors l'église de ses ruines.
L'église s'ouvre à l'ouest par un portail à quatre voussures surmontées d'une archivolte sculptée de damiers avec une clé représentant un lion poursuivant un caprin. Elle comprend une nef de 14 m de longueur couverte d'un lambris, un avant-chœur, qui était la croisée du transept, voûté d'une coupole sur pendentifs et portant le clocher puis l'abside en hémicycle voûtée en cul-de-four. L'église avait un transept dont il ne subsiste plus que le croisillon nord. L'abside est couverte de lauzes.
L'église était autrefois entièrement peinte. Les peintures ont été retrouvées en 1960 sous l'épaisse couche d'enduits. Des peintures sont encore visibles sur l'abside (adoration des rois mages, fuite en Égypte, Crucifixion, descente de la croix). Dans le croisillon nord, on peut voir un ange et une fresque représentant un évêque et un moine. Des litres avaient été peintes avec les armoiries des familles nobles : La Tour d'Auvergne, de Boulogne, de Turenne et de Bouillon.
Des vitraux réalisés par le maître verrier Gérard Hermet, de Chartres, ont été commandés en 2000 par les Amis de Saint-Martin.
Une inscription conservée dans le mur nord de la nef donne la date de dédicace, 1194, par Adhémar de la Tour, évêque de Périgueux. Nef suivie d'un avant-choeur sous coupole et d'un choeur à abside semi-circulaire. La nef a peut-être été voûtée. Au-dessus des contreforts, la muraille paraît avoir été remontée pour recevoir une corniche sous modillons.
Au-dessus de cette corniche, le mur a encore été exhaussé pour recevoir les sablières de la charpente. Le grand arc nord de l'avant-choeur ouvre sur une chapelle rectangulaire voûtée d'un berceau brisé en blocage, pouvant remonter au 13e ou au 14e siècle. Un sacraire y est conservé sous un arc plein cintre orné de petits lobes sculptés et d'une croix. Le grand arc sud ouvrait autrefois sur une chapelle latérale.
Les élévations extérieures du sud de l'avant-choeur, révèlent que l'église n'était pas sur plan cruciforme et que la chapelle qui a formé le croisillon sud était une adjonction postérieure. Le clocher carré repose sur l'avant-choeur. Sa partie supérieure, percée de deux baies rectangulaires sur chaque face, a
été remontée au 18e siècle. Propriété de la commune, Eglise Saint-Martin (cad. F 2) : classement au Monument Historique par arrêté du 29 novembre 1965
L'église Sainte-Catherine
Devint officiellement l'église paroissiale de Limeuil au XIXe siècle, détrônant ainsi la chapelle Saint-Martin. Elle date des XIVe et XVe siècles mais repose sur des bases du XIIe siècle et son portail date du XIXe siècle. À l'intérieur se trouve la vierge noire des bateliers.Culture
Distinctions culturelles
Limeuil est membre de l'association Les Plus Beaux Villages de France. Limeuil fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.
Limeuil était un important centre de la batellerie aux XVIIIe et XIXe siècles. Le village fut une cité florissante au XVIIIe et à la fin du XIXe siècle. Limeuil comptait alors près de 80 artisans.
Le confluent invitait en ces temps là, prospérité et richesse. Les restaurants l'Ancre du Salut et le Chai sont le témoignage de cette période. L'Ancre du Salut était le bureau de déclaration et le syndic des bateliers, tandis que le Chai servait de lieu de stockage des marchandises.
Les rivières étaient navigables au printemps et à l'automne (en périodes de crues et de fonte des neiges). Les bateliers disaient alors que la rivière était marchande ou de voyage.
Ses artisans d'art, son sentier d’interprétation, ses Jardins Panoramiques, sa zone de baignade,... en font une destination très rafraîchissante et riche en découvertes pendant vos vacances en Dordogne.
Poussez les portes de l'atelier-boutique du souffleur de verre, et si son travail vous donne envie de créer vos propres objets, rendez-vous aux ateliers d'été du « Jardin Panoramique » pour une initiation à la vannerie ou au tissage…
La plage de Limeuil est aménagée sur la rive droite de la Dordogne, juste à l’aval de la confluence entre la Vézère et la Dordogne. La plage est de taille limitée. On peut poser sa serviette sur de la pelouse à l’ombre ou en plein soleil sur les galets. De la plage on a une belle vue sur les deux ponts de Limeuil.
Pour y accéder on a le choix de se garer sur le parking du village (payant l’été) ou sur le parking du terrain de football.