La Jonte est prisée des randonneurs et des grimpeurs, mais c'est aussi un lieu privilégié pour les pêcheurs (réserve de pêche sur de nombreuses sections). A l'opposé des gorges du Tarn, plus faciles d'accès, les gorges de la Jonte sont interdites à toute embarcation.
Les gorges du Tarn et de la Jonte sont de profonds et spectaculaires canyons que les deux rivières du versant occidental du Massif central ont tranchés dans les sédiments déposés pendant des millénaires au pied du vieux socle primaire.
Les gorges du Tarn forment une superbe vallée en canyon creusée entre le causse Méjean et le causse de Sauveterre sans doute à l'ère secondaire. Le Tarn s'est alors frayé un chemin au travers du sol calcaire depuis le mont Lozère où il prend sa source pour rejoindre la Garonne. Les gorges s'étendent d'Ispagnac au Rozier sur 53 km.
Le Tarn alterne passages calmes et rapides entre deux immenses fronts de falaises dont la hauteur atteint par endroit 500 m, et sur lesquels se dressent des rocs déchiquetés.
Ses eaux bouillonnantes attirent les amateurs de canoe-kayak. Des châteaux se détachant sur des pitons et des villages nichés dans la roche s’égrènent sur son parcours.
Le bois de Païolive
Accroché aux contreforts des montagnes cévenoles, sur la commune ardéchoise de Berrias et Casteljau, le bois de Païolive est une forêt ancienne reconnue comme un site naturel d’exception.
Avec ses rochers ruiniformes, aux formes étranges et tourmentées, qui dessinent un entrelacs à l’intérieur duquel il est difficile de pénétrer, bois de Païolive stimule l’imaginaire du visiteur...
Vestige d’une forêt méditerranéenne disparue il y a fort longtemps, le bois de chênes pubescents qui a subsisté du fait de son inaccessibilité fait que ce site est considéré comme un haut lieu de naturalité. On y trouve des secteurs en évolution naturelle avec des arbres de tous âges dont des chênes plus que centenaires.
C’est un site d’intérêt européen pour les lichens et les mousses. Autour du bois, des pelouses calcaires appelées Gras sont encore pâturées. On y trouve des espèces remarquables de plantes, insectes, reptiles, batraciens et oiseaux.
Cela fait près de 80 000 ans que l’homme fréquente les lieux. Le site comprend quelque 400 dolmens et de nombreuses grottes qui forment un extraordinaire ensemble archéologique.
Les sentiers d’interprétation du patrimoine
Ils font partie des écomusées du Parc national des Cévennes : mont Lozère, Causse et gorges, Cévennes. Les sentiers d'interprétation du patrimoine valorisent tout ce qui a trait à la nature, la culture, la faune et la flore propres à chaque massif.
Des Thématiques, ils sont consacrés à des villages, des monuments, des milieux…Généralement accessibles et sans difficulté, ils s'effectuent en moins de 2 h.
Les sentiers de découverte du Parc national des Cévennes
Découpés par communautés de communes, ce sont des sentiers de petite randonnée qui permettent d'en découvrir les facettes humaines, naturelles, culturelles et paysagères.
À chaque fois, ce sont douze à quinze itinéraires en boucle, en sentiers thématiques qui suivent drailles ou anciens chemins de liaison. Des fiches
individuelles ou regroupées dans des « guides du promeneur » sont disponibles dans les offices de tourisme.
Le belvédère des vautours
Les vautours sont en totale liberté dans le parc national des Cévennes. Pour se reproduire, ils nidifient volontiers dans l'aval des gorges de la Jonte.
C'est ici, près du Rozier, que le parc national des Cévennes a participé à la réalisation d'un équipement "Maison des vautours" qui permet de les observer en direct et qui raconte l'histoire de cette réintroduction réussie, menée depuis 1980 par le parc, avec le concours de la Ligue pour la protection des oiseaux.
Depuis un belvédère situé dans un site grandiose, il est possible de contempler leurs évolutions, puis en visitant l'exposition associée, de mieux comprendre la biologie des trois espèces de vautours présentes dans les gorges : le vautour fauve, le vautour moine, et le vautour percnoptère.
Le chaos de Nîmes-le-Vieux
Depuis des millénaires, l’érosion sculpte des formes étranges et fantastiques dans le calcaire dolomitique du causse. Un relief ruiniforme résulte de la dissolution de la roche dont seules subsistent les parties les plus résistantes qui prennent les formes les plus variées.
Le chaos de Nîmes-le-Vieux, taillé dans le calcaire par l'eau, le gel, le soleil et le vent, en est un remarquable exemple.