Saou (km 0), charmant petit village blotti au pied du Roc et du plus haut synclinal perché d'Europe, connu pour sa forêt sera le point de départ de votre escapade gourmande dans la Drôme. Le village de Saou est d'une grande curiosité avec ses anciennes hautes maisons et les grandes tours : l'Aiguille de la Tour, le Roc rocheuses à l'arrière plan. La vue en arrivant est pittoresque avec l'ouverture sur les hautes falaises mouchetées de verdure.
Au Moyen-Age, le village de Saou était fortifié et composé de 3 quartiers : le village perché situé au pied et au Sud du Roc, le bourg des églises et le bourg de l'Oume. Le bourg des églises était déjà fortifié en 1319 : il doit son nom à la présence de l'église paroissiale Notre-Dame du XIIe siècle et à l'Abbaye Saint-Tiers. De l'Abbaye Saint-Tiers ne reste aujourd'hui que le Beffroi, haut de 18m qui était en fait une tour carrée ayant été remaniée.
A proximité de Saou, trois bâtiments anciens méritent l'attention pendant cette étape : le château d'Eurre, une maison-forte du Moyen-Age du XIV e siècle, le château de Lastic, maison-forte du XVe siècle qui devient une demeure Renaissance au XVIe siècle. Elles sont situés route de la forêt. L'ancienne grange dimière de l'Abbaye St Tiers du XIIIe siècle, route de Crest. Les moines y conservaient leurs récoltes et les impôts prélevés aux habitants.
Premier site naturel visité en Drôme, la Forêt de Saou fait partie des lieux incontournables de la Drôme... La forêt de Saou est un espace quasiment fermé en forme de navire de 12 km de long sur 2 km de large : le synclinal perché. Il y a, dans la forêt de Saoû, plusieurs dizaines de constructions humaines de tailles diverses qui forment un admirable patrimoine bâti souvent méconnu des promeneurs.
Prendre la direction de Poët-Célard, via la D538 (10 km). Depuis le Roubion, la route monte raide jusqu’au petit village. Après, il faut vite laisser sa voiture pour se promener à pied dans les rues médiévales de Poët-Célard qui s'élèvent vers le château admirablement restauré.
Le château du XVIe et XVIIe siècles en surplomb de la vallée du Roubion fut construit sur les ruines d'un vieux château fortifié qui appartenait aux comtes du Valentinois. On y accède à pied par une calade, étroite ruelle pavée, en haut de laquelle se trouve un portail remarquable. De là haut sur l’esplanade, une vue remarquable s'offre à vous sur les massifs de Coupeau et de la forêt de Saoû.
Entièrement restauré par des passionnés, construit en demi-cercle, le château vous accueille dans ses impressionnants remparts médiévaux. Derrière ses épaisses murailles, se cache toute la panoplie d’un merveilleux château contemporain qui ouvre généreusement son imposant portail aux visiteurs occasionnels comme aux résidents temporaires.
Après le Poët-Célard, possibilité de prendre la route de Mornans pour faire une halte au mémorial des « Petit » prophètes », élévé en souvenir dela "bergère de Saoû", en suivant la Crest, puis à droite la D719. Sinon poursuivez jusqu'à Bourdeaux, via la D328 (14 km). La spécialité du Pays de Dieulefit-Bourdeaux c’est le Picodon, fromage de chèvre, classé AOC Drôme-Ardèche, avec un appellation « méthode de Dieulefit » dont la particularité est un goût plus corsé, obtenu par un affinage plus long, entrecoupé de lavages. Ici vous trouverez également sur les marchés et chez les producteurs toutes les productions agricoles et spécialités de la Drôme Provençale.
Fortement touché par les guerres de religion, le village s'est également illustré au XIXe siècle à travers le travail de la laine et de la soie. Très ancienne, la cité médiéval de Bourdeaux fut l'objet d'une guerre entre deux châteaux jusqu'au milieu du XIVe siècle, qui opposait les comtes du Valentinois et les évêques de Die. Ce sont ces derniers qui finirent victorieux et obtinrent le pouvoir jusqu'à la Révolution française. A l'entrée du village en direction de Crest, s'arrêter au temple sur la gauche, le plus grand de la Drôme.
Construit au début du XVIIIe siècle, le temple protestant a été achevé par la commune de Bourdeaux un siècle plus tard. En vous baladant dans le bourg médiéval, vous pourrez notamment admirer rues du vieux Bourdeaux, une façade du XVe siècle classée pour sa porte fortifiée, ou encore les ruines des deux châteaux médiévaux qui dominaient autrefois la cité. La commune dispose également d'un beffroi carré, de cimetières familiaux protestants ou encore d'une très belle fontaine dite d'Alberte de Poitiers.
Reprenez votre route sur la D70 en direction de Crupies (19 km). Crupies est une petite commune caractérisée par son absence de village mais dont la renommée est assurée par sa Chapelle St Jean du XIe entièrement rénovée, qui, du haut de sa colline, domine et surveille le Roubion.
La Chapelle Saint Jean : solitaire, isolée sur son plateau domine la vallée du Roubion, sur le site d’une villa gallo-romaine. Elle garde encore cet aspect roman qui lui confère tout son charme…
La prochaine étape sera Vesc, via la D330 (24 km). Dans ce village village médiéval, aux flancs de la montagne de Ruy, où subsistent plusieurs maisons datant de la Renaissance aux façades percées de fenêtres à meneaux et des portes à accolades. De nombreuses fermes caprines, la ferme du Clos de l’Orme et la ferme de Pracoutel vous ouvriront leurs portes avec leurs célèbres Picodon.
Les ruines du château de Vesc encore visibles du village laissent à penser que c’était un puissant château fort dont le seigneur Etienne de Vesc fut l’un des plus grands personnages de son époque repéré par le roi Louis XI de passage à Dieulefit, puis Charles VIII qui le nomma Sénéchal de Beaucaire et Nîmes, et l’un de ses premiers ministres. La montagne de Miélandre du haut de ses 1 451m, vous séduira par sa prestance majestueuse sur le village.
Poursuivre vers Dieulefit via la D330 et D538 (35 km), situé au fond de la vallée du Jabron. Ce n'est plus le Dauphiné, ce n'est pas encore la Provence, c'est le Pays de Dieulefit en Drôme Provençale. Un pays chargé d'histoire, terre d'accueil, terre de potiers, terre de traditions et de savoir-faire, avec ses diverses poteries, ses galeries d'art, son picodon, petit fromage de chèvre aux saveurs fortes.
La spécialité du Pays de Dieulefit-Bourdeaux c’est le Picodon, fromage de chèvre, classé AOC Drôme-Ardèche, avec un appellation « méthode de Dieulefit » dont la particularité est un goût plus corsé, obtenu par un affinage plus long, entrecoupé de lavages. Ici vous trouverez également sur les marchés et chez les producteurs toutes les productions agricoles et spécialités de la Drôme Provençale.
Dieulefit est classé ville d'art et d'artisanat. Vous découvrirez la Maison Renaissance, l'église Saint-Pierre du XVe siècle, la rue Zig-Zag, la rue du Terron magnifiquement fleurie au printemps et la fontaine du Terron. Plusieurs bistrots sous les platanes et des boutiques coquettes où l'on vend nougats et cartes postales de la Provence, tissus provençaux et surtout poteries, car Dieulefit est une "terre de Potiers" depuis... l’époque gallo-romaine !
Quittez Dieulefit en direction de Rochebaudin, via la D538 et D110 (48 km). Dans cette région de la Drôme Provençale, les paysages changent : c’est vallonné ! On y aperçoit les premiers vergers d’oliviers. Une richesse insoupçonnée se trouve au sein de ce village de Rochebaudin et de la nature qui l'entoure.
Cette vallée est brusquement interrompue au centre de la commune par une barre rocheuse orientée nord-sud au flanc de laquelle s’est implantée le vieux village. Cette cluse de Rochebaudin fait tout l’intérêt du village, avec sa route percée directement dans le rocher, ainsi que le ravin de la Malle sur les rives duquel se sont établies les constructions les plus anciennes, un peu comme sur le Ponte Vecchio à Florence.
Implanté sur les deux rives de la Malle, ce petit village paisible du Xe siècle vous propose de découvrir son église Notre-Dame de Sénisse, solidement accroché à la barre rocheuse qui domine à l’Est le village, les vestiges d'une abbaye cistercienne du XIIe siécle. Le rempart médiéval est visible le long de la façade Ouest de la barre rocheuse qui domine à l’Est du village. Le point de vue depuis le pont sur le village vaut le coup d’oeil.
Il est temps de filer vers Pont-de-Barret, via les D328 et D179 (52 km). Le riche et vert paysage de Pont-de-Barret alterne entre au nord les superbes forêts de Sauzet et Marsanne, au sud des rochers en forme de ruban et des collines verdoyantes... L’agriculture a connu une grande mutation après la deuxième guerre mondiale, à ce jour le lavandin et les chênes truffiers ont remplacé la vigne. La vigne tenait une place importante dans les coteaux ou terres de faible valeur agronomique. Cette campagne est magnifique en toute saison, mais surtout au printemps et en été. L’autre moitié du territoire comprend des collines, boisées jusqu’à leur crête et ceinturées par des rochers de granit ou de calcaire.
Ce Charmant village perché, de Pont-de-Barret est situé de part et d'autre du Roubion. Il doit son nom au pont qui relie la rive droite avec des très anciennes maisons desservies par de petites calades tortueuses et la rive gauche où se trouve le vieux village dominé par l'église romane Notre-Dame la Brune du XIIe siècle où les constructions apparurent à la fin du IXe siècle. Pont-de-Barret doit son nom également aux barres rocheuses et falaises qui le surplombent et offrent des voies d'escalade magnifiques aux amateurs de grimpe. Dans les anciens moulinages sont installés des ateliers d'artistes qui exposent de temps à autre au "Quai". Déambulez dans le village et découvrez ses petits passages secrets.
Vous retrouverez ici tout ce qui fait le charme de ces villages, des vieilles pierres, des calades, des escaliers et les bords de la rivière apportent une touche supplémentaire à la beauté de Pont-de-Barret. Pont-de-Barret est également très apprécié pour la baignade dans le Roubion. L‘eau est turquoise et le décor est tout simplement magique. On ne peut rêver mieux, comme cadre, pour une baignade.
La dernière étape de ce circuit touristique sera Soyans, via la D128 (58 km). Le vieux village de Soyans avec d'anciennes maisons est dominé par l'Eglise romane Saint-Marcel et les ruines du château du XIIe siècle. Il était entouré de remparts percés de deux portes. Il est situé au bord de la falaise dominant le Roubion. Le château de Soyans n'est plus que ruine. Perché sur sa colline, ses abords offrent un panorama magnifique sur les alentours. Construit au XVIe siècle, il connut les guerres de religion puis les pillages successifs lui ont donné son visage actuel. Aujourd'hui, il reste la rue unique du bourg situé à l'extérieur des murailles avec quelques vestiges. Aujourd'hui les remparts ont été renforcés et les ruines partiellement stabilisées, ce qui permet une visite sécurisée.
Retour vers Saoû par la D136 (62 km).