La Collégiale Notre-Dame des Andelys
Construite en 1225 sur les ruines d'un couvent de femmes fondée en 511 par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite par les vikings autour de l’an 900. C'est la plus ancienne fondation de monastère attestée en Haute Normandie. Le chantier commence en 1215-1220 par le chœur et la façade pour s’achever un siècle plus tard. Des agrandissements et des embellissements commencent à la fin du XVe siècle, au sortir de la guerre de Cent Ans ; ils s’achèvent en 1570. Monument imposant, aux dimensions de cathédrale, vous serez impressionnés par ses transformations extérieures des XVe et XVIe siècles.
À l’intérieur de la Collégiale Notre-Dame des Andelys, l’élégance et l’harmonie gothique de la longue nef et du chœur frappent le visiteur. Une succession de vitraux de grands maîtres des XVe et XVIe siècles, comme Arnoult de Nimègue et Romain Buron, relatent la vie de saints, de martyrs et des apôtres. C’est un ensemble important, illustrant également la vie de sainte Clotilde, de saint Pierre ou de la Vierge. Les vitraux baignent l’édifice d’une belle lumière. Si le musée Nicolas Poussin voisin conserve bon nombre d’objets en provenance de la collégiale, celle-ci a gardé entre ses murs les œuvres de peintres célèbres : trois tableaux de Quentin Varin, et surtout un Jésus retrouvé au temple de Jacques Stella, un des plus grands artistes du XVIIe siècle, peintre du roi Louis XIII et ami de Nicolas Poussin, le plus fameux de la période et enfant du pays. A voir aussi l’orgue Cavaillé-Coll serti dans une tribune aux panneaux de bois sculpté Renaissance signés Etienne Delaune : on y voit des personnages figurant les vertus, les arts libéraux et les sciences, des divinités mythologiques.
Visite libre avec panneaux d’informations. Visite guidée de groupe sur réservation par l’office de Tourisme - rue louis pasteur 27700 les andelys - Tél. : 02 32 21 31 29 et pour les scolaires : 02 32 54 04 16.
Le Musée Nicolas Poussin
Proche de la Collégiale Notre-Dame des Andelys le Musée Nicolas Poussin, du nom du célèbre peintre français d’origine locale, est installé dans une vieille demeure bourgeoise du XVIIe siècle, offerte en 1971, à la commune des Andelys par le docteur Giraud, ancien médecin-chef de l'hôpital Saint-Jacques.
Les collections du Musée Nicolas Poussin retracent l’histoire de la ville des Andelys de la période préhistorique aux activités industrielles du XXème siècle. Il accueille aussi diverses expositions sur l’histoire locale et les peintres normands contemporains. Le musée possède une œuvre originale de 1652 attribuée à Nicolas Poussin, célèbre peintre du XVIIe siècle, né dans un hameau des Andelys.
L’église Saint-Sauveur
L’origine de l’église Saint-Sauveur est liée à la construction de Château-Gaillard, Saint-Sauveur n’est en ce temps-là qu’une chapelle, la paroisse se situant dans la Collégiale Notre-Dame à "Andely le Vieux". La chapelle Saint-Sauveur a été construite par les mêmes ouvriers qui ont bâti le château. L’édifice gothique que nous voyons actuellement a été commencé au XIIIème siècle, alors que la Normandie était devenue française à la suite de la prise de Château Gaillard en 1204 par Philippe Auguste, pour être achevé seulement au milieu du XIVème siècle, pendant la guerre de Cent Ans et la même année que la Grande Peste.
Un porche a été accolé à la façade occidentale : son soubassement en pierre date du XVème siècle et sa charpente du XVIIème siècle. Le porche protège la statue polychrome du Christ Bénissant du XIIIème siècle sur le trumeau du portail. Le plan de l’église forme une croix grecque dont chaque branche est d’égale longueur. Le chœur polygonal apparaît d’emblée dans toute son harmonie gothique. Les piles cylindriques des grandes arcades sont coiffées de chapiteaux ornés de grosses feuilles. Chaque chapiteau reçoit la sculpture d’un buste humain qui supporte les colonnes des retombées des voûtes d’ogives.
Cette église Saint-Sauveur abrite l’un des plus jolis orgues de France, L'église dispose de nombreuses statues des XVIe et XVIIe siècles. Elle possède également de plates-tombes à l'effigie de Guillaume Gilles († 1478) et du prêtre Jehan Bernard, du XVe siècle. Un magnifique autel-retable, installé dans le transept sud, provient de l'abbaye de Mortemer. Les "grisailles" de l’autel évoquent la vie de la Vierge. Leur style rappelle celui de Quentin Varin, peintre qui encouragea la vocation de Nicolas Poussin, originaire d’Andely. On attribue le très beau tableau de « L’Adoration des Bergers » du retable à Philippe de Champaigne. L’église Saint-Sauveur abrite également des vitraux de plusieurs époques et de styles différents.
Église Saint-Sauveur - place Saint-Sauveur, 27 700 Les Andelys. Les Visites Libres de l’église Saint-Sauveur sont ouvertes toute l’année (excepté le week-end de la Foire à Tout, début septembre).
La Fontaine Sainte Clotilde
A l’intersection du Boulevard Néhou et la rue Ste Clotilde, se trouve la Fontaine Sainte-Clotilde. C’est une source apparue au moment du creusement des fondations du monastère sur ordre de la Reine Clotilde. L’eau de la fontaine Sainte-Clotilde, réputée comme miraculeuse, attirait lors des processions une immense foule de pèlerins qui, de toutes les contrées environnantes, venait y chercher la guérison de leurs infirmités en se plongeant dans son bassin. Des guérisons ne firent que conforter la croyance en ses vertus. Aujourd’hui, la source est plutôt réputée guérir les maladies de peau.
Selon la légende, les ouvriers qui travaillaient à la construction du monastère se plaignirent un jour de la chaleur et de la soif. La reine Clotilde se trouvant non loin de là, se mit en prières et obtint que l’eau de la fontaine toute proche eût pour ces ouvriers la force et le goût du vin. Il y a encore peu de temps Sainte-Clotilde était fêtée au début du mois de juin, cette reine étant la patronne de la ville.
La tour de l’horloge
La tour de l’horloge est un autre monument remarquable des Andelys. Disposant d’un essentage en ardoise, élément relativement rare pour ce type d’édifice, la tour de l’horloge date du XIXe siècle et accueille en ses murs le mécanisme d’une ancienne église de la ville détruite à la Révolution Française. Elle jouxte une maison en colombages typiques de l’Eure.
Le lavoir de la Madeleine
Le lavoir est situé à l’angle de la rue de la Madeleine et de la rue des Déportés Martyrs. Juste à l’emplacement du lavoir, un ancien plan des Andelys indiquait, autrefois, la fontaine Perrée ou Perrette (même étymologie que le prénom Pierre). Le lavoir de la Madeleine, daté du XIXème siècle, reste l’un des derniers témoins des lavoirs domestiques et communaux qui bordaient les cours d’eau aux Andelys. Alimenté, non pas par le Gambon, mais plus probablement par une source ou une résurgence du ruisseau de Paix qui court le long de la rue des Capucins.
Hospice Saint-Jacques
Hospice Saint-Jacques aussi appelé Hôpital Saint-Jacques domine par sa retonde les vues du méandre de Seine. Vous pouvez admirez ce bâtiment depuis les berges de la Seine mais aussi en surplomb, avec une vue imprenable sur le dôme de la chapelle, à partir du sentier de Grande Randonnée numéro 2 (GR2), cheminant à flanc de coteau.
Datant du moyen-âge, l’hospice Saint-Jacques est une halte accueillant les pèlerins sur la route de Compostelle. Edifié en dehors des remparts du village de Cultura (Petit Andely), il permettait aux pèlerins de trouver le gîte lorsque les portes de celle-ci étaient fermées. Vers la fin du XVIIIe siècle, en devenant seigneur des Andelys, le duc de Penthièvre, petit-fils du roi louis XIV et de Madame de Montespan fait reconstruire l’hospice en 1781 d’une manière digne de sa haute naissance et d’après les plans de l’architecte Gambier. Les travaux durent quatre années et l’inauguration de l’édifice a lieu, en grande pompe, le 27 septembre 1785. De nos jours, l’hôpital Saint Jacques accueille des personnes âgées dans un espace qui a été sensiblement agrandi.
L’hippodrome des Andelys
Il a été inauguré en 1986 dans le cadre de l’aménagement de la boucle de la Seine sur d’anciennes carrières. Il propose actuellement 4 réunions de courses de trot de seconde catégorie par an. Ces réunions se font sur une piste en herbe, corde à gauche de 2 525 m et 3 200 m. Il accueille aussi des spectacles de courses hippiques, des animations musicales et des baptêmes de poney. Il dispose aussi d’une aire de jeux pour les enfants.
Le Château Gaillard
S’il y a une visite incontournable à faire sur Les Andelys, c’est bien celle du majestueux Château Gaillard surplombant à la fois le Petit Andely et l’une des plus belles boucles de la Seine. Vous en trouverez le chemin d’accès depuis l’Office de Tourisme. Même s’il ne reste plus aujourd’hui que des vestiges de cette ancienne forteresse médiévale, l’intérêt de s’y rendre réside non seulement dans le fait qu’elle se trouve sur l’un des plus beaux sites de la vallée de la Seine mais aussi qu’elle fait l’objet d’une passionnante histoire.
Richard Coeur de Lion, roi d’Angleterre et Duc de Normandie, a conçu et fait bâtir le Château Gaillard en 1196 afin de protéger ses territoires français, et notamment l’accès à Rouen, des convoitises de Philippe Auguste (Roi de France de l’époque). Le château servit de prison et de défense militaire pendant la guerre de Cent Ans. Sous Henri IV, le château commença à être détruit jusqu’à ce que les ruines que l’on voit aujourd’hui subsistent. La visite guidée du Château Gaillard dure une heure en moyenne. La première partie des ruines est ouverte toute l’année. Pendant les mois les plus froids (novembre à début avril), une partie des ruines a un accès limité aux visiteurs.
N’oubliez pas de déhambuler en bord de Seine !
Laissez-vous éblouir par les falaises éclatantes qui bordent le fleuve. La vue et la perspective sur le méandre y sont remarquables tout comme le panorama depuis Château-Gaillard, l’un des plus beaux points de vue en vallée de Seine. En se promenant sur les bords du fleuve, Les Andelys est une destination toute trouvée pour apprécier les particularités de la vallée de Seine et de ses falaises calcaires lors d’une balade. Prenez le temps de pique-niquer au bord de l’eau ou de goûter les savoureux produits locaux.
Plus d'information : Service Culture et Patrimoine - Espace Clotilde, 3-5 rue Sainte Clotilde, 27 700 Les Andelys - Tél. 02 32 54 04 16 - Culture@ville-andelys.fr
Autour des Andelys
Musée de la Ferme de Rome
Le musée de la Ferme de Rome vous offre un voyage dans le monde rural des siècles passés. De la petite charette en bois qui était tractée par un âne, un poney ou des chiens pour acheminer beurre, fromage volaille et autres denrées vers le marché, au moule à beurre à l’armoirie de la ferme du XVIIIe siècle, d'Affiches agricoles publicitaires... Le guide et conservateur de ce musée vous parlera d’un passé agricole depuis des générations et éclairera les enfants sur la transformation du lait, la fabrication d’un fromage. Ce musée est un véritable trésor où vous apprendrez beaucoup sur l’art laitier des temps anciens.
Après la visite, profitez du jardin pour une collation : crêpes, tartes (le dimanche), cidre et jus de pommes sont fait maison. Vous pourrez aussi repartir avec les produits de la ferme : œufs, cidre, confitures... Remontez le temps et plongez-vous dans les secrets d’autrefois !
Musée de la Ferme de Rome - 3 rue de Rome - 27480 Bezu-la-Forêt
L’Allée Couverte De Dampsmesnil
Ce mégalithe est situé dans le bois de la Garenne en léger retrait du sommet du versant sud-ouest d’une vallée sèche. Commencez votre balade par une grimpette de cinq minutes en sous-bois pour découvrir la sépulture des hommes de la préhistoire au sommet de la colline qui surplombe la vallée de l’Epte. L’allée couverte de Dampsmesnil est un monument funéraire estimée entre 2 500 ans av. J.-C. et 2 000 ans av. J.-C. ce qui correspond au néolithique final.
Son plus grand attrait est que l’une de ses pierres porte une gravure devenue rare, caractéristique de la civilisation Seine-Oise-Marne. Les fouilles ont révélé qu’il a été réutilisé à l’époque romaine et vidé alors des ossements et du mobilier qui s’y trouvait. Des ossements humains mélangés à des débris de poterie et des morceaux de tuiles à rebord prouvent que le monument a conservé son rôle de sépulture. On y a même trouvé une « pièce en bronze d’aspect romain ». Puis le mégalithe n’intéressa plus que les chercheurs de trésor. Des fouilles y furent entreprises quelques années avant la Révolution dans l’espoir d’y trouver des objets de valeur mais sans qu’aucun rapport écrit ne soit conservé. Au début du XIXe siècle, d’après les témoignages recueillis par le vicomte de Pulligny, l’allée couverte mesurait 17 m de long et était toujours recouverte de dalles. On pouvait la parcourir sans se pencher et une dalle percée en obstruait le passage. C’est à cette époque que le monument fut livré aux carriers. De nombreuses dalles furent brisées pour utiliser leur calcaire comme matériau de construction, d’autres furent jetées en bas de la colline.