A partir de Régusse (km 0), ce troisième itinéraire de la route touristique "Sur les traces des monastères Varois" passera par Villecroze (17 km), via la D9 jusqu'à Aups, puis la D557. Classé "village de caractère du Var", le vieux bourg de Villecroze dans le Haut-Var, conserve son atmosphère médiévale et son authenticité. Piétonnier, il perd le promeneur dans un dédale de ruelles reliées par des passages voûtés, des arcades et des placettes. Le village de Villecroze adossé aux premiers contreforts des Alpes, est un village qui se découvre à pied. On est dans un vrai labyrinthe de ruelles étroites avec ses passages voûtés et ses arcades, ses placettes et son campanile et ses fontaines pour la fraîcheur. Vous pouvez stationné votre véhicule soit sur la place de l'église, la place du marché aussi, soit encore un peu plus haut près du terrain de jeu municipal. Puis, dirigez-vous vers l'Office de Tourisme de Villecroze, 12 Rue Ambroise Croizat.
Commencez votre visite de ce village de caractère par le parc de Villecroze, l'entrée du parc est gratuite : Créé en 1920 par un citoyen d'origine américaine, il s'étend sur deux hectares au pied des collines de tuf dans lesquelles ont été aménagées les grottes troglodytiques avec leurs fenêtres à meneaux. Patrimoine naturel exceptionnel du territoire de Villecroze-les-Grottes, la cascade participe du décor enchanteur du site et notamment du parc municipal. Durant les saisons humides, l’eau dévale la falaise de 35 mètres de hauteur à la manière d’un élégant voile, pour poursuivre son chemin dans le canal et traverser le parc.
A droite de cette chute s'étirent les grottes troglodytiques. Ces grottes ont d'abord été creusés et façonnées par l'eau s'infiltrant dans le coeur de la roche, érodant par endroit le calcaire et déposant ailleurs des couches de tuf aux formes biscornues. Longtemps propriété des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, ces grottes servaient au religieux de refuge durant les attaques des Sarrasins, fréquentes au cours du 10e siècle. Elles ont par la suite été aménagées par l'homme durant la seconde moitié du XVIe siècle. à l'initiative du seigneur de Villecroze. On accède aux étages supérieurs par d'étroits et raides escaliers sculptés à-même la roche. L’itinéraire de visite des grottes de Villecroze permet de passer derrière la cascade. Une tour de guet dissimulée derrière le voile d’eau offre une vue originale sur le paysage. Les grottes troglodytiques sont classées au titre des Sites et Monuments Naturels à caractère artistique car elles allient deux critères : l'histoire et la géologie.
Le village de Villecroze possède la trace d’une implantation monastique ancienne. Les moines cassianites de Saint-Victor de Marseille ont fondé à partir de 1007 un important prieuré autour d’une chapelle romane, longtemps dédiée à Notre-Dame, puis à Saint-Victor. Aujourd’hui très bien conservée, La chapelle Saint-Victor est implantée dans un cadre bucolique, sur un terrain parsemé d’oliviers, accolé au vieux cimetière, à l’écart du village. Elle accueille régulièrement les concerts de l’Académie musicale de Villecroze.
Ampus (31 km), via la D51 sera votre prochaine étape de votre escapade touristique. Appuyé aux contreforts du Verdon à 600 mètres d'altitude, Ampus petit village provençal du Xe siècle, est située entre les gorges du Verdon et les gorges de la Nartuby. La commune bénéficie d'un environnement exceptionnel. Ce village perché de la Dracénie a su garder l’authenticité du Haut Var, vous serez séduit par ses petites ruelles pittoresques, ses placettes ombragées, ses fontaines où il fait bon se rafraîchir, sa chapelle Notre-Dame de Spéluque, le cœur de ce village respire la douceur de vivre et vous enchantera le temps d’une promenade.
Cet ancien bourg fortifié, a su conserver son caractère médiéval. Pour accéder au cœur d’Ampus, il faudra suivre une route sinueuse avec une vue splendide sur les collines couvertes de végétation. Vous vous promènerez avec plaisir dans les rues étroites et ruelles pittoresques, qui serpentent de manière circulaire, elles vous feront découvrir ses maisons groupées autour de l'église Saint-Michel. Chaque année, au moment de la transhumance, de grands troupeaux de moutons empruntent les “drailles” qui traversent le village.
La chapelle Notre-Dame de Spéluque, aussi appelée Notre-Dame du Plan, située au 2001 chemin du Turquet mérite également un détour. Vous la découvrirez dans un cadre champêtre, poétique et plein de charme. Comme partout en Provence, le haut Moyen-Âge fut une période très troublée, au Xe siècle, les Sarrasins, quittant leur repaire de Fraxinet (La Garde-Freinet), firent irruption dans la plaine de Tourtour. Les habitants se réunirent pour résister et jurèrent, s’ils remportaient cette victoire, de construire une chapelle, témoignage de leur reconnaissance à la Vierge. L'ensemble fut un prieuré de l'abbaye de Lérins jusqu'à la Révolution. A l'intérieur de l'édifice, on trouve un étonnant autel, un des trois plus anciens du Var, est constitué d'une table soutenue par par cinq colonnes différentes : 2 d'entre eux sont lisses, deux autres torsadés et un cinquième de style corinthien. Dans la sacristie, on retrouve les vestiges d’une chapelle datant de 990. La chapelle Notre-Dame de Spéluque, elle est en cours de restauration et a été rendue au culte. Elle accueille encore maintenant une moniale qui y vit à demeure. Ampus propose de nombreuses randonnées, autour de cette chapelle. A l’extérieur, un beau portail roman à double voussures et deux tombes adossées au chevet.
Reprendre la D51 en direction de Tourtour, puis tournez à gauche pour suivre la D77 pour vous rendre à l'Abbaye du Thoronet (68 km). Entourée d'une nature préservée et époustouflante, le village du Thoronet présente une flore typiquement provençale avec des collines cernées de pins, d'oliviers ou encore de vignes où pointent les affleurements calcaires, entre lesquelles s’ouvrent des étendues viticoles au pied de villages perchés. Village typique de la vallée de l'Argens, Le Thoronet est appréciée pour son architecture ancienne, et notamment pour son abbaye cistercienne du XIIe siècle. Dans le centre du Thoronet, des bâtiments en calcaire, blancs et lumineux, donnent un charme tout particulier à l'ensemble.
L’abbaye du Thoronet a été fondée au XIIe siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région. L’abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, les donations permettent à l’abbaye d’organiser son économie autour de l’agriculture et de l’élevage. Au XIVe siècle, le Thoronet, comme bien d’autres abbayes cisterciennes, connaît peu à peu le déclin. Une vente des biens de l’Abbaye sera annoncée en 1791, date à laquelle les six derniers moines quittent les lieux.
Cette abbaye du Thoronet exprime de façon la plus pure l’art cistercien. Entourée de collines, est l'endroit idéal pour en apprendre davantage sur les cisterciens à travers les siècles, des moines qui ont choisi de vivre en dehors du monde moderne pour créer un lieu dédié au travail et à la prière. Invariablement, la visite d’une abbaye cistercienne commence par une lente descente sur une route poussiéreuse. Depuis la route difficile, de croire qu’ici un joyau cistercien se cache. Le petit chemin ombragé qui y mène depuis le parking laisse planer le mystère jusqu’à l’entrée discrète du lieu. L’isolement prescrit par la règle de Saint Benoît est relatif au Thoronet.
Continuez vers Les Arcs-sur-Argens (92 km), via la D17 et la DN7. Les-Arcs-sur-Argens ne manque pas d'intérêt, que ce soit du point de vue historique ou architectural. La ville des Arcs doit notamment sa renommée à son très beau quartier médiéval qui domine le centre ville. La commune est traversée par l'Argens, ainsi que par le massif forestier des Maures. Les amoureux de vieilles pierres trouveront leur bonheur dans ce bourg qui semble s'être arrêté au milieu du Moyen Âge. Depuis la place du village, le visiteur se retrouve instantanément transporté à une période. il faut seulement lever les yeux vers le Nord pour découvrir le vieux village médiéval du Parage posté en sentinelle. Ramassé sur un piton, il est dominé par un robuste donjon. Entouré par les restes de sa double enceinte, on y pénètre par des portes fortifiées percées dans les remparts.
Dirigez-vous vers le parking de la Place du Général de Gaulle pour garez votre véhicule, à coté de l'Hôtel de Ville situé dans une grande bastide provençale. Prendre la direction de l'Office De Tourisme, rue de la Motte, pour récuperer un maximum d'information pour l'organisation de votre visite. Laissez-vous porter par un entrelacs de ruelles montantes, de calades et vieilles bâtisses qui montent jusqu'au château tout en haut. Depuis ce véritable belvédere sur la vallée, vous aurez un point de vue panoramique sur les toits du village, les Maures et le rocher de Roquebrune.
Pendant votre pasassage aux Arcs-sur-Argens, n'oubliez pas de visiter la chapelle Sainte-Roseline qui se trouve à 4 km à l'écart du village à l'endroit où Les Arcs fut fondé en 1038 avec la construction de l'abbaye de Celle-Roubaud. La Chapelle Sainte-Rosaline du XIIIe siècle qui abrite le reliquaire de la très pieuse fille du seigneur Arland de Villeneuve, faiseuse de miracles. Cinq ans après sa mort, sa dépouille, toujours intacte et avec un éclat surnaturel dans les yeux, fut exhumée et placée dans une châsse en verre et on peut la voir encore aujourd'hui. En 1975 Marc Chagall a réalisé une mosaïque dans ce lieux, le Repas des Anges du nom d'un de ses miracles. L'abbaye même est devenue le Château de Sainte Roseline, un domaine viticole qui produit des vins de haute qualité.
Suivre la DN7 jusqu'à Roquebrune-sur-Argens (109 km). Sur les rives de la rivière Argens, le village de Roquebrune-sur-Argens s'étend des calanques des Issambres à son imposant rocher de grès rouge jusqu'aux Gorges du Blavet. Trait d'union entre les Massifs des maures et de l'Estérel, entre mer et montagne, ce ravissant village médiéval vous plonge au coeur de la Provence. Roquebrune-sur-Argens révèle un charme authentique, son centre historique invite à la flânerie. Vous apprécierez les découvertes que vous réservent les trois quartiers de la ville. Le temps d'une promenade sous ses arcades ou au gré du parcours des 7 fontaines, on savoure la fraîcheur de ses places ombragées et de ses ruelles tortueuses. Ce village médieval est doté d’un patrimoine historique et culturel très riche.
Le village de Roquebrune-sur-Argens se divise en 3 quartiers, sa partie haute, construite sur un rocher, domine la plaine de l'Argens : le village au centre, retrace l’histoire et l’évolution de l’endroit , les Issambres en bord de mer, constituent la fenêtre maritime du village et la Bouverie au nord de la commune, entouré par des vignobles, c'est la nature à l’état pur avec la forêt de Palayson, et les surprenantes Gorges du Blavet. Dirigez-vous vers le Parking du Castrum, Boulevard Jean Jaurès. La découverte du village millénaire de Roquebrune-sur-Argens peut se faire en un circuit enrichissant et ressourçant. L'ensemble du lieu vous offre un dépaysement total et vous transporte à travers le temps et l'Histoire. Laissez votre imagination s’envoler autour du Castrum de Roca Bruna, ancienne enceinte fortifiée érigée à la fin du Xe siècle en résidence par les Seigneurs de Roquebrune.
En retrait de la ville, empruntez le chemin Notre-Dame pour atteindre en hauteur la chapelle Notre-Dame de Pitié édifiée au XVIIème siècle. Ici depuis presque un siècle vit une communauté de l’Ordre des Carmes déchaux. Le sanctuaire Notre-Dame de Pitié, avec sa chapelle du XVIIe siècle, qui fait partie de la Congrégation Province d’Avignon Aquitaine de l’Ordre des Carmes déchaux. En retrait de la ville, empruntez le chemin Notre-Dame pour atteindre en hauteur la chapelle Notre-Dame de Pitié qui surplombe Roquebrune-sur-Argens. La chapelle Saint-Désert Notre-Dame de Pitié est l’héritière d’un lieu de culte marial du XIIIe siècle. En 1947, s’y installe une communauté de Carmes déchaux. Aujourd’hui, la chapelle est la seule partie visible du couvent. Le large portail percé dans sa façade contraste avec son minuscule clocheton.
Pour finir ce parcours touristique "Sur les traces des monastères Varois", dirigez-vous vers Fréjus (122 km), via la D7 et la D8. Partez à la découverte de Fréjus, les vestiges romains sont les plus anciennes traces de son passé et se composent d'un amphithéâtre, d'un théâtre et d'un aqueduc dont subsistent quelques piliers et arcades. La cité épiscopale de Fréjus comprend le cloître, le baptistère, la cathédrale, et, est inscrite sur la "Route des Hauts Lieux du Var". A travers les rues piétonnes où le passé et le présent se mélangent avec bonheur, vous pourrez flâner à travers l'histoire.
Fréjus est une ville qui a su garder des traces des civilisations qui l'ont habité : le centre ville est le résultat d'un mélange de cultures riches et variées. Cette ville chargée d’histoire, entourée de paysages sauvages, peut se distinguer en plusieurs parties : Fréjus plage, Port Fréjus et le centre-ville romain. Le coeur historique de la ville est le témoignage d'un patrimoine unique. Labellisée "Ville et Métiers d’Art", Fréjus propose également un circuit des artisans d'Art dans le centre ancien. Dirigez-vous vers le Parking Aubenas, 288 Rue Joseph Aubenas, une fois votre véhicule stationné, prendre la direction de l'Office de Tourisme de Fréjus situé au 249 Rue Jean Jaurès. Le personnel de l'office de tourisme vous donnera tous les documents nécéssaires pour préparer votre visite.
Fréjus fait partie des premiers évêchés fondés en Gaule avant la reconnaissance du christianisme comme religion officielle ; l’évêque Ursio est attesté en 374 au Concile de Valence. L’implantation à proximité de l’ancien forum d’une église et d’un baptistère marque très tôt le paysage urbain. Une agglomération se constitue peu à peu autour du groupe épiscopal et s’entoure d’une enceinte semi-ovale. A la fin du XIIe siècle, la prospérité économique de la cité profite aux évêques qui agrandissent la cathédrale et fortifient l’ensemble épiscopal dont une des tours, crénelée, domine les toits. Le groupe épiscopal de Fréjus réunit donc la belle cathédrale Saint-Léonce, dotée d'un clocher de style roman et de deux nefs reliées entre elles par plusieurs arcades. Mais aussi le baptistère de forme octogonale datant du Ve siècle, l'un des plus anciens de France, le palais épiscopal transformé en hôtel de ville, ainsi que le cloître roman, dont le plafond en bois a été orné de personnages et d'animaux réels ou imaginaires.
Fin de cette troisième étape de cette Route touristique "Sur les traces des monastères Varois".
Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 1 de la route touristique"Sur les traces des monastères Varois".