En visitant la Grande Brière, de préférence au printemps, vous allez découvrir des paysages magnifiques et uniques. De grandes plaines inondées s'étendent à perte de vue, profitant à la faune locale dont diverses espèces d'oiseaux que vous pourrez d'ailleurs observer. Outre les différentes balades que l'on peut effectuer, à pied ou en chalands : longues barques des marais, il serait dommage de rater les différents villages restaurés comme Kerhinet ou l'Ile de Fédrun qui permettent de comprendre les traditions briéronnes.
Kerhinet est un ancien village briéron traditionnel, composé d'une vingtaine de chaumières, d'authentiques maisons aux toits de roseaux. Magnifiquement restauré par le Parc Naturel Régional de Brière, le village est magnifique et l'on peut admirer de belles maisons au toit de chaume. Très fleuri et bordé par les eaux, il est très agréable de s'y promener. On pourra également visiter le musée du chaume qui explique la récolte et les techniques pour réaliser une toiture.
L'Ile de Fédrun, située sur la petite ville de Saint-Joachim, est le village le plus caractéristique du marais de la grande Brière. Il s'agit d'une butte, située au milieu du marais et reliée au « continent » par un seul accès. Parmi les quelques dizaines de chaumières de l'Ile Fédrun, chacune dispose de son jardin relié à la curée, ou « canal périphérique », sur laquelle est stationné le chaland familial. L'ensemble du village est très pittoresque et les paysages sont magnifiques.
Enfin, en quittant la Grande Brière en direction de la Loire, vous pourrez visiter le joli village de Rosé. Depuis le petit port sur lequel on retrouve de nombreux chalands, les possibilités de promenade sont nombreuses. On observera également l'écluse qui permet de réguler le passage de l'eau entre le Brivet et la Brière. Tout près, la maison de l'Eclusier présente la vie du marais.
Ces majestueux marais de la grande Brière sont un sanctuaire pour les amoureux de grands espaces, de faune et de flore. La nature s’impose au promeneur, le charme des maisons aux toits de chaume le transporte ailleurs, la brume du matin, le silence des oiseaux ou les premiers rayons du soleil rasant les roseaux. Tout ici invite à l’abandon, à s’évader dans l’espace et le temps, à vivre à un autre rythme et à profiter de la magie des lieux…
"C’était bien elle : dix mille hectares de silence et de nudité, un immense lotus bleu épanoui au milieu du cirque de l’atmosphère". Ainsi s’exprimait Alphonse de Chateaubriant en découvrant la Brière pour la première fois. Milieu aquatique en constante évolution, les marais de la grande Brière nous ont été transmis grâce au travail de générations de briérons qui y puisaient leurs moyens d’existence et de survie.
Cette zone humide est aujourd’hui recensée parmi les plus riches d’Europe sur le plan biologique. Zone d’étape, site d’hivernage ou lieu de reproduction pour les oiseaux d’eau, le marais de la grande Brière est aussi un site d’une grande richesse floristique et qui possède une grande variété d’espèces aquatiques.
On peut citer : la Thorelle : plante aquatique que l’on rencontre uniquement en Brière, dans les Landes de Gascogne et au Portugal, le Scirpe à nombreuses tiges, la Pesse d’eau, le Myriophille ou en encore l’Utriculaire. Parmi les nombreuses espèces d’oiseaux, on rencontre le Râle des genêts, la Gorge bleue, le Combattant varié : la Brière est le seul point de France où il niche, la Barge à queue noire, la Guifette Moustac, la Spatule Blanche…
Le marais de la grande Brière Mottière, qui s'étend sur 7 000 hectares, offre une succession de canaux, de roselières, de prairies humides, de tourbières et d'îles, parmi lesquelles l'île de Fédrun. Les promenades en barque qui y sont proposées permettent de mieux découvrir la faune et la flore de Brière. Du clocher de l'église de Saint-Lyphard, la vue sur le marais et ses alentours est panoramique !
Le marais de Grande Brière se présente comme une mosaïque de canaux , de plans d'eau peu profonds, de roselières, de prairies inondables et de buttes. L'avifaune et la flore y sont riches et variées, et l'on rencontre dans les eaux du marais la plupart des espèces de poissons d'eau douce. A proximité des buttes et des îles habitées, les canaux s’ouvrent sur de nombreux plans d’eau : les piardes et les copis. «la piarde à Julot », « la piarde à Eugène »...Chacun porte un nom. Ces plans d'eau peu profonds sont d'anciens lieux d'extraction de la tourbe.
Roselières secrètes
Les roselières couvrent aujourd'hui près de la moitié du marais de la grande Brière, un monde secret où tout est furtif, elles abritent Campagnol amphibie, Mésange à moustaches, Butor étoilé et autre Busard des roseaux… Vertes au printemps, blondes en automne, elles sont le royaume des grands Hélophytes, Jonc des chaisiers et autres massettes...
Prairies humides
Les prairies humides naturelles s’étendent à perte de vue. Leur intérêt floristique exceptionnel les place au tout premier rang français pour la préservation des espèces de milieux humides. À proximité de l'estuaire, la présence du tamaris, de la guimauve et du trèfle maritime témoigne des remontées anciennes d'eau saumâtre lors des grandes marées
Hôtes réguliers, Belettes, Hermines et Lièvres d'Europe côtoient les oiseaux hivernants et migrateurs tels la Barge à queue noire, le Combattant, le Hibou des marais, le Canard pilet…Au printemps, les grenouilles vertes s'y rassemblent ainsi que les Brochets et les Carpes... Ces milieux ne peuvent maintenir leur diversité sans l'activité humaine : pâturage et fauche.
Canaux et plans d'eau
A proximité des buttes et des îles habitées, les canaux s’ouvrent sur de nombreux plans d’eau : les piardes et les copis. «la piarde à Julot », « la piarde à Eugène », « copis ardent » et autres « copis olive »… Chacun porte un nom. Ces plans d'eau peu profonds essentiellement situés dans le marais de Grande Brière sont d'anciens lieux d'extraction de la tourbe.
Au printemps, le monde végétal explose dans ces zones de faible profondeur. Certaines plantes s'étirent et ondulent, d'autres flottent : Lentilles d'eau, Morènes… ou étalent leurs corolles de couleurs : Nénuphars, Utriculaires. Au cœur de cette végétation, insectes aquatiques, amphibiens et poissons constituent un inépuisable garde-manger pour bon nombre d'oiseaux : Guifettes, Hérons, Foulques et de mammifères tels que la Loutre.
Mais depuis quelques décennies, cette richesse est en danger. L’Ecrevisse de Louisiane s’est implantée depuis 1990 dans ces milieux et a dévasté les herbiers aquatiques, modifiant en conséquence l’ensemble des chaînes alimentaires.
Marais salants du Mès
Sur le territoire du Parc, les marais salants du Mès constituent un site remarquable et un patrimoine unique. Les marais salants et les traicts : étendues reliant les marais salants à la mer, présentent une grande variété de milieux favorables à l’installation de différents types de végétations typiques des zones humides et saumâtres : légèrement salées. Il s’y développe une nourriture abondante et un grand nombre d’oiseaux y passent l’hiver.