Débutez votre visite de rouen en passant par la place du vieux marché.
La place du Vieux-Marché a été le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l'église Saint-Sauveur ont été dégagés et la place est entourée d'un ensemble de maisons à pans de bois. C'est dans l'église Saint-Sauveur de Rouen que les évêques de Coutances s'installèrent lors de leurs exils à la suite des raids vikings, et où ils restèrent jusque dans le premier quart du XIe siècle. C’est également au sein de cette église Saint-Sauveur que Pierre Corneille fut baptisé. À quelques mètres, se trouve sa maison natale qui a été transformée en musée. Aujourd’hui, la place du vieux marché est marquée par une grande croix symbolisant le bûcher de l’époque de de Jeanne d'Arc.
L’église contemporaine qui se trouve au coeur de la place du Vieux-Marché, l’église Sainte-Jeanne d’Arc a été bâtie en 1979. Mais ses impressionnants vitraux qui ornent tout le côté nord sont plus anciens. Ils datent de 1520-1530 et proviennent de l'église, Saint-Vincent, détruite pendant la seconde guerre mondiale par l’explosion d’une bombe. Heureusement, les vitraux avaient été démontés et mis à l’abri au début de la guerre. Leur remontage dans la nouvelle église est à lui seul un véritable chef d’œuvre de technique et de savoir-faire. Une visite guidée contée permet d’en apprécier tous les attraits.
Tout autour de la place du Vieux-Marché, bars et restaurants occupent la place pour en faire un lieu de vie et de convivialité.
Remonter le temps dans le Gros Horloge
Incontournable à Rouen, le gros horloge figure parmi les monuments les plus emblématiques de la ville. Flanquée dans une arcade Renaissance qui enjambe la rue du même nom, le Gros Horloge abrite l’un des plus anciens mécanismes à aiguille d’Europe, unique et richement décoré. L’horloge astronomique datant du XIVe siècle indique l’heure aux habitants de la ville grâce à un double cadran à aiguille unique. De même, plusieurs représentations y sont exposées. Au-dessous du chiffre IV, admirez une divinité symbolisant le jour de la semaine.
L'agneau pascal, dans un écusson au centre de l'arcade, représente les armes de la ville et symbolise le commerce et l'industrie de la laine. À voir aussi, sur la face droite du Gros-Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est sculpté à l'envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l'horloge. Un beffroi de style gothique y est accolé abritant les clochers, ainsi que l’horloge de Rouen. Le Gros Horloge est une visite incontournable qui se fait aussi de l’intérieur. Une scénographie contemporaine invite les visiteurs à découvrir, la salle des cadrans et les anciens appartements du gouverneur de l’horloge. Au sommet vaste panorama sur la ville attend les visiteurs en quête de photo.
En plein cœur de la ville, contempler la cathédrale Notre-Dame de Rouen.
Depuis sa création, l’édifice n’a cessé de se transformer. Édifiée au XIIe siècle, la cathédrale Notre-Dame de Rouen est remarquable par la variété de son architecture de style gothique. La cathédrale vous impressionnera par sa flèche qui s’élève à plus de 150 mètres. En plus de posséder la plus haute flèche de fonte en France, c’est l’une des seules cathédrales à conserver un palais archiépiscopal et des constructions annexes datant du Moyen-Âge. La Cathédrale de Rouen compte certainement parmi les cinq plus belles et historiques cathédrales de France avec les cathédrales de Paris, Reims Beauvais, Amiens, ou encore Strasbourg.
Dans le chœur se trouvent des sépultures d'anciens ducs de Normandie, comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et de Richard Cœur de Lion qui a fait déposer son cœur dans la cathédrale en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Vous pourrez également admirer une série de 28 tableaux peints par Claude Monet qui a rendu la cathédrale Notre-Dame de Rouen célèbre à travers le monde entier.
Découvrir l’église Saint-Maclou, considéré comme l’un des joyaux de l’art gothique
Cette église est considérée par les historiens d’art comme un joyau du patrimoine français. L’église Saint-Maclou est dédiée à un saint breton, la construction de l’église a été construite entre 1437 et 1517. Son style gothique flamboyant annonce les lumières de la Renaissance. L'église a une façade ornée d'une rose. Devant cette façade s'ouvrent cinq porches disposés en arc de cercle. Ils sont surmontés de gables très richement décorés.
L’église Saint-Maclou conserve, comme la cathédrale, la tradition normande de la tour-lanterne, qui y fait office de clocher. La flèche date du xixe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La tour lanterne et la flèche ont été rénovées après avoir subi des dommages au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Enfin, les cinq cloches de l’église, Marie, Adrienne, Adèle, Joséphine et Léontine sont désormais abritées par la tour lanterne en toute sécurité. La sacristie à l'est est un pastiche néo-Renaissance dont les colonnes de marbre authentique viennent d'Italie. Trois d'entre eux abritent des portails, dont deux sont fermés par des portes en bois sculptées, œuvre des huchiers : ébénistes, sculpteurs sur bois... de la Renaissance. À l’intérieur du bâtiment, admirez le mobilier datant de la Renaissance ; un escalier gothique, un buffet d’orgue, un arc de gloire, des confessionnaux baroques.
Aître Saint-Maclou ancien ossuaire
L'aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire, constitué de quatre ailes en pierre et en colombage, entourant une cour de forme carrée. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop petit, l'aître, qui n'était alors qu'un parvis, a été transformée en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage. Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de l'actuel. Après l'interdiction des inhumations en centre-ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, l'intégralité des bâtiments fut transformée en école. Aujourd'hui, une partie des lieux est occupée par le service du Patrimoine et une galerie d'exposition artistique.
L’abbatiale Saint-Ouen, l’un des joyaux de l’architecture gothique française
Ancienne abbatiale de Rouen a été construite au XIVe siècle, l’édifice originel de 535 avait été rénové au milieu du VIIe siècle sous l’impulsion de Saint-Ouen. Détruit vers 842 par les vikings, l’église actuelle a été construite en 1318. Au cours des XIV et XVIe siècle, l’abbatiale Saint-Ouen était l’un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Depuis la Révolution française, l’abbatiale ne sert plus de lieu de culte. C’est davantage un lieu de tourisme. Adossé à ce bâtiment, se trouve l’actuel hôtel de ville qui servait autrefois de dortoir pour les moines.
La "Couronne de Normandie" est le surnom de la tour de croisée surplombant l'abbatiale et haute de 87 mètres. Vous serez impressionnés par les dimensions de l’abbatiale : 137 mètres de hauteur et 33 mètres sous les voûtes. Du fait de sa taille, certains visiteurs la confondent parfois avec la cathédrale. L’abbatiale possède 80 vitraux qui lui offrent une luminosité exceptionnelle. Par ailleurs, l’édifice est surtout connu pour son grand orgue qui fut la dernière construction de Cavaillé-coll. C’est d’ailleurs l’un des instruments les plus enregistrés sur la planète.
Palais de justice de Rouen et Parlement de Normandie
Ce chef-d’œuvre d’architecture gothique ne passe pas inaperçu, l'édifice abritait auparavant l'Échiquier de Normandie, devenu Parlement de Normandie au XVIe siècle. Le corps central est un mélange de styles gothique et Renaissance, dont la construction embrasse presque tout la période du XVIe siècle. Il a été construit sur les vestiges de l'ancien quartier juif de Rouen dit « Clos aux Juifs » qui se situait entre l'actuelle rue du Gros-Horloge et la rue des Cannes, avant sa destruction et l'expulsion des juifs de France en 1306 par Philippe le Bel, dont celle des quelque 5 000 juifs rouennais installés depuis l'époque romaine.
La Maison sublime
La Maison sublime est un monument juif sous l'escalier de droite de la cour d'honneur du Palais de Justice. Il date du début du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur présentent des graffitis en hébreu, dont l'inscription issue du Livre des Rois : « Que cette maison soit (toujours) sublime ! ». On y voit aussi un lion de Juda sculpté. Il est possible de réserver des visites guidées du monument, visites assurées par des guides formés par l'association de « la Maison Sublime ».