Commencez votre voyage à Thury-Harcourt-le-Hom (km 0), Le Hom est une commune nouvelle regroupant les villages de Hamars, Curcy-sur-Orne, Caumont-sur-Orne, Saint-Martin-de-Sallen et Thury-Harcourt. Au cœur de la Suisse Normande, Le Hom se situe au creux de la vallée de l'Orne, dont le cours d'eau sillonne des paysages vallonnés et boisés, offrant un panorama exceptionnel et un large éventail d'activités de pleine nature.
Le patrimoine architectural et historique de la commune est constitué de l'église Saint-Sauveur de Thury-Harcourt, du Château d'Harcourt, le bâtiment principal a été en grande partie détruit lors de la Seconde Guerre mondiale. Les ruines du château sont situées, sur le bord de l'Orne, qui traverse son parc, à 350 mètres au nord-ouest de l'église Saint-Sauveur de Thury-Harcourt. Côté patrimoine naturel vous trouverez l'Orne (fleuve), la boucle du Hom, la Tranchée du Hom, la vallée des Vaux, la colline d'Enfer et le plan d'eau du Traspy.
Prenez la direction de Pontécoulant (18 km), via la D562. La commune est connue pour son patrimoine historique grâce au château de Pontécoulant, situé sur la Druance et à 2 kilomètres du bourg. Le Château a été construit au XVIème siècle à l’emplacement d’une ancienne motte féodale fut agrandi et réaménagé au XVIIIème siècle. C'est l'ancienne demeure de Louis-Gustave le Doulcet, comte de Pontécoulant. Le château est composé de deux parties, la première date du XVIe siècle et la seconde du XVIIIe siècle. Madame de Barrère, la dernière de la famille des Pontécoulant lègue le château au département du Calvados en 1896 avec l'envie de l'ouvrir au public. Ce n'est que quelques années plus tardque le musée fut créé.
Franchissez le seuil de cette demeure où décors, meubles et objets familiers traduisent le mode de vie de ses anciens occupants. Son parc est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique. À l’écart des axes touristiques majeurs, des châteaux médiévaux et des manoirs du XVIᵉ siècle se dressent encore, parfois cachés par la végétation. Ils deviennent des fenêtres vers le temps, des invitations à imaginer la vie d’antan. A voir également : l'Église Saint-Michel du XVIIIe siècle, l'étang-réservoir sur la Druance, l'établissement fortifié dit camp romain.
Poursuivez vers Condé-en-Normandie (24 km) au coeur de la Suisse Normande. Durant le XVIIIe siècle, Condé était une des villes industrielles les plus actives du département. On y fabriquait de la toile, des draps, du lin. Elle connait son apogée dans les années 1860 dans l'industrie textile mais aussi dans l'imprimerie. Elle connait avec la seconde guerre mondiale surtout avec les bombardements alliés de nombreux dégâts puisqu'elle fut détruite à 95%. La ville est surtout connue pour les personnalités qui y ont vécu.
La commune de Condé-en-Normandie offre aux amateurs de patrimoine religieux, un bel héritage, témoin de son passé : l'église Saint-Gerbold de La Chapelle-Engerbold, l'église Saint-Martin de Condé-sur-Noireau, en partie du XIe siècle. l'Église Saint-Sauveur de Condé-sur-Noireau du XXe siècle. L'Église Notre-Dame ou de l'Assomption-Notre-Dame de Lénault (XVIe siècle). l'Église Notre-Dame de Proussy, du XVIe siècle. L'église Saint-Pierre de Saint-Pierre-la-Vieille (XVe siècle et reconstruction). l'Église Saint-Germain de Saint-Germain-du-Crioult du début du XXe siècle. La Chapelle Saint-Jacques de Condé-sur-Noireau, ou Notre-Dame-de-Bon-Secours (1830).
Visitez le musée Charles-Léandre, il présente non seulement des œuvres du peintre et caricaturiste Charles Léandre (1862-1934), mais aussi d'autres artistes normands comme Eduardo Leon Garrido (1856-1949), son fils Louis-Édouard Garrido (1893-1982) et Jack Mutel (1935-2016). A voir aussi le château d'Orbigny (XVIIe siècle, Saint-Pierre-la-Vieille). Le Château du Rosel (XVIIIe siècle, Saint-Germain-du-Crioult). Le Château des Ramiers (XIXe siècle, Saint-Germain-du-Crioult). L'ancien château de la famille de La Rivière et sa chapelle Notre-Dame, à Gouvy (Saint-Germain-du-Crioult).
A présent dirigez-vous vers Montilly-sur-Noireau, via la D562 (29 km). Vous y trouverez l'Église Saint-Pierre du XXe siècle. Le Temple protestant de la Groudière du XIXe siècle. Le Manoir de Beaumanoir du XVe siècle remanié au XVIIIe siècle. Puis, continuez vers Flers, via la D962 (41 km). Au coeur du Bocage, à deux pas de la Suisse Normande, Flers dispose d'un patrimoine naturel et architectural exceptionnel dont la pièce maîtresse est le château et son parc de 7 hectares. Durant la Révolution, le château servira de lieu de rassemblement des Chouans. Les « Bleus » l'incendient en 1800, la ville le rachètera en 1901.
Bordé de deux étangs, le château de Flers, entouré de profondes douves, abrite les trésors du Musée. On y découvre des collections de Beaux Arts (Corot, Caillebotte…), d'arts décoratifs mais aussi d'histoire locale qui évoquent l'activité textile au XIXe (métiers à tisser) et la vie normande au XVIIIe. Vous pouvez également admirer l'église Saint-Germain (place du Marché), dotée d'une façade à deux tours dépourvues de flèches (le manque d'argent ne permet pas la pose des flèches prévues à 65 m de hauteur).
Au cours d’une opération d’archéologie préventive menée à l’automne 2014 sur la place Saint-Germain, les archéologues de l’Inrap ont découvert, dans le chœur de l’ancienne église paroissiale, deux sarcophages en plomb anthropomorphes des XVIIe et XVIIIe siècles sur l’un desquels reposait une urne en plomb, un cardiotaphe. L'église Saint-Jean, située sur la place Saint-Jean, construite de 1858 à 1865 par Victor Ruprich-Robert en style néo-roman mais surmontée d'une tour néo-gothique.
Votre prochaine étape sera Athis-Val de Rouvre via la D25 (50 km), au coeur du Bocage Ornais. La place centrale de Athis-de-l'Orne attire l'oeil des visiteurs, avec son église imposante, ses commerces, sa fontaine et sa statue de Saint-Vigor. Athis-de-l'Orne possède de nombreux espaces naturels. L'étang de la Queue d'Aronde, le bois Charles Meunier Velay ou la vallée de la Vère sont des lieux de promenade à découvrir. L'église Saint-Vigor inscrite au patrimoine des monuments historiques, pour ses fresques de Louis Chifflet, la chapelle du Sacré-Coeur ou encore le temple protestant forment le patrimoine de la ville.
Sur cette commune se trouve aussi l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Bréel. La Basilique Notre-Dame-de-la-Recouvrance des Tourailles, consacrée en 1932. La Chapelle du Sacré-Cœur à Athis-de-l'Orne. Le château de Ségrie-Fontaine, qui devrait devenir un lieu artistique et culturel. Le Jardin intérieur à ciel ouvert de l'association Aertigo, labellisé Jardin remarquable.
Sortez Athis-de-l'Orne par la D25 en traversant le bois Charles Meunier, jusqu'au village de Sainte-Honorine-la-Chardonne (52 km). A la sortie du village se trouve le Manoir de la Boisnerie des XVe-XVIe siècles et son jardin classé Jardin remarquable. D’un édifice à l’autre, parcourez ce village paisible avec son Église Sainte-Honorine au clocher caractéristique à toiture circulaire munie d'un clocheton. le Château de Saint-Sauveur du XVIIe siècle et le Château et chapelle de la Poupelière. Prendre la D15, puis la D43 en suivant la direction du village de La Carneille (61 km). Superbe village de caractère pour tous les amoureux du patrimoine bâti !
Situé à 176 mètres d'altitude dans les collines de la Suisse Normande, Le village de La Carneille est construit de part et d’autre de la rivière La Gine. En plein coeur de la Suisse Normande, il présente des gorges tout à fait singulières et a conservé un bel ensemble architectural, avec ses nombreuses maisons anciennes des XVIIe et XVIIIe siècle, ses ruelles, son église au campanile remarquable et sa vieille halle au beurre.
En suivant le parcours“La Carneille en Histoire”, laissez-vous immerger par les petites et grandes histoires racontées dans les 11 pupitres qui jalonnent le sentier. Admirez quelques vestiges du passé : les halles sur la place, l'église Saint-Pierre de 1858, le château des Hayes du XIXe, du Bois-André XVIIe, le manoir du Hamel XVe, le logis de Saint-Étienne XVe, la chapelle de la Blocherie. La Carneille est aussi un village d’artistes. D’ailleurs, vous remarquerez quelques œuvres en parcourant les petites ruelles typiques. Autrefois, cette ancienne commune était importante. En 1793, le maire, Charles Ambroise Bertrand l'Hodiesnière député des cinq-cents a voté la mort du Roi en demandant un appel au peuple.
Après vos déhambulation dans le village de La Carneille prendre la D20 pour visiter la Basilique Notre-Dame de la Recouvrance (68 km). La basilique est située au creux d’un vallon enchanteur à proximité de la rivière La Rouvre. La commune des Tourailles est signalée sur les routes comme « centre de pèlerinage ». On y célèbre la vierge Marie sous le nom de Notre-Dame-de-la-Recouvrance depuis le IXe siècle. A présent, rejoignez directement Sainte-Honorine-la-Guillaume, via la D216 (71 km).
Les documents d'archives mentionnent l'existence de Sainte-Honorine-la-Guillaume à partir du XIIIe siècle mais une bourgade devait exister bien avant cette époque : Une butte féodale portant les traces d'un donjon située derrière l’église atteste de cette ancienneté. On imagine cette butte fortifiée, avec sa palissade de bois et sa tour centrale, entourée d’un étang que le ruisseau la Coulande devait alimenter. D'après la légende, celle-ci renfermerait le " Trésor des anglais" surnommé " La poule aux oeufs d'or".
La Grande Maison voisine de la butte fut sans doute la résidence de quelque Guillaume, vassal parmi bien d’autres du même prénom, vivant dans la région au Moyen-Âge. Un grand bâtiment Renaissance situé à la lisière du bois de la Mousse et ancienne dépendance du château du Repas fut sans doute un important rendez-vous de chasse. A voir également l'église Sainte-Honorine du XIXe siècle. Le Château de la Joasière, sur un site occupé dès la préhistoire comme l'indique le menhir qui y est présent, il a été construit à partir d'une tour du XIIIe siècle. Il appartient à la famille Juas (Guillaume Juas donnant son nom au fief) au XVIIIe siècle. Il est mentionné dans le recueil des actes de Henri II d'Angleterre et duc de Normandie.