Etape 1 (partie Ille-et Vilaine) : de Cancale à Saint-Briac
Cancale, là où commence la magie
Commencez votre circuit touristique sur la route de la Côte d'Emeraude à partir de Cancale, port de pêche pittoresque. La ville a une situation privilégiée. La ville et son port regardent vers l’ouest dans la baie du Mont Saint-Michel.
Cancale, petit port de caractère tourné vers la baie du Mont-Saint-Michel. Dès les premiers pas sur le port de la Houle, le décor est planté. Les bateaux de pêche oscillent doucement sur les eaux du port tandis que les terrasses s’animent au rythme des marées. Cancale possède cette authenticité rare des villages maritimes qui ont su conserver leur âme. Les façades de granit regardent la mer depuis des générations. Les pêcheurs y racontent encore les caprices de l’océan et les histoires de navigation qui ont façonné l’identité locale.
Mais Cancale est avant tout la capitale bretonne de l’huître. Depuis des siècles, les parcs ostréicoles dessinent à marée basse un étonnant damier dans la baie. Déguster une huître fraîche face à la mer fait partie des expériences incontournables du voyage. Lorsque le ciel est dégagé, le regard porte jusqu’au Mont-Saint-Michel, silhouette mythique qui semble flotter entre ciel et mer. Peu d’endroits offrent une entrée en matière aussi spectaculaire.
Entre le Cancale et la pointe du Groin : plusieurs petites criques agréables. Vue sur le Rocher de Cancale et l'île des Rimains avec son fort érigé en 1788 pour protéger Cancale des Anglais. En remontant vers la ville nouvelle et en longeant la côte sauvage vers Saint-Malo, vous arrivez à la Pointe du Grouin via la D201 (4,5 km) elle offre l'un des plus beaux points de vue tout à la fois sur la baie du Mont-Saint-Michel, la Côte d'Emeraude et les îles de Chausey.
La Pointe du Grouin, le royaume du vent et des grands horizons
En quittant Cancale, la route rejoint rapidement la Pointe du Grouin, l’un des plus beaux belvédères de Bretagne. Cette avancée rocheuse plonge dans la Manche avec une impression de puissance saisissante. Le vent y règne en maître. Les vagues viennent frapper les falaises avec énergie tandis que les oiseaux marins profitent des courants ascendants. Devant soi, les îles Chausey émergent de l’horizon comme un archipel de légende. C’est ici que l’on comprend véritablement la personnalité de la Côte d’Émeraude. Sauvage, lumineuse et profondément maritime.
Le sentier côtier du GR34 permet d’explorer les environs à pied. Chaque détour offre une nouvelle perspective sur les falaises, les criques et les immenses étendues marines. Les photographes y trouvent un terrain de jeu exceptionnel, particulièrement au lever et au coucher du soleil lorsque la lumière transforme les paysages.
Entre criques secrètes et plages sauvages
La plage du Verger est la première et très belle plage que vous allez rencontrer, la partie Est est naturiste. Suivra l'anse du Guesclin, belle plage mais assez ventée, comprends une île privée en son milieu, accessible à marée basse. Arrive la plage de Soussaye, une plage presque secrète, bien connue des locaux mais peu des touristes car elle n’est pas visible depuis la route.
Sur la partie de la commune de Saint-Coulomb se trouve la Pointe du Meinga (20 km) : un très beau point de vue, idéal pour le chemin de randonnées. La Plage de la Guimorais : l'une, sinon la plus belle plage naturelle du pays malouin avec le Verger. L’un des plaisirs de la Côte d’Émeraude réside dans cette succession presque infinie de plages et de petites anses cachées.
Certaines criques semblent n’appartenir qu’aux initiés. Il faut parfois quitter la route principale, suivre un petit chemin bordé d’ajoncs ou descendre un sentier discret pour découvrir un coin de paradis préservé. Le bruit des vagues devient alors la seule bande sonore. Ces plages invitent autant à la baignade qu’à la contemplation. Même lorsque l’eau reste fraîche, l’atmosphère suffit à rendre le moment inoubliable.
Rotheneuf (25 km), la plage du Val et la plage du Nicet offrent de délicieuses promenades. Les rochers sculptés sont payants si vous suivez les signalétiques, mais visibles gratuitement en passant par la plage. Débutant sur l'ancienne ville de Paramé, le Sillon, plage qui rejoint l'intra-muros de Saint-Malo, est très prisé par les amateurs de surf, planche ou chars à voile.
Au bout de la D201, Saint-Malo (28 km), la cité des corsaires entourée de remparts et avec vue sur la mer.
Saint-Malo, la cité des corsaires
Impossible d’évoquer la Côte d’Émeraude sans parler de Saint-Malo. Derrière ses impressionnants remparts se cache l’une des villes les plus fascinantes de Bretagne. Dès l’arrivée, la silhouette de la cité fortifiée impressionne. Les murailles semblent encore protéger la ville des attaques venues du large. Saint-Malo se découvre à pieds, en foulant ses pavés et en arpentant ses remparts, visite des trésors de la cité corsaire. C’est une ville agréable pour se balader, le panorama qu’offre la vue depuis les remparts sur les plages et les îlots voisins est unique.
Saint-Malo porte l’héritage de ses célèbres corsaires. Ces marins audacieux ont bâti la richesse et la réputation de la cité. En parcourant les ruelles pavées de l’intra-muros, on ressent encore l’écho de cette époque héroïque. La promenade sur les remparts constitue l’un des moments forts de la visite. D’un côté, les toits de la vieille ville. De l’autre, les plages, les forts maritimes et l’immensité de la mer.
À marée basse, un phénomène spectaculaire se produit. Les eaux se retirent sur des centaines de mètres, dévoilant un paysage totalement transformé. Les plus grandes marées d’Europe offrent ici un spectacle naturel fascinant. Saint-Malo est aussi une ville de plaisirs. Cafés, restaurants, boutiques artisanales et marchés donnent envie d’y prolonger son séjour bien au-delà d’une simple étape.
Après cette visite de la ville Corsaire direction Dinard par le barrage de la Rance via la D168 (36 km). Le barrage de la Rance est accessible en voiture depuis Saint-Malo ou Dinard. La route passe dessus et il y a un parking de part et d’autre du barrage.
La Rance, un estuaire aux mille visages
Ce territoire plus discret constitue pourtant l’un des joyaux du voyage. L’eau douce et l’eau salée s’y rencontrent dans un paysage changeant où les marées sculptent continuellement le décor. Les petites criques se succèdent. Les bateaux semblent dormir dans les anses paisibles. Les villages bordant la rivière possèdent un charme tranquille qui contraste avec l’énergie du littoral. Le barrage de la Rance rappelle quant à lui l’ingéniosité humaine. Cette réalisation emblématique est devenue un élément à part entière du paysage breton.
Après avoir franchit le Barrage de la Rance, prenez la direction de Dinard (41 km). De l’autre côté de la Rance apparaît Dinard. Ville balnéaire, Dinard, ville d'art et d'histoire est connue pour ses belles demeures. Côté architecture, c’est dans la rue de la Malouine, que l’on peut admirer les plus belles maisons d’époque, véritables châteaux de bord de mer.
Dinard, l’élégance face à la mer
La station balnéaire possède une atmosphère unique sur la côte bretonne. Ici, l’élégance de la Belle Époque s’affiche dans les villas spectaculaires qui dominent les plages. Chaque demeure raconte une histoire. Tourelles, balcons ouvragés, jardins suspendus et façades raffinées témoignent de l’âge d’or du tourisme balnéaire. À la fin du XIXe siècle, aristocrates et artistes venaient chercher ici le grand air marin. Aujourd’hui encore, Dinard conserve cette sophistication discrète.
La promenade du Clair de Lune offre l’une des plus belles balades du littoral. Bordée de palmiers et de jardins exotiques, elle surplombe une mer aux reflets changeants. Le contraste entre l’architecture élégante et la puissance de l’océan crée une ambiance particulièrement séduisante.
Continuez votre périple vers Saint-Lunaire via la D786 et l'avenue Edouard VII (45 km). Tout comme ses voisines Dinard et Saint-Briac, Saint-Lunaire est connue pour ses belles villas fin-XIXe siècle.
Saint-Lunaire et Saint-Briac, les perles discrètes
Plus loin, Saint-Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer apparaissent comme des trésors préservés. Ces stations balnéaires ont conservé une dimension humaine qui séduit immédiatement. À Saint-Lunaire, les plages s’étendent au pied de villas anciennes nichées dans la végétation. La pointe du Décollé offre un panorama remarquable sur la baie. Saint-Briac, quant à elle, semble sortie d’un tableau. Les ruelles fleuries, les petites maisons de pierre et les points de vue sur la mer composent un décor d’une rare harmonie. Les artistes ne s’y sont pas trompés. Depuis longtemps, peintres et écrivains viennent chercher ici une lumière particulière, douce et changeante.
Vous pouvez suivre le chemin des douaniers depuis la Garde-Guérin vers Saint-Briac en longeant le golf. Vous découvrer des paysages merveilleux ! Prenez le temps de vous rendre à la pointe du Décollé, via Boulevard de la Mer et Boulevard des Rochers/D264 (46 km), là où saint Lunaire aurait accosté au VIe siècle.
Pour la dernière étape dans cette partie de la route de la Côte d'Emeraude en ille et Vilaine, direction Saint-Briac-sur-Mer via D786 et D3 (51 km). Situé le plus à l'ouest de la côte de l'Ille-et-Vilaine, est très sympathique. De part les petits hameaux traditionnels qui le composent, avec ses ruelles étroites et ses mini-jardins, mais aussi avec ses paysages majestueux. De Saint-Briac, la côte serpente le long de la rivière Frémur jusqu'au pont, vous êtes à la frontière avec les Côtes d'Armor.
Fin de cette première étape, retrouvez tous les détails de ce circuit sur notre page : Etape 1 (partie Ille et Vilaine) de Cancale à Saint-Briac.
Etape 2 (partie Côtes d'Armor) : de Lancieux à Pleneuf-Val-André
L’entrée dans les Côtes-d’Armor
Après avoir franchi la frontière naturelle formée par le Frémur, la Côte d’Émeraude poursuit son aventure dans les Côtes-d’Armor. Le paysage évolue progressivement. Les falaises deviennent plus présentes. Les espaces naturels s’élargissent. Les panoramas gagnent encore en ampleur. La sensation de liberté devient presque permanente.
Vous voici dans les Côtes d'Armor pour la partie de cette route de la Côte d'Emeraude situé dans ce département des Côtes d'Armor. prenez la direction de Lancieux via D786 (53 km). Rester sur la D786 vers Ploubalay (55 km), la commune a acquis le surnom de "carrefour des plages" du fait de sa situation géographique. Ploubalay possède sur son teritoire des constructions anciennes remarquables.
A la sortie de Ploubalay, sur votre droite vous remarquerez les polders de Ploubalay dans la baie de Lancieux créés par des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Jacut. La plus ancienne digue, la Digue des Moines aurait été construite vers la fin du XVe siècle pour protéger les zones des Bauglais et des Briantais.
Les autres digues ont été construites au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle sous la direction de l'abbaye mais par des repris de justice de la ville de Saint-Malo. Vous suivrez les polders jusqu'à Saint-Jacut-de-la-Mer via la D768 et D26 (61 km).
Saint-Jacut-de-la-Mer, entre terre et océan
Saint-Jacut-de-la-Mer occupe une situation exceptionnelle sur une presqu’île avançant dans la mer. Partout, l’eau semble entourer le voyageur. Les marées modifient constamment le paysage. Certaines plages apparaissent puis disparaissent au fil des heures. Les bancs de sable dessinent des formes éphémères que seule la mer sait créer. Le patrimoine religieux rappelle l’importance historique de cette terre tournée vers l’océan depuis plus d’un millénaire. L’atmosphère y est paisible, presque méditative.
Prenez la D26 vers le Guildo, avant le village, à droite de la rivière Arguenon, les imposantes ruines féodales du château de Gilles de Bretagne datent du XIVe siècle. Elles se visitent. Le château fut démantelé par Henri IV au XVIIIe siècle. Au départ du château, très belle promenade par le chemin des douaniers en direction de Saint-Jacut-de-la-Mer.
Continuez votre parcours sur la route de la Côte d'Emeraude vers Saint-Cast-le-Guildo (76 km) via la D786. La Presqu'île de Saint-Cast-le-Guildo est un savoureux mélange entre immenses plages de sable fin, criques secrètes et panoramas époustouflants.
Saint-Cast-le-Guildo, l’esprit balnéaire breton
Saint-Cast-le-Guildo offre un équilibre parfait entre nature et animation. Ses grandes plages attirent les amateurs de baignade tandis que les sentiers côtiers séduisent les randonneurs. Depuis les hauteurs, les vues sur la mer sont exceptionnelles. Les nuances de bleu et de vert semblent infinies. Les familles apprécient particulièrement cette étape pour la diversité de ses activités : voile, kayak, paddle, randonnées ou simplement détente sur le sable. Le soir venu, les couchers de soleil offrent souvent des spectacles mémorables.
Revenez vers Matignon par la D13 (81 km), l'actuel prince de Monaco, Albert II, porte parmi ses nombreux titres celui de sire de Matignon. Admirez le Château de La Chesnaye-Taniot, du XVIIe et XVIIIe siècle, le Manoir de La Vigne du XVIe siècle. l'église Notre-Dame du XIXe siècle et la Chapelle de Saint-Germain de la Mer XIIe siècle.
Vous retrouvez la D786, prenez à droite la D34 et la D117 vers le Fort la Latte (93 km), en suivant la route de la côte vers l’ouest. C’est l’un des endroits les plus impressionnants de cette côte d’Emeraude. Surplombant une falaise de 72 mètres battus par les vents, ce château a un cachet unique !
Fort La Latte, la sentinelle de granit
S’il fallait choisir une image emblématique de la Côte d’Émeraude, le Fort La Latte figurerait sans doute parmi les favorites. Accroché à un promontoire rocheux dominant la mer, ce château médiéval semble surgir d’un récit d’aventure. Ses murailles affrontent les tempêtes depuis des siècles. Le site possède une puissance visuelle extraordinaire. Les falaises plongent dans l’océan tandis que les vagues explosent au pied des remparts. De nombreux réalisateurs ont d’ailleurs choisi ce décor naturel pour le cinéma. Une visite du fort permet de remonter le temps tout en profitant de panoramas parmi les plus spectaculaires de Bretagne.
Depuis le fort-la-Latte, il est possible de rejoindre la pointe du cap en passant par le sentier de randonnées, le long de l'anse des Sévignés. Plage fantastique à marée basse (difficile d'accès).
Par la route (ou par le sentier des douaniers le long de la côte 5km), vous arriverez sur l'une des l’extremité de la côte d’Emeraude. Le Cap Fréhel via la D34 (97 km), ici la Nature est reine. Aucune construction humaine. On se ressource. On respire… Le rose des falaises est appuyé par le rose des lavandes. L'extremité du cap étant recouvert d'une lande épaisse, le tout formant un paysage breton très typique et propice aux légendes !
Cap Fréhel, le grand final
Le cap Fréhel. Immense. Sauvage. Inoubliable. Ses falaises de grès rose dominent la mer à plus de soixante-dix mètres de hauteur. Les landes couvertes de bruyères et d’ajoncs explosent de couleurs au printemps et en été. Le phare veille sur ce paysage grandiose. Ici, la Bretagne révèle toute sa puissance. Le regard embrasse une immense portion du littoral. Les jours de beau temps, la lumière semble amplifier encore davantage la beauté du site. Les amateurs d’ornithologie apprécient également les nombreuses espèces d’oiseaux marins qui nichent dans les falaises. Le cap Fréhel constitue l’aboutissement idéal de cette route touristique : un lieu où l’on ressent pleinement le dialogue permanent entre la terre, le vent et l’océan.
A l'ouest du Cap Fréhel, vers Saint-Brieuc par la D34 : la route de la Côte d'Emeraude avec ses caps, ses plages, les criques sensationnelles, et ses sentiers de randonnées, est incroyablement belle, surtout l'été après 16 heures, quand les couleurs virent au orange-rouge. La plage du Croc à Pleherel et ses beaux cordons dunaires est très belle. L'un des plus grands campings d'Europe la jouxtant; elle perd néanmoins un peu de son charme. L'église du Vieux-bourg, à côté, vaut un temps d'arrêt.
Passez la plage des Sables d'Or les Pins, le site était déjà habité au IIe siècle, puisque des vestiges de thermes gallos-romains y sont visitables. Très belle station balnéaire avec sa grande plage, ce village fut construit pour le tourisme entre 1922 et 1924. De grandes villas de style Anglo-normand, et d'autres plus art-déco jalonnent la côte.
Retrouvez la D786 puis la D34 vers Erquy (113 km), ce port est le premier pour la pêche de la coquille Saint-Jacques et de la praire. Erquy offre les charmes architecturaux de ses nombreuses maisons en grès rose. Conjointement, les caps d'Erquy et de Fréhel ont intégré le Réseau des grands sites de France.
Dernière étape de ce deuxième circuit de la route de la Côte d'Emeraude, Pleneuf-Val-André via la D34 en suivant la côte (123 km). Le petit port du Dahouët, à l'embouchure de la rivière Flora, est un endroit très charmant, qui vit partir générations de marins vers l'Islande puis Terre-Neuve. Les pêcheurs se sont aujourd'hui reconverti à la coquille Saint-Jacques.
Fin de cette deuxième étape, retrouvez tous les détails de ce circuit sur notre page : Etape 2 (partie Côte d'Armor) de Lancieux à Pleneuf-Val-André.