Le Faou, porte d’entrée d’un voyage hors du temps
Nous vous proposons de commencer ce parcours touristique à partir de la petite cité de caractère de Le Faou. La création de la cité de Le Faou remonte au XIe siècle, la petite cité de caractère tient sa longue histoire et son riche patrimoine de sa situation exceptionnelle au fond d'une ria de la rade de Brest.
Dès l’arrivée, le charme opère. Nichée au fond d’une ria, cette petite cité de caractère semble figée dans une époque où les marchands, les marins et les artisans animaient les quais. Les maisons à pans de bois et à encorbellements, certaines datant du XVIe siècle, bordent les rues étroites avec une élégance préservée. Les façades colorées se reflètent dans les eaux calmes du port lorsque la marée est haute.
Flâner dans Le Faou, c’est entrer dans une carte postale bretonne. Les détails attirent le regard : une fenêtre sculptée, une enseigne ancienne, un porche de pierre usé par les siècles. L’église Saint-Sauveur, avec son remarquable clocher Renaissance, domine l’ensemble et rappelle l’importance historique de cette petite cité marchande. Mais Le Faou n’est pas seulement un décor. C’est aussi un point de rencontre entre plusieurs mondes : la rade de Brest, les Monts d’Arrée, la presqu’île de Crozon et la vallée de l’Aulne. Une situation géographique exceptionnelle qui explique son développement depuis le Moyen Âge.
Avant de reprendre la route, il faut prendre le temps de longer le port, observer les oiseaux des vasières et respirer cet air mêlé d’iode et de terre humide qui caractérise les estuaires bretons.
La forêt du Cranou, cathédrale végétale de Bretagne
À quelques kilomètres seulement du centre du Faou s’étend un univers radicalement différent. La forêt domaniale du Cranou apparaît comme un immense écrin de verdure. Les rayons du soleil filtrent à travers les feuillages et dessinent des mosaïques lumineuses sur les chemins. Les chênes centenaires, les hêtres majestueux et les fougères géantes composent un décor presque féerique. Depuis des siècles, cette forêt fournit du bois pour la construction navale et participe à l’histoire maritime de la région. Aujourd’hui, elle est devenue un paradis pour les randonneurs et les amoureux de nature.
Le silence y est impressionnant. Seuls le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les branches accompagnent la marche. En automne, les couleurs flamboyantes transforment les sous-bois en véritable tableau impressionniste. Au printemps, les jeunes feuilles diffusent une lumière tendre qui semble envelopper chaque sentier. La forêt du Cranou rappelle que l’identité bretonne ne se limite pas aux côtes sauvages. Elle puise également sa force dans ces terres intérieures où l’homme et la nature cohabitent depuis des siècles.
Rumengol, le sanctuaire des pèlerins
En poursuivant la route, un autre joyau apparaît : Rumengol. Le village est célèbre pour son église Notre-Dame, souvent surnommée « la cathédrale des champs ». Élevée sur un ancien lieu de culte très ancien, elle attire depuis des générations pèlerins, croyants et amateurs de patrimoine. L’édifice impressionne par ses dimensions et par la richesse de ses décors. À l’intérieur, la lumière colorée des vitraux danse sur les pierres anciennes. L’atmosphère est paisible, presque méditative.
Autour de l’église, les paysages vallonnés offrent de magnifiques perspectives sur la campagne environnante. Les haies bocagères, les prairies et les chemins creux composent un paysage typiquement breton où le temps semble s’écouler plus lentement.
Quittez le Faou pour Rosnoën via la D47 (5 km).
Rosnoën et les panoramas de l’estuaire
La commune occupe une position privilégiée entre l’Aulne maritime et la rade de Brest. Ici, les points de vue sont spectaculaires. À mesure que l’on gagne de l’altitude, la vallée se dévoile dans toute son ampleur. Depuis les belvédères naturels, le regard embrasse les méandres du fleuve, les collines boisées et les eaux changeantes de l’estuaire. Selon la lumière du jour, les paysages passent du vert profond au bleu argenté.
Les photographes trouvent ici un terrain de jeu exceptionnel. Au lever du soleil, les brumes flottent au-dessus de l’eau comme un voile mystérieux. En fin de journée, les derniers rayons illuminent les versants et donnent au paysage des allures de peinture romantique. Rosnoën rappelle que la Bretagne est aussi une terre de panoramas grandioses.
Située aux confins des Montagnes Noires et des Monts d'Arrée, Rosnoën est une commune de forme triangulaire baignée par l'Aulne, la rivière du Faou et la rade de Brest. Si, Il est un lieu magnifique, grandiose qu'il ne faut absolument pas manquer sur la route touristique à l'entrée de la Presqu'île de Crozon... ce lieu magique, c'est le belvédère de Rosnoën.
A 1 km après la sortie de Rosnoën, en direction du Pont de Terenez, ce point de vue inoubliable est aussi le point de départ de deux sentiers de randonnée. Après avoir fait chauffé votre appareil photo au belvédère, prenez la direction de Landévennec via la D47, D791, puis sur en bifurquant sur votre droite la D60 (24 km).
Landévennec, là où est née une partie de la Bretagne
Peu de lieux possèdent une telle charge historique. Blottie dans une anse paisible de l’Aulne maritime, Landévennec abrite l’un des plus anciens sites monastiques de Bretagne. Selon la tradition, saint Guénolé y fonda une abbaye vers la fin du Ve siècle. Durant plus d’un millénaire, ce lieu joua un rôle majeur dans la vie spirituelle et culturelle de la région.
Les vestiges de l’ancienne abbaye offrent aujourd’hui une promenade fascinante. Les ruines émergent au milieu des jardins et racontent silencieusement quinze siècles d’histoire. L’endroit possède une atmosphère unique. Les pierres anciennes, les arbres centenaires et la proximité de l’eau créent un sentiment de sérénité difficile à décrire.
Le climat particulièrement doux de Landévennec permet également la présence d’une végétation surprenante. Palmiers, camélias, figuiers et lauriers prospèrent dans ce microclimat exceptionnel. Les senteurs méditerranéennes se mêlent parfois aux parfums marins, créant une expérience sensorielle inattendue en plein Finistère. Située tout au fond de la rade de Brest, là où l'Aulne rejoint la mer, la commune de Landévennec est un de ces lieux préservés que l'on aime découvrir pendant ses vacances et auquel le visiteur s'attache volontiers.
Suivez la côte par la petite route pour profiter du paysage puis sur votre gauche tourner vers Argol (38 km). Argol est un site bordé par des paysages saisissants de beauté.
Argol, entre traditions et légendes
La Bretagne aime raconter des histoires. À Argol, elles sont partout. Cette commune de la presqu’île de Crozon est profondément attachée à ses traditions. Son patrimoine religieux, avec son église, son enclos paroissial et son arc de triomphe monumental, témoigne de la richesse culturelle de la région. Mais Argol est surtout connue pour son lien avec les grandes légendes bretonnes. La figure du roi Gradlon et le souvenir de la mythique cité d’Ys planent encore sur ces terres balayées par les vents. Pendant longtemps, les habitants ont fait revivre cette épopée lors de spectacles estivaux devenus emblématiques.
La Maison des Vieux Métiers Vivants permet quant à elle de découvrir les gestes d’autrefois : sabotier, forgeron, tisserand ou boulanger. Une immersion passionnante dans le quotidien des générations passées. Argol est une invitation à ralentir et à renouer avec un patrimoine vivant.
Poursuivez votre périple sur la route de l'Aulne maritime sur la D60 vers Trégarvan (46 km). Trégarvan ou la perle de l’Aulne enserrée entre le Menez-Hom et un méandre de l’Aulne maritime est un joli petit port où il fait bon flaner.
Trégarvan, la perle discrète de l’Aulne
Certains villages séduisent par leur grandeur. D’autres par leur simplicité. Trégarvan appartient à cette seconde catégorie. Lovée entre le Menez-Hom et un méandre de l’Aulne maritime, cette petite commune possède un charme authentique qui touche immédiatement les visiteurs. Son petit port semble sortir d’un autre temps. Les bateaux se balancent doucement au rythme des marées tandis que les collines verdoyantes se reflètent dans l’eau calme.
Le Musée de l’École Rurale offre une plongée émouvante dans la vie quotidienne des écoliers bretons du siècle dernier. Les pupitres en bois, les cartes murales et les cahiers soigneusement conservés réveillent souvent des souvenirs chez les visiteurs. À Trégarvan, la Bretagne se révèle dans sa dimension la plus humaine.
Le Menez-Hom, balcon géant sur le Finistère
Impossible d’évoquer la vallée de l’Aulne sans parler du Menez-Hom. Cette montagne emblématique domine toute la région. Depuis son sommet, le spectacle est saisissant. La vue s’étend sur la rade de Brest, la presqu’île de Crozon, la baie de Douarnenez et la vallée de l’Aulne. Par temps clair, l’horizon semble infini.
Lieu sacré depuis la préhistoire, le Menez-Hom conserve une aura particulière. Les Celtes y célébraient probablement leurs rites. Aujourd’hui encore, les visiteurs ressentent quelque chose de spécial lorsqu’ils atteignent les hauteurs balayées par le vent. Le sommet est aussi un paradis pour les amateurs de randonnée, de parapente et de photographie.
En suivant la D60, le circuit touristique vous emmène à Dinéault (54 km), Dinéault, Terre de légendes, vient du vieux breton « din » et « heol », le soleil. De l’Aulne aux contreforts du Menez-Hom, c’est une commune au charme naturel et au patrimoine remarquable.
Continuer vers Châteaulin via la D887 (61 km). La ville est traversée par le canal de Nantes à Brest très convoité par les amateurs de pêche et les plaisanciers.
Châteaulin et le canal de Nantes à Brest
La route rejoint ensuite Châteaulin. Traversée par le canal de Nantes à Brest, la ville entretient depuis toujours une relation privilégiée avec l’eau. Les quais invitent à la promenade tandis que les péniches rappellent l’époque où le canal constituait un axe majeur de transport.
Le viaduc ferroviaire qui domine la vallée ajoute une touche spectaculaire au paysage. Quant aux chemins de halage, ils offrent d’agréables balades au fil de l’eau. Les terrasses animées, les marchés et les commerces du centre-ville apportent une parenthèse urbaine bienvenue au milieu des espaces naturels.
Remontez en suivant l'Aune par la D770 en direction Port Launay (63 km). Aujourd’hui, ce site unique en Bretagne s’ouvre comme un beau livre. Le jour découvre les larges façades du XIXe siècle. où siégaient commerçanst et armateurs.
Port-Launay, mémoire des marins et des négociants
Port-Launay révèle un autre visage de l’histoire maritime bretonne. Au XIXe siècle, le port connaissait une intense activité commerciale. Les armateurs et les négociants y prospéraient grâce au trafic fluvial et maritime. Aujourd’hui encore, les élégantes façades témoignent de cette période de prospérité. La lumière qui se reflète sur les eaux du canal confère au lieu une douceur particulière. Les promeneurs apprécient l’atmosphère paisible qui règne sur les quais.
Port-Launay est l’un de ces villages où l’on s’arrête quelques minutes… avant de réaliser une heure plus tard que l’on n’a toujours pas envie de repartir.
Continuez sur la D770 vers Saint-Ségal (67 km), visiter la Chapelle Saint-Sébastien du XVIe siècle, son porche, sa sacristie, son linteau et sa source ou fontaine.
Saint-Ségal et les trésors de la Bretagne rurale
Saint-Ségal constitue une étape plus discrète mais tout aussi attachante. La chapelle Saint-Sébastien, joyau du XVIe siècle, illustre parfaitement la richesse du patrimoine religieux breton. Son porche sculpté, sa fontaine et son environnement verdoyant composent un ensemble remarquable. Les chemins environnants traversent une campagne paisible où alternent prairies, bois et petits cours d’eau. Une Bretagne authentique, loin des grands sites touristiques.
Pour finir cette route touristique de la route de l'Aulne maritime prenez la direction de Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h (70 km). Pont-de-Buis-les-Quimerch est situé à cheval sur les deux rives de l'estuaire de la Douffine. Le lieu-dit “Boutaniec” offre un beau point de vue sur la pointe du couple et la vallée de l’Aulne.
Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h, l’ultime panorama
Le voyage touche à sa fin. À Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h, les paysages s’ouvrent une dernière fois sur la vallée de l’Aulne. Depuis le site de Boutaniec, la vue embrasse l’estuaire, les collines et les méandres du fleuve. C’est l’endroit idéal pour mesurer tout le chemin parcouru. On comprend alors que cette route touristique ne se résume pas à une succession de visites. Elle raconte l’histoire d’un territoire façonné par l’eau, la foi, le commerce, les légendes et la nature.
Retour vers le Faou en passant par le hameau de Ty Jopic et son panorama sur l’embouchure de l’Aulne via la D770 (88 km).
Retrouvez tous les détails de ce circuit sur notre page : Circuit de la route de l'Aulne maritime.