A l'extrémité du bourg, l'église Saint-Pourçain de Naves domine la plaine de Bellenaves et de Chantelle, ainsi que le col de Naves. Le cimetière paysager est derrière l'église ; magnifique au printemps et en été, avec allée gazonnée bordée d'ifs et de plus de 400 rosiers. Au fond du cimetière a été placée une table d'orientation, elle offre un panorama à 220° du sud avec les monts d'Auvergne, le Puy de Dôme, les Bois Noirs et les monts de la Margeride, au nord ouest avec la région des Combrailles et la Petite Marche.
Les ruines du château de Naves, se trouve, non pas au point culminant, mais en contrebas sur le flanc sud-est du vallon qui descend vers le col de Naves. Il reste du château des ruines assez imposantes. Seule une aile a été réhabilitée et est habitable. Le château de Naves a été construit vers 1100. En 1147, le seigneur des lieux, Hugues de Naves, en conflit avec Archambaud VII de Bourbon, préfère donner son château et sa seigneurie à l'archevêque de Bourges, Pierre de La Châtre. Les archevêques de Bourges agrandirent et renforcèrent le château, qui se trouvait à la limite de leur diocèse et où ils aimaient venir séjourner jusqu'à la fin du XVe siècle au moins ; Jean Cœur, fils de Jacques Cœur et archevêque de Bourges, fit faire des travaux dans le château et l'on peut voir les armes de la famille Cœur sur la façade et sur des manteaux de cheminées. Au début du XIIIe siècle, ils font construire l'actuelle église Saint-Pourçain.
Prendre la D183 en direction du charmant village de Veauce (33 km). Le visiteur est étonné de découvrir un des plus importants châteaux du Bourbonnais et une église de pur style roman auvergnat dans un si petit village. L'histoire du modeste village est intimement liée à celle de son château qui se dresse sur un éperon, sur le sud du territoire. Une première forteresse fut implantée pour le compte de Charlemagne au début du IXe siècle, marquant la frontière entre duché d'Aquitaine et les provinces d'Auvergne, du Berry et du Bourbonnais. Agrandi et remanié au fil du temps, les dernières grandes modifications datant du XIXe siècle, l'impressionnant château se révèle le joyau de la commune, qui possède par ailleurs une belle église romane.
Avant de découvrir le château dont la silhouette domine le modeste bourg de Veauce, il convient sur le plan du patrimoine de visiter l'église Sainte-Croix. Elle fut édifiée à compter de 1080 par le seigneur local Aimon de Veauce qui en fit don aux religieux de l'abbaye Saint-Léger d'Ebreuil, à quelques kilomètres au sud. L'église sera ensuite dotée d'un chapitre au XIVe siècle. L'édifice est un exemple parfait du style roman auvergnat, et présente quelques similitudes avec l'église de Saint-Saturnin, près de Clermont-Ferrand. L'église conserve un groupe sculpté représentant saint Georges terrassant le dragon et un gisant avec haut relief sculpté.
A présent, rejoignez directement le château de Veauce. Bâti à mi-pente d'un coteau, il se présente comme un concentré de styles. S'il ne reste aucun témoignage de ses origines carolingiennes, l'enceinte conserve en revanche des tours des XIIIe et XIVe siècles et un chemin de ronde couvert. L'ensemble donne sur une cour d'honneur. Au nord (côté village), un logis a été élevé au XVe à la place d'une partie des fortifications. Il est encadré de deux tours. Au XVIIe siècle, une terrasse a été aménagée accentuant le caractère désormais plus résidentiel du site, Veauce ayant été érigée en baronnie. Au XIXe siècle, enfin, un corps de logis avec porterie, le tout de style néo-Renaissance, a été ajouté au nord-est. A noter encore que le château est entouré d'un parc de 12 hectares dessiné au XVIIe siècle où se mêlent jardin à la française et espace d'inspiration anglaise.
A proximité immédiate du domaine, entre le village de Veauce et le château, est visible le manoir des Noix. Datant du XVIe siècle, de style Renaissance, cette ancienne dépendance se présente comme une copie "miniature" du château seigneurial. Ce fut longtemps le logis du régisseur. Ses extérieurs se sont mués au XIXe siècle en noyeraie. De nos jours, le site, privé, est la propriété d'un des fondateurs du festival "Théâtres de Bourbon", et accueille ainsi plusieurs représentations en été.
La prochaine étape de votre parcours touristique sera Échassières, via les D118, D987 et D998 (45 km). En chemin vous trouverez sur votre gauche une carrière de kaolin encore en activité. La Société des Kaolins de Beauvoir est considérée comme le premier producteur français de minerai d'étain. La commune d'Échassières était autrefois peuplée de bûcherons, forestiers ou charbonniers qui auraient été à l'origine, selon la légende locale, du plus grand trafic de sel du pays. Mais c'est principalement pour son passé minier qu'elle s'est illustrée, avec notamment au XIXe siècle trois carrières de kaolin exploitées.
Le château de Beauvoir du XIIIème siècle est situé à 1 km du bourg d'Échassières, près de la D 998, à la lisière de la forêt des Colettes. La seigneurie et le château de Beauvoir appartiennent du XIIe siècle au début du XVIe siècle à la famille Le Loup, importante famille du Bourbonnais, puis change ensuite plusieurs fois de propriétaires. Aujourd'hui, le château est le siège de la Société des kaolins de Beauvoir.
On peut également signaler l'église Saint-Martel d'Échassières. Le Musée Wolframines. Espace d'exposition consacré à la géologie et à la minéralogie. Il est situé au carrefour de La Bosse, dans la forêt des Colettes. Le sous-sol d’Echassières constitue un véritable « coffre fort » minéral. Plus de 80 espèces minérales y ont été recensées, faisant de ce site un des tous premiers gisements français. Ce sont vraisemblablement les ressources du sous-sol qui attirent, dès l'époque des gaulois, les hommes à la recherche de gisements d'étain dans le bois des Menus. En vous baladant aux alentours du village, vous pourrez partir à la découverte du viaduc de la Bouble, ouvrage ferroviaire. Le viaduc de la Bouble construit en 1868, permet à la ligne de Commentry à Gannat de traverser la vallée de la Bouble. Vous trouverez aussi le moulin du Roule du XVIII-XIXèmes siècles et ses vestiges qui nous rappelle à son histoire dès 1767.
Revenez sur vos pas, puis tourner sur votre droite sur la D987 en direction de Servant (54 km), commune du département du Puy-de-Dôme. La localité borde au sud-est le cours de la Sioule qui forme des gorges spectaculaires. Servant appartient à la région naturelle et historique des Combrailles. Les amateurs de verdure et d'activités "nature" apprécieront l'agréable plan d'eau et les sites se prêtant à la randonnée, à la pêche ou au canoë (gorges de la Sioule). Sur le plan du patrimoine, plusieurs sites seront à découvrir. Le patrimoine de Servant est très auvergnat : discret mais pour ceux qui savent regarder, explorer, découvrir, musarder, il réserve de belles surprises.
Commencez votre visite de Servant par l'église Sainte-Radegonde-et-Saint-Bonnet, un édifice dont l’architecture remonte à la période romane (XIIe siècle). Elle dépendait de l’abbaye d’Ebreuil. Elle a subi de multiples restaurations au fil du temps, mais a gardé son plan de croix latine. La nef, les toitures et le clocher sont récents (XIXe et XXe siècle). Sur l'arrière cependant, malgré les deux sacristies, le plan d'origine se devine encore. On observe ainsi le chevet de base semi-circulaire et que deux chapelles ont formé les bras du transept. Par ailleurs, l'ancien clocher s'élevait au-dessus du mur soutenu par deux imposants contreforts. A voir ensuite, la fontaine Sainte-Radegonde et son oratoire, édifié à l'emplacement d'une source votive.
Il est temps pour vous de rencontrer les Gorges de la Sioule, pour cela reprendre la route vers Chouvigny, via les D18 et D116 (63 km). Installé à la frontière du Puy-de-Dôme, sur les bords de la Sioule, Chouvigny est cernée par des gorges sauvages qui font tout le charme de l'endroit. Pas de sites classés à Chouvigny, mais une nature préservée et exceptionnelle !... Le roc Armand, dans les gorges de la Sioule, est un excellent but de randonnée pour découvrir la faune et la flore locales et les landes de Péraclos ouvrent leurs portes aux amateurs de grand air et de paysages d'exception.
Lieu emblématique de la Vallée de la Sioule, entre Combrailles et Bourbonnais, le château de Chouvigny surplombe depuis maintenant plus de huit siècles les Gorges de la Sioule. Ce site, d’une grande beauté architecturale et naturelle, séduira les petits comme les grands. Cet édifice n'a cessé d'évoluer au fil des siècles et de ses illustres propriétaires tout en maintenant une unité architecturale remarquable. D’abord forteresse militaire des Seigneurs de Chouvigny, puis résidence de grandes familles comme La Trémoille, Thouard puis durant 3 siècles dès 1460 aux Lafayette. Il fut par la suite transformé en pavillon de chasse par le Duc de Morny. Après des années d'abandon, il est finalement restauré dans les années 1960 par un passionné d’histoire et d’architecture médiévale. Désormais, il appartient à une famille qui s'engage à mettre en valeur ce lieu historique.
Le château de Chouvigny domine les gorges et semble veiller sur elles. En contrebas, la Sioule offre est une succession de méandres et de rapides. Le canoë et la pêche sont d’excellentes activités pour découvrir les lieux. Construite en 1760, l'église Saint-Pierre a pris place sur l'ancienne chapelle du castel féodal. On peut notamment y admirer des statues du XVIIIe siècle, représentant saint Roch et Notre Dame de Chouvigny.
La petite route pittoresque (D915) qui serpente le long de la rivière Sioule, vous emmenera à Saint-Rémy-de-Blot (79,5 km). Profitez des points de vue sur les gorges aux belvédères du méandre de Queuille, de la Croix rouge sur les hauteurs de Châteauneuf les Bains ou encore de Navoirat à Menat. La vue depuis les ruines du Château Rocher est imprenable.
Au cœur des Combrailles, dans un bel écrin de verdure, le Château Rocher est une forteresse militaire médiévale, il protégeait la frontière entre l'Auvergne et le Bourbonnais. La vue y est imprenable sur les gorges de la Sioule et le méandre de Rochocol. Cette puissante forteresse, aujourd'hui en ruine, a été construite à la fin du XIe siècle par Archambault le Fort, seigneur de Bourbon, il a connu différentes campagnes de modifications par la famille Chauvigny-de-Blot qui en firent une forteresse imprenable. Sa position stratégique, dominant les gorges de la Sioule, lui permettait d'assurer la surveillance de toute la région environnante et en particulier le passage du vieux Pont de Menat, unique passage sur la Sioule entre Ébreuil et Châteauneuf. Au Moyen Âge, la vallée de la Sioule constituait une voie de pénétration entre l'Auvergne et le Bourbonnais, et de ce fait revêtait une grande importance stratégique. Depuis 1964, l'association Rempart, puis une association locale et maintenant la Communauté de Pays du Canton de Menat s'efforcent de mettre le site en valeur.
Construit au XIIe siècle sur la Sioule, le pont roman a fait l'objet de nombreuses querelles entre les moines de l'abbaye de Menat et les seigneurs de Château-Rocher en raison de sa situation stratégique. Ce pont médiéval dévoile une architecture en dos d'âne avec trois arches en arc légèrement brisé. A l'origine sur l'ancienne voie romaine d'Augustonemetum à Aquae Nerii, il a vraisemblablement remplacé un pont flottant gallo-romain.
En vous baladant dans le village de Saint-Rémy-de-Blot, vous pourrez également apprécier les moulins du XVIe siècle, les fermes en pierre locale avec des murs-pignons à "pas de moineau", les lavoirs, les puits, les fontaines, les murs de pierre, et les croix en pierre ou en métal.… La commune dispose également d’arbres remarquables comme la cépée de chêne aux Lamis, le chêne aux James, ou encore les tilleuls des Gouyards (400 ans), de Malmouche, de La Chabasse, ou des Radis (300 ans).
Prenez maintenant la direction de Saint-Gal-sur-Sioule, via les D99 et D16 (92 km), pour un retour dans le département de l'Allier. Le nom de la commune provient de saint Gal, appelé également Gallus de Clermont qui fut évêque de Clermont de 525 à 511. La commune de Saint-Gal-sur-Sioule marque la fin des gorges de Chouvigny. Saint-Gal etait un fief de la famille de Chauvigny de Blot, au début XVIe siècle, deux branches familiales se scindent : les Chauvigny de Blot et les Chauvigny du Vivier.
L'église romane Saint-Gal date du XIIe siècle, à nef unique et deux chapelles latérales, elle est surmontée d'un clocher à peigne, comme on en trouve sur de nombreuses petites chapelles situées dans la vallée de la Sioule. Le chœur a été reconstruit après 1478, date du mariage de Gilbert de Chauvigny de Blot et Catherine le Loup de Beauvoir puisque leur blason de mariage est placé sur la clé de voûte. Au fond de l’église, une cuve ornée d’une croix de Malte due à Jacques de Chauvigny de Blot, commandeur de l’ordre de Malte à Tortebesse au XVIe siècle.
L'itinéraire passera par la Petite Cité de Caractère d'Ebreuil, via la D915 (100,5 km). Baignée par la Sioule et plusieurs de ses affluents, la localité s'est développée grâce à l'implantation d'une importante abbaye au XIe siècle puis par la culture de la vigne, stoppée au XIXe siècle par la crise du phylloxéra, et l'exploitation de la chaux. Les amateurs d’art architectural et de monuments historiques apprécieront notamment l’Abbatiale Saint Léger, l’ancien hospice des Charitains ou encore les Halles. Pour commencer votre visite ; quoi de mieux que de se perdre dans ses ruelles historiques tout en s’imprégnant de son histoire ?
Grâce à l'importance que l'abbaye Saint-Léger avait dans la région, Ébreuil vit passer ou séjourner de nombreuses personnalités : de Louis le Débonnaire à Charles VII, de Catherine de Médicis et son fils Charles IX au marquis de Sade lorsque son oncle était abbé commendataire d'Ébreuil, mais aussi des personnages moins recommandables, dont le célèbre bandit de grand chemin Mandrin, qui défiait l'ordre et dont la popularité était à son apogée deux années avant son arrestation et sa condamnation au terrible supplice de la roue en 1755.
Les rues de cette vieille cité d’Ébreuil vous conduiront sans aucun doute vers l’abbatiale Saint-Léger. Elle témoigne de la richesse de l'abbaye fondée en 1080 qui elle-même succéda au monastère où des moines fuyant les Normands s'étaient établis, protégés par le roi Lothaire : celui-ci, fils de Louis le Pieux et petit-fils de Charlemagne avait fait d'Ébreuil l'une de ses résidences. L'édifice est un des plus anciens ouvrages de l'école romane auvergnate. Le clocher à trois étages, construit au XIIe siècle, présente des arcades aveugles au premier niveau, ce qui peut laisser supposer qu'il fut conçu comme donjon défensif. Le reste de la façade et la nef datent du XIe siècle. L'abbatiale fait partie des très rares églises de France et la seule en Auvergne a posséder une nef de style carolingien du XIe siècle. La remarquable charpente et les fresques murales sont uniques. Les peintures murales de la tribune datant du premier quart du XIIe siècle ne se visitent plus, mais un triptyque photographique dans le bas-côté nord permet de les admirer.
À Ébreuil, l’histoire se ressent à chaque coin de rue. Continuez votre visite vers les vestiges de l’ancienne forteresse et leurs mystérieuses portes. On n'oubliera pas les halles, la maison à échauguette datant du XVe siècle, Le grenier à sel, ou maison de la gabelle, le château du Châtelard (XIVe, XVIe siècles), avec sa toiture ornée de quatre tours et son chemin de ronde, ou encore le château de La Grave, à l'ouest du bourg (XVIe), qui appartint à l'oncle du Marquis de Sade. Sur les hauteurs du village d'Ébreuil sur le site des Coteaux de Sainte Foy et des Bagnettes, à voir aussi, la chapelle Sainte-Foy, restaurée au XXe siècle mais dont l'origine remonte à la fin du Xe siècle.
Engagez-vous sur la D35 en direction de Saint-Bonnet-de-Rochefort (106 km). Le territoire de Saint-Bonnet-de-Rochefort s'est développé peu à peu au fil des siècles, connaissant une histoire relativement paisible. Elle dévoile aujourd'hui à ses visiteurs de passage un visage plein de charme qui séduit les amateurs de vieilles pierres et d'histoire. Celle que l'on surnommait Roche-Libre, au moment de la Révolution française, est désormais un lieu important du tourisme dans le département de l'Allier.
Édifié sur un éperon rocheux dominant la Sioule, le château de Rochefort construit entre 1150 et 1250 faisait partie du dispositif militaire du fief des seigneurs de Bourbon. Il fut fondé vers le milieu du XIIe siècle par Archambaud IV sire de Bourbon, reconstruit à la fin du XIIIe ou XIVe siècle, et profondément remanié aux XVIe et XVIIIe siècles. En vous baladant dans le village, vous pourrez aussi admirer les extérieurs du château des Ruilliers ou encore la charmante église Saint-Bonnet, le jardin du curé ou encore le jardin des plantes médicinales. L'autre haut lieu du tourisme à Saint-Bonnet-de-Rochefort est sûrement le viaduc de Rouzat construit par Gustave Eiffel en 1869 pour la ligne ferroviaire Commentry-Gannat. Il s'étend sur plus de 180 mètres de long et dévoile un tablier reposant sur deux piles métalliques, elles-mêmes composées de quatre colonnes cylindriques reliées par des croix de Saint-André.
Sortir de Saint-Bonnet-de-Rochefort par la D37 vers Mazerier (113 km). Plusieurs édifices méritent votre attention dont l'église Saint-Saturnin de style roman. Les parties les plus anciennes de l'église sont l'étroite nef et le bas-côté sud ; elles datent du XIe siècle. Au XIIe siècle, le bas-côté nord est reconstruit et un chœur prolongé par une abside et deux absidioles est édifié. Des peintures murales sont conservées. La plus célèbre est une Adoration des mages, datée de 1383, où figure à côté des rois mages le donateur, Thévenin Vodable, identifié par une inscription. Des graffitis des XVIe et XVIIe siècles couvrent certains murs. Quelques chapiteaux sont sculptés de manière assez grossière.
Le territoire de la commune se situe, pour la plus grande part, sur les coteaux qui séparent la Limagne bourbonnaise de la rive droite de la Sioule. Les habitations du bourg et des lieux de Langlard au nord et du Puy de Mazerier au sud qui se trouvent en bordure du coteau jouissent d'un panorama remarquable sur la Limagne et, au-delà, sur la Montagne bourbonnaise. Madame de Sévigné, en visite au château de Langlard chez son ami l'abbé Bayard, avait déjà noté l'attrait de sa terrasse dominant la plaine. Le château de Langlard ou L'Anglard, des XVe – XVIe siècle, est situé au bord du coteau dominant la Limagne. Il a appartenu à de nombreuses familles différentes, dont la famille de Montmorin au XVe siècle et la famille Bayard de la fin du XVe au XVIIe siècle. Il est flanqué de quatre tours. La tour orientale dont le rez-de-chaussée sert de chapelle, abrite une peinture murale représentant le Jugement dernier, commandée par Agnès de Montmorin dans la deuxième moitié du XVe siècle.
Le château de La Motte-Mazeriere, maison forte du XIVe siècle est situé au sud du bourg de Mazerier, entre la route de Saint-Bonnet-de-Rochefort et celle de Bègues. On y accède par une longue allée qui part du carrefour de ces deux routes, près de l'église. Une autre entrée, sur la route de Bègues, donne sur des communs. Un château à motte a probablement été édifié à cet endroit dès le Xe siècle. La motte sur laquelle la demeure actuelle est bâtie ainsi que les douves qui l'entourent partiellement portent témoignage du château primitif. Mais c'est au XIVe siècle qu'est bâtie la maison forte qu'on voit aujourd'hui. Retour à Gannat, via la D37 (116 km).