Si la plupart des manoirs ne se visitent pas intérieurement ; ce sont des propriétés privées, leurs silhouettes fantomatiques et la noblesse de leurs pierres suffisent à captiver l’imagination de tout voyageur. Ne manquez pas sur la commune de Saint-Cyr-la-Rosière le manoir de la Chaponnière, du XVIe siècle. La chapelle Notre-Dame de Clémencé, du XIVe siècle, le presbytère du XVIIIe siècle, restauré en 1784. La Motte de Sablon à 3 km au sud et à 1,8 km de Gémages, sur un éperon à 212 m d'altitude. L'enceinte ovale de 60 × 110 m et surélevée de 4 à 5 m est flanquée de deux basses-cours au sud et à l'est. Un château est cité en 1230. La Pierre Procureuse, dolmen classé. Dans les champs, des dolmens mégalithique se dressent encore, gardien silencieux d’histoires préhistoriques et de légendes transmises d’une génération à l’autre. Telle est la magie du Perche : l’écho des temps anciens reste palpable entre pierres et collines, murmure dans le vent et sourit au voyageur attentif.
Poursuivre en direction de la Chapelle-Souëf (42 km). Le petit bourg de La Chapelle-Souëf et le vieux château des Feugerêts qui n'en est distant que d'un kilomètre, furent bâtis presque au bord d'un ruisseau appelé la Souëf (Suavis) dont les eaux sont tout ensemble ferrugineuses et pétrifiantes, sur l'ancienne grande route sur laquelle poste et diligence faisaient le service entre Mortagne et La Ferté-Bernard, en passant par Bellême et Saint-Germain-de-la-Coudre. L'église Saint-Pierre est datée des XVIe et XVIIe siècles et contient des éléments du XIe siècle.
Le château des Feugerets a son domaine en partie sur la commune d'Appenai. Sous le règne d’Henri IV, Jean des Feugerets est gentilhomme ordinaire de la chambre du roi puis son fils Lancelot des Feugerets, marié à Madeleine Martel, dame ordinaire de Catherine de Médicis est conseiller et maître d’hôtel du roi Louis XIII. Élevé sur la hauteur de La Chapelle-Souëf et dominant la route qui conduit de Bellême à La Ferté-Bernard, le château remplaça au commencement du XVIe siècle un château plus ancien. Entouré de fossés, le château se compose d'un corps de logis principal, terminé d'un côté par un grand pavillon au toit Louis XIII, et de l'autre par la vieille tour de l'horloge qui semble très antérieure aux bâtiments actuels qui durent subir des remaniements à diverses époques, qu'accompagne une tourelle de construction récente. Le donjon quadrangulaire à deux étages, couronné de mâchicoulis et entouré de fossés, éclairé d'une fenêtre trilobée, a été remanié et agrandi au XVIe siècle. Le château est ouvert au public avec un circuit de visite guidée d'une dizaine de pièces.
Votre prochaine étape sera Appenai-sous-Bellême, via les D7 et D385 (47 km). L'histoire de la commune débute au Néolithique. Un camp protohistorique (Camp romain ou mérovingien) de type éperon barré a été découvert au lieu-dit Cône-Bergère (ou Corne-Bergère) par Jousset de Bellesme en 1920. Il se présente sous la forme d'un éperon barré par un rempart de terre de 140 mètres de long environ, précédé par un fossé de quelques mètres de largeur. L'ensemble ainsi délimité couvre une surface d'environ un hectare. À l'extrémité de l'éperon, un léger monticule pourrait être le vestige d'une motte. L'église Appenai-sous-Bellême dédiée à Saint-Germain possède un porche gothique à la Vierge remarquable.
Nous vous conseillons un petit crochet vers Bellême, Petite Cité de Caractère® (51 km). Ancienne capitale de la Province du Perche, Bellême a conservé un riche patrimoine architectural. Le rue Ville Close à laquelle on accède par un imposant porche médiéval du XVème est jalonnée d'hôtels particuliers des XVII, XVIII et XIXème siècle aux nobles façades. Au sommet de la cité, des vestiges de l'enceinte du château sont encore visibles. De la place de l'Europe (ancienne place du château), vous aurez également une belle vue sur les toits en tuile plate et l'église Saint-Sauveur. L’église Saint-Sauveur est le seul édifice religieux conservé, tous les autres excepté la chapelle du vieux château, ont été détruits. Au loin vous découvrirez le paysage bocager du Pays bellêmois.
De la magnifique église Saint-Sauveur, un joyau d’architecture, à la Porte Saint-Sauveur, vestige des fortifications médiévales, chaque coin de rue raconte son histoire. La forêt de Bellême est un endroit très fréquenté par les promeneurs et les amateurs de cueillette de champignons. Cette forêt majoritairement arborée de chênes et de hêtres, et très humide, offre un climat propice à la prolifération des champignons en automne ; ont y trouve plus de 1100 espèces de champignons ! La Route des Manoirs du Perche ne se limite pas à l’architecture. Elle épouse un patrimoine vivant où nature et culture se conjuguent. Les forêts de Bellême et de Réno-Valdieu invitent à la promenade, au silence, à la respiration profonde. Sous leurs frondaisons anciennes, on entend parfois le galop d’un cheval percheron dans la lumière dorée du soir, ou le chant d’un oiseau niché entre deux branches.
Après cette promenade bucolique prendre la direction de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (53 km). L'église de Saint Martin-du-Vieux-Bellême est un ancien prieuré bénédictin fondé au XIe siècle. Pendant le siège de la ville de Bellême en 1229 par Blanche de Castille, son fils, le futur Saint Louis, assistait régulièrement à la messe en l'église de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême. L'église du XVe siècle surprend par ses dimensions imposantes. Une mise en lumière ainsi que des chants animent votre visite dès votre entrée. Elle abrite des peintures monumentales du XIVe siècle et des stalles du XVIe siècle, avec onze miséricordes sculptées. La Croix de chemin, dite croix Feue-Reine, du XVIIIe siècle, se trouve à l'emplacement d'une croix du XIIIe siècle, en commémoration du siège de la ville de Bellême par Blanche de Castille Une petite partie du parc du château du Tertre, essentiellement sur le territoire de Sérigny empiète sur le territoire de la commune.
Traversez Saint-Ouen-de-la-Cour, via la D5 (60 km). Des traces d’une villa gallo-romaine et d’une voie romaine y sont attestées. Une seigneurie, celle de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême englobait l’essentiel du village, avec son siège au manoir du Chêne , du XVIIe siècle. L'église Saint-Ouen, a été remaniée au XVIIe siècle. A voir également le Menhir de la Pierre des Druides. À mesure que la route serpente elle vous conduit à travers des paysages de bocage révélant l’âme rurale de cette Normandie intérieure. Ici, la campagne se compose de haies vives, de prairies où paissent les chevaux percherons ; cette race emblématique née dans ces collines et de bosquets ombragés. Chaque colline, chaque virage, dévoile un nouveau manoir, souvent perché sur un tertre, parfois niché dans un repli du terrain, parfois dominant une vallée.
Mauves-sur-Huisne (65 km) sera votre prochaine étape. Vous pouvez y voir l'église Saint-Pierre du XIIIe siècle, le Pont Catinat, sur l'Huisne, du XVIIe siècle, le Château de Landres et le Manoir et pigeonnier du Grand Cosnier. A proximité passez par Corbon (74 km), à l'époque carolingienne, Corbon est la capitale du haut Perche. L'église Saint-Martin, d'architecture romane, a été remaniée. Elle abrite un maitre-autel, deux autels secondaires et leurs retables, du XVIIIe siècle. Le Manoir de la Vove des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et sa chapelle du XVIe siècle. Le site est à l'origine occupé par une place forte qui surveillait la vallée de l'Huisne. Le manoir actuel en a conservé une grosse tour cylindrique. Le logis fut reconstruit après la guerre de Cent Ans ; avec sa tourelle d'escalier et sa chapelle détachée. Transformé pour un usage agricole, le manoir, l'un des plus anciens du Perche, a été l'objet d'une belle restauration.
Nous vous conseillons un petit crochet au petit village de La Chapelle-Montligeon (79 km), elle dévoile un riche patrimoine architectural et historique. Érigée entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, la basilique Notre-Dame de Montligeon présente un élégant style néogothique. Fondée par l'abbé Paul Buguet sur le modèle de la croix latine, elle dévoile des vitraux et mosaïques réalisés en partie par Louis Barillet et transcrivant l'Apocalypse et le Jugement dernier ou la vie des saints. Se détachant de la forêt de Réno-Valdieu, la Basilique Notre-Dame de Montligeon accueille le visiteur de très loin. Les hautes flèches du plus grand édifice religieux du Perche suscitent l’étonnement et la curiosité et fait de La Chapelle-Montligeon un village connu bien au-delà des frontières nationales.
De passage par La Chapelle-Montligeon, ne manquez pas non plus d'admirer l'église Saint-Pierre, connue pour ses fenêtres gothiques et flamboyantes, elle a été construite dans le courant du XVIe siècle. Elle abrite un autel en bois du XVIIIe siècle, un tabernacle décoré d'un pélican, des statues de saint Julien et saint Roch ou encore des fonts baptismaux du XVe siècle. Il est également possible d'y découvrir un vitrail du XVIe siècle représentant la Vierge. A voir aussi : le presbytère du XVIIe siècle, bâti en 1632 et la Fontaine du village.
Poursuivre vers Réveillon (86 km), la première mention du bourg remonte au XIIe siècle. Il existait un château à Réveillon au centre du village qui est visible sur de vieilles cartes postales. Le château primitif fut bâti au XIIe siècle, idéalement placé sur la route entre Mortagne et Bellême afin de surveiller la vallée de l'Huisne. Il fut remanié et reconstruit au XVIIIe siècle par René de Rouër, chevalier et marquis de Villeray. Ce château fut presque entièrement détruit dans les années 1960. Il ne subsiste qu'une partie de l'aile nord.
L'église fut construite à différentes époques, il reste quelques éléments romans. Le clocher habillé d'ardoise est typique des églises du Perche. Elle est consacrée à saint Martin mais on y trouve aussi la statue de saint Denis et de saint Roch. L'élément le plus curieux de l'édifice est sans doute sa cloche fondue en pleine Révolution au moment où au contraire on récupérait le bronze des cloches pour faire des canons. Le manoir des Rosiers, bâtisse du XVIe siècle, est situé au lieu-dit Les Rosiers.
Mortagne-au-Perche : l’un des emblèmes du Perche ornais
Rendez-vous à Mortagne-au-Perche via la D938 (92 km) pour découvrir son histoire à travers ses trésors architecturaux et son ambiance médiévale. De son passé d'ancienne capitale du comté du Perche, la petite ville de Mortagne-au-Perche a conservé un beau patrimoine. Mortagne reste la place forte des Comtes du Perche et lieu privilégié des trois Comtesses. Les trois comtesses : Mortagne fut la ville favorite des comtes du Perche et surtout de leurs épouses qui aimèrent s'y consacrer aux oeuvres de charité : Mahaut de Bavière (1172-1210), fondatrice de la collégiale de Toussaint dont il reste la crypte, Marie d'Armagnac (1420-1473), épouse du compagnon de Jeanne d'Arc, le "Gentil Duc" Jean II d'Alençon ; Marguerite de Lorraine (1463-1521) avec son mari le Duc René d'Alençon ont participé à la construction de l'église Notre-Dame et du couvent St François.
Mortagne-au-Perche possède un riche patrimoine architectural avec ses demeures du XVIe siècle et ses hôtels particuliers du XVIIIe, agrémenté de nombreux cadrans solaires. Parmi les lieux à découvrir, on peut citer la place du Général de Gaulle, coeur animé de la cité, et sa halle aux grains ; les ruelles pavées, bordées de demeures anciennes ; l'église Notre-Dame, de style gothique flamboyant, et ses boiseries du XVIIIe siècle ; le charmant jardin de l'hôtel de ville, agrémenté de parterres à la française ; la porte Saint-Denis, vestige des anciennes fortifications ; et la maison des comtes du Perche, qui abrite la bibliothèque municipale et le musée Alain. Flânez dans ses rues pavées, longez la Porte Saint-Denis et les anciens remparts, et voyagez à travers le temps, jusqu’à l’époque médiévale… Plus loin, les quartiers du Pissot, du Val et de Loisé racontent une tout autre histoire : celle des artisans et de leur quotidien autour des tanneries et lavoirs.
Votre parcours touristique passera par Longny-les-Villages, via la D8 (101 km), commune nouvelle par la fusion de huit anciennes communes : La Lande-sur-Eure, Longny-au-Perche, Malétable, Marchainville, Monceaux-au-Perche, Moulicent, Neuilly-sur-Eure et Saint-Victor-de-Réno.
Au coeur du Perche, près de la forêt de Réno-Valdieu, le bourg de Longny-au-Perche, construit en pierre et en brique avec de belles architectures, est situé en fond de vallée où courent la Jambée et ses affluents. Le nom de Longny apparaît très tôt dans l’histoire. Guillaume de Longny participe glorieusement à la première croisade (1096 -1099). Dans le vieux quartier, bordé par la Robioche, se trouve un site pittoresque avec des maisons typiques avec échauguettes et lavoir. Venez découvrir l’Hôtel de Ville édifié en 1774 sur l’emplacement d’une ancienne halle, construit sur l’emplacement d’un ancien Hôtel-Dieu, l’église Saint-Martin, rebâtie à la fin du XVe siècle sur la Grand-Place, tout comme la chapelle Notre-Dame-de-Pitié une des plus belles chapelles Renaissance du Perche et de l’Orne. Construite en haut d’une impressionnante volée de marches au sortir de la ville, sur la route qui relie Longny à Mortagne.
Des maisons anciennes à colombages sont visibles dans la rue Gaston-Gibory et la rue de l'Église, ainsi que, rue de l'Abbé-Brionne, une maison en pierre de roussard. Le Vieux Logis, situé au bord de la Jambée, présente une architecture originale avec un escalier à double révolution. Le château de Longny, dont il reste des communs, est bâti sur l'emplacement d'une forteresse médiévale du XVIIe s. La Poste actuelle en faisait partie. En 1905, le marquis de Ludre éleva un nouvel édifice imitant le style classique, avec avant-corps central et escalier à double révolution. L'ensemble se mire dans une pièce d'eau, vestige des anciens fossés qui s'avançaient jusqu'au milieu de la place de l'Hôtel de Ville. Longny-au-Perche n’est pas avare en trésors : chaque coin de la cité raconte une histoire !
Moulicent est situé sur un plateau à 225 m d'altitude, contre la forêt de Longny. Le Château de Persay, de la Grande Noë, le Manoir de La Grande-Noë du XVe siècle, remanié au XVIIIe siècle, il se présente sous la forme d'un logis carré flanqué de deux tours circulaires et le manoir de Luctière se trouve sur cette ancienne commune. A voir également l'église Saint-Denis, elle abrite un ensemble maître-autel, retable et statues du XVIIIe siècle ; l'Ancien prieuré bénédictin Saint-Robert de Fossard ; la Chapelle du château de Persay.
A Marchainville, les ruines du château médiéval du XIIe siècle, démantelé en 1424, par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans sont situées à l'ouest du bourg de Marchainville. Le château fut démantelé par les Anglais, en 1424, dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Il subsiste de l'ancien château fort les restes de quatre tours ainsi que des bases de tours et des fragments de remparts les reliant. Une tour d'angle et un morceau du rempart sont englobés dans la maison du gardien. Au ilieu de la pelouse, restes d'une grosse tour encore haute de 7 à 8 m avec à l'intérieur des grands arcs gothiques restaurés. Le tracé du fossé est visible dans le parc. A voir : Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
A La Lande-sur-Eure, l'église Saint-Jean-Baptiste possède des autels classiques en bois, tableau du XVIIe siècle du Baptême du Seigneur, saint Fiacre du XVIe en bois polychrome, fonts baptismaux du XVIe, confessionnal du XVIIe, poutre de gloire avec calvaire du XVIe. A voir aussi : le Pigeonnier du Manoir et l'ancien moulin à vent. Sur le territoire de Malétable, vous trouverez l'église Notre-Dame-de-la-Salette (1865) et sa tour. Le Château de Malétable. La Chapelle Saint-Laurent, ancienne église paroissiale, près du château et les Moulin des Sablons (1839) et le Moulin de Sevoux.
Monceaux-au-Perche possède aussi un patrimoine intéressant avec le Manoir du Pontgirard édifié en 614 et transformé à la fin du règne de Louis XIV avec l'adjonction d'un escalier en fer à cheval. La cour du manoir a gardé la trace et le volume des anciennes terrasses et constitue un jardin en terrasses ouvert aux visites et accueille des expositions d'art. Le monument est situé à 600 m au sud du bourg de Monceaux-au-Perche. On peut également signaler à Monceaux-au-Perche : l'église Saint-Jean-Baptiste, de type romane. Sa cloche, datant de 1568, serait l'une des plus anciennes de l'ex-Basse-Normandie. Le Manoir du Gué du XVIe siècle, propriété privée près de la Jambée et visible depuis la route de Bizou. Lavoir, rénové par les habitants, avec tables pique-nique, barbecue, terrain de pétanque et espace détente au bord de la rivière.
Vers 1859, une sépulture antique, peut-être de l'époque des Celtes fut découverte sur le territoire de la commune de Neuilly-sur-Eure. À la même époque, on trouva également dans les « landes de Neuilly », un reste d'ancienne chaussée pavée de la voie romaine reliant Dreux au Mans. L'église Saint-Germain (XIXe siècle) fait partie de la paroisse Sainte-Anne, qui regroupe, entre autres, les communes de Neuilly-sur-Eure, Les Menus, Le Pas-Saint-l'Homer et La Lande-sur-Eure. On peut notamment signaler sur la commune de Saint-Victor-de-Réno l'église Saint-Victor abritant une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle et un retable du XVIIe. La Chapelle de l'ancien prieuré de la Madeleine.
Il est temps de filer vers Saint-Maurice-sur-Huisne, via la D111 (114 km). Vous trouverez le Manoir des Perrignes du XVe remaniè au XVIe siècle. Macé Louel acquiert Perrignes en 1455 et fait bâtir la tour au cours du XVe siècle. Le logis fut construit par la famille Brisart et remanié au XVIIe siècle. Henry-Joachim de Chevessailles, qui comparut en 1789 parmi les nobles du Perche, en hérita au XVIIIe siècle. La Maison forte de la Mouchetière datant des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, agrandi au XIXe et le presbytère accolé à l'église d'origine romane.
Pour finir cette route touristique “des Manoirs du Perche” prendre la direction de Colonard-Corubert, via la D920 (121 km). En 1112, Guillaume Ier Talvas confirme aux religieux de l'abbaye de Marmoutier la possession des églises de Courthioust et de Colonard. L'église Notre-Dame de Courthioust, d’architecture romane, du XIe siècle, a été remaniée au XVIe siècle. L'église Saint-Joseph-et-Saint-Martin de Colonard, possède un lutrin en chêne du XVIe siècle. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Corubert, des XIIIe et XIVe siècles, a été remaniée au XVIe siècle. Le Manoir des seigneurs de Brainville dit Grand'Maison, du XVIe siècle, se trouve au hameau de Corubert. L'édifice possède des pignons à rampants plats. La façade arrière est flanquée d'une tour escalier circulaire coiffée d'un toit en poivrière.
Le Château de Saint-Hilaire des Noyers, du XVe siècle est situé au sud-est de Corubert, dans le lieu-dit de Saint-Hilaire des Noyers, le château est proche du croisement de la D627 et de la D9. Cet édifice a profondément évolué au fil des siècles. La partie la plus ancienne du château date du XVe siècle[réf. souhaitée]. Au début du XVIIe siècle, une nouvelle demeure est reconstruite, composé d’un corps de logis long flanqué de deux pavillons carrés à toits pyramidaux (au cours du XIXe siècle, une partie du pavillon central de ce corps de logis est détruite, coupant en deux cette partie appelée le «vieux château»). Vers la fin du XVIIIe siècle, un autre bâtiment rectangulaire, avec tour (la « nouvelle » tour) est adjoint à l’édifice, côté est. Un pavillon est ajouté à l'est en 1837, qui est surélevé d'un troisième étage au début du XXe siècle. A voir aussi le Manoir du Perrin.
Retour vers Nocé (125 km). La Route des Manoirs du Perche est bien plus qu’un simple itinéraire touristique : c’est une expérience sensorielle, un plongeon culturel et une promenade dans le temps. Ici, chaque pierre raconte une histoire, chaque bosquet chante une mémoire, chaque route sinueuse révèle un secret ancien. C’est un lieu pour ceux qui aiment les voyages où l’on prend le temps, où l’on écoute, où l’on savoure chaque instant. Une escapade pour les amoureux de vieilles pierres, pour les passionnés d’histoire, pour les amateurs de nature et pour tous ceux qui recherchent, au cœur de la Normandie, une expérience authentique et profonde.
Suivez cette route, laissez-vous guider par la lumière des collines, par le chant du bocage, par l’écho des pierres et, à chaque kilomètre, découvrez un peu plus l’âme du Perche, cette Normandie secrète, chaleureuse et éternelle.