Abbaye bénédictine se dresse avec majesté en lisière de la bourgade qui porte désormais son nom, Lonlay-l’Abbaye. Fondée fondée vers 1010-1020 par Guillaume de Bellême, qui fit venir des moines de la prestigieuse abbaye de Fleury, actuelle Saint-Benoît-sur-Loire, elle disposait alors d’immenses terres et de prieurés jusque de l’autre côté de la Manche. Les guerres, plusieurs incendies l’endommagèrent à plusieurs reprises, jusqu’aux bombardements de 1944. Totalement séparé du bourg, l'ensemble du monastère de l'abbaye de Lonlay visible aujourd'hui date du XVIIe siècle. Il est ainsi encore possible de découvrir une hôtellerie et une infirmerie dans la première enceinte, des dortoirs, une salle capitulaire et un réfectoire autour du cloître ainsi qu'un logis abbatial sur la colline.
En contournant les bâtiments, la promenade dans le petit jardin offre une belle vue sur le chevet de l’abbatiale. Cette dernière, devenue église paroissiale, est seule ouverte à la visite. Reconstruite à plusieurs reprises entre le XIe et le XVIe siècle, elle offre de très intéressants éléments de décor et de mobilier : chapiteaux romans au décor original de la fin du XIe siècle, grands retables de pierre du XVIIe siècle d’un raffinement extrême. Les chapiteaux gothiques surmontant les piles de la nef offrent un curieux décor de têtes d’animaux, toutes différentes, peut-être de chauves-souris.
À proximité, la Biscuiterie de l’Abbaye propose une pause gourmande : biscuits artisanaux, douceurs du terroir et odeurs sucrées qui éveillent vos sens avant de reprendre la route. Le site est lié aux légendes arthuriennes et le CENA le rattache au roman de Wace, ainsi qu'au passage de Chrétien de Troyes à la cour qu'Aliénor d'Aquitaine tenait à Domfront. A voir aussi : La chapelle Saint-Jean-Baptiste d’origine médiévale de Froidebise. Anciens corps de fermes et manoir (Froidebise). Le sarcophage de la Thomassière, creusé dans un appointement granitique. Anciens fours à pain. Puits en forme de pain de sucre.
Continuez vers La Fosse-Arthour (40 km), à 4 km de Lonlay-l'Abbaye. Située à la limite des départements de la Manche et de l'Orne, la Fosse-Arthour doit sa renommée à son caractère sauvage et à la beauté de son site. Il se présente comme une gorge profonde de 70 m. Creusée dans une barre rocheuse. Au fond, coule la Sonce. Situé sur la commune de Saint-Georges-de-Rouelley, c'est un site remarquable. Ce site a suscité un certain nombre de légendes dont la plus connue recueillie au XIXe siècle, parle du roi Arthur et d'une reine. La légende rapporte que le roi Arthur et son épouse s’étaient établis chacun dans une grotte de part et d’autre de la rivière. Le roi n’était autorisé à rejoindre son épouse qu’après le coucher du soleil. Un jour, il enfreignit cet ordre avant le soir. Un gouffre se creusa dans le torrent où le roi disparu et où la reine désespérée, se précipita. Selon certains historiens et spécialistes de littérature, dont le Pr Payen de l'université de Caen, le roman de la Table ronde et la légende arthurienne auraient comme berceau d'inspiration la région de la Fosse-Arthour.
L'itinéraire passera par Saint-Georges de Rouelley (44 km), via la D134. Au XIe siècle, existait un site fortifié de type motte castrale probablement destiné à protéger la région de Mortain contre la seigneurie de Bellême. Le village relevait de la baronnie de Saint-Pair. Au XIIIe siècle, Guillaume Dodelin donna les dîmes de Saint-Georges à l'abbaye de Lonlay. Visitez Saint-Georges-de-Rouelley lors d'une petite balade autour du bourg. Au départ de la mairie, vous pourrez découvrir l’histoire, les traditions et le patrimoine naturel de la commune grâce à 11 panneaux explicatifs illustrés répartis sur le parcours.
L'église Saint-Georges du XVIe siècle, très ancienne, a été modifiée par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Elle abrite sept statues du XIXe polychromes de saints dont Notre-Dame de Protection et saint Paul ainsi qu'une verrière du début du XXe siècle. Le clocher du premier quart du XXe siècle a été refait à la suite des dégâts engendrés lors de la Seconde Guerre mondiale, sur le modèle de celui de l'église de la haute ville de Domfront. Il ne reste rien du vieux château, si ce n'est quelques traces des douves au lieu-dit de la Planche Bray, en contrebas de la très ancienne ferme de la Salle. Une légende ancienne, « La Levrette obstinée », a pour cadre le château de Saint-Georges. Elle figure dans la plupart des recueils de légendes normandes. Sur une maison du bourg se trouve un bois polychrome ancien figurant saint Georges terrassant le dragon.
Il est temps pour vous de reprendre la route, direction Barenton (49 km), via la D907. Barenton fait partie du parc naturel régional Normandie-Maine. C'est dans ce cadre qu'on peut trouver à Barenton le musée du poiré, consacré à la tradition cidricole de la région et verger conservatoire. Venez musarder et vous détendre en famille ou entre amis au gré du parcours ludique. Profitez-en pour déguster des produits fermiers locaux et informez-vous sur les animations, expositions et ateliers, pour petits et grands, proposés toute l'année !
Le Centre d'études normand d'anthropologie voit plusieurs éléments de la région de Barenton qui ont pu contribuer aux légendes arthuriennes. Barenton aurait pu ainsi servir de prototype, entre autres à la fontaine de Barenton. Jean-Charles Payen le rapproche du site du Clos Jean et de la Cour, sur la D 134, à Saint-Cyr-du-Bailleul. La forêt de la Lande Pourrie et ses cluses dont celle de la fosse Arthour aurait inspiré à Chrétien de Troyes la Gaste Forêt proche de l'abbaye des Blancs Nonnains qui pourrait être inspirée de l'abbaye Blanche.
Barenton invite ses visiteurs à la découverte de son important patrimoine religieux : la Chapelle Notre-Dame-de-Bonté à Montéglise des XVIe et XVIIe siècles, elle abrite deux statues classées , une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle et une Vierge à l'Enfant dite Notre-Dame-la-Sereine ou Notre-Dame-de-Bonté XVe siècle. La Chapelle Sainte-Anne de la Siourie du XVIIe siècle. La Chapelle Notre-Dame-de-Pitié du XVIIe siècle dans l'ancien couvent des Augustines. La Chapelle du lycée Bizet de 1694. La Chapelle près du logis de Passais. L'église paroissiale néogothique Notre-Dame-de-l'Assomption de la fin du XIXe siècle. De Nombreuses croix de chemin en granit disséminées sur la commune.
Chaque période a laissé une part de son patrimoine : le Dolmen de la Roche, le Château de Bonnefontaine, ancienne propriété de la famille Béchet, qui a abrité un temps la gendarmerie avant de devenir « Point Public ». Le Logis de Passais, les anciens moulins dont celui du Bois. Une Maison aux linteaux datés dont une de 1769 à Montéglise.
Engagez-vous sur la D182 jusqu'à Saint-Cyr du Bailleul (54 km). Lors de la Révolution, Saint-Cyr-du-Bailleul fut le théâtre d'un affrontement entre Chouans et Républicains. La commune tient son nom de saint Cyr, martyr du IVe siècle, et du bas-latin baïllolu, signifiant enclos. Ce petit village de la Manche, s'inscrit notamment dans le cadre des Villages Patrimoine du Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel. Paisible et calme, elle n'en possède pas moins un intéressant patrimoine architectural et naturel qui fait tout son charme. De passage dans le village, ne manquez pas d'admirer l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Juliette, ou d'observer les extérieurs des châteaux de Bailleul et de la Motte.
En effet, l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte des XIIe, XVIe – XVIIIe siècles avec un transept daté de 1775 mérite votre attention. L'édifice est dédié au martyr chrétien et à sa mère. Au XIIe siècle, le chevalier Guérin du Bailleul donna l'église aux moines de Saint-Magloire-de-Léhon. L'église abrite des fonts baptismaux du XVIIe siècle, un sarcophage, onze verrières figurées du XXe siècle : sept de Georges Sagot et quatre de Henri Mazuet, une Vierge à l'Enfant du XVIIIe siècle et une verrière décorative du XVe siècle.
Vous trouverez un bel ensemble de maisons en pierre autour de l'église et des Maisons aux linteaux datés dont un de 1732. A voir aussi la pierre Saint-Martin, un polissoir au lieu-dit la Gévraisière datant de l'époque du Néolithique. Elle se constitue d'un bloc de quartzite blanc qui, selon la légende, tiendrait ses rainures des coups d'épée colériques de saint Martin lui-même. Au XIXe siècle, la pierre faisait l'objet d'un pèlerinage de la part des malades atteints de la fièvre. Le manoir du Bailleul des XVIe et XVIIe siècles et le Château de la Motte ou de Montenay du XVIIIe siècle, voisin du précédent.
Poursuivez en direction de Passais Villages, via la D55 (61 km). La commune est particulièrement entourée de champs de pierres préhistoriques, comme celui, près du menhir de la Châtaigneraie. Vos pas de votre balade vous mèneront devant des monuments remarquables tels que le Manoir de la Guérinière, dont le lieu portait autrefois le nom de La Baillée Rossignol, est situé à 1,7 km à l'ouest du bourg de Passais. Le manoir de la Guérinière est une demeure des XVe – XVIe siècles qui se dresse sur le territoire de l'ancienne commune française de Passais, dans le département de l'Orne, en région Normandie. L'édifice, propriété privée se visite sur rendez-vous.
Raoul Rossignol reçut cette terre lorsque les Anglais quittèrent la Normandie en 1450. Cette maison forte en granit roux possédait des tours au nord, ainsi que des douves à l'est et à l'ouest. En 1637, date portée sur le linteau de la porte principale, eut lieu la première transformation avec la destruction probable de deux pavillons à l'arrière et la modification de la façade, de l'escalier, ainsi que l'aménagement du jardin, par le propriétaire Jacques Germont. La propriété restera quatre siècles dans cette famille. La grande salle fut transformée en 1772. Les douves furent comblées en 1880 et on procéda à la destruction de la tour arrière et des boiseries.
Le manoir de L'Épinay-le-Comte, édifice situé à L'Épinay-le-Comte, est occupé par la mairie annexe. Le bâtiment possède une salle souterraine dite aussi la salle des piliers du XIIe siècle.. A voir également le Château de Bellefontaine, du XIXe siècle, le Manoir du Pas-de-la-Vente. Église Saint-Siméon, abritant une sculpture du XVe siècle (Présentation au Temple), l'Église Saint-Céneri de L'Épinay-le-Comte du XIXe siècle, l'Église Notre-Dame de Passais, du XIXe siècle.
Plus loin, c’est le village fortifié de Domfront, cité médiévale emblématique, qui vous accueille, via la D21 (74 km). Ses ruelles pavées, ses remparts escarpés et son histoire profonde avec les Plantagenêts vous replongent dans l’époque des rois et des chevaliers. Perchée sur une colline, au-dessus de la vallée de la Varenne, doté du label Site Remarquable du Goût, classée Plus beau détour de France et également labellisé Petite Cité de Caractère®, capitale de coeur des Plantagenêts, Domfront est un lieu vivant. Flânez dans ses rues, écoutez les histoires des habitants, admirez son architecture et goûtez aux spécialités locales dans une taverne aux poutres anciennes. La cité a ce charme rare où le temps semble à la fois figé et vibrant.
En contrebas de la cité, au bord de la Varenne, se dresse l'église Notre-Dame-sur-l'Eau des XIe et XIIe siècles, un superbe exemple de l'art roman normand. Elle a reçu en son chœur des hôtes célèbres comme Louis IX et Louis XI, en pèlerinage vers le Mont-Saint-Michel, mais aussi Thomas Beckett, archevêque de Canterbury. L’église St-Julien vaut également le détour. C’est l’unique édifice religieux à regrouper une structure en béton armé, un plan carré et une décoration de style art-déco dans une technique byzantine. En vous promenant dans Domfront, vous marchez sur les traces de l’histoire. Imaginez un instant les grandes figures qui ont foulé ces lieux !
La cité médiévale de Domfront, fondée au XIe siècle, a conservé nombre de témoignages de son riche passé. Les charmantes places et ruelles propices à la flânerie, le donjon roman du XIIe siècle, vestige de l'ancien château féodal, les tours des remparts, les pittoresques maisons à colombages, les hôtels particuliers ou encore les cours intérieures enchanteront les promeneurs. On y croise le souvenir Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine, sa femme ; Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre leurs fils y séjournent. Aliénor d'Aquitaine y tient en particulier une cour qui verra aussi le passage de sa fille Marie de Champagne (protectrice de Chrétien de Troyes qui l'accompagne). Wace fait aussi partie de cette cour, de même que Benoît de Sainte-Maure qui ne la nomme pas, mais fait son éloge dans son Roman de Troie, manière de dédicace. Les deux premiers rattachent Domfront et sa région aux légendes arthuriennes.
Les impressionnantes ruines du château de Domfront, datant du XIIe siècle, témoignent du formidable site défensif qu’il fût pour le duché de Normandie. Onze tours contribuent encore au caractère moyenâgeux de la ville, notamment la tour d'Alençon porte d'entrée de la vieille ville, ou les nombreuses tours visibles de la rue des Fossés Plisson au sud de la vieille ville. À ces découvertes s'ajoute une superbe vue sur la campagne bocagère alentour depuis la place du Panorama et le jardin du château.
Le Passais et la région de Domfront sont riches de manoirs à l’architecture sobre en granit. On aime particulièrement le manoir de La Chaslerie des XVIème et XVIIIème siècles avec sa cour fermée, son logis avec ses tours, son colombier et tout un ensemble de bâtiments qui font de ce lieu un bel exemple de fief au cœur du Bocage normand. A découvrir également, en saison, les manoirs de La Guérinière et le manoir de La Guyardière.
Il est temps de filer à présent à vers Saint Brice, via la D962 (79 km). Arrêtez vous devant l'église Saint-Brice, du XVe siècle. Sur la commune le Logis de la Cousinière est du XIIIe siècle. Le Mont Margantin à 3 km du village est connu, selon la tradition, comme un lieu de sabbat. Le Mont Margantin est considéré comme un des hauts lieux où se pratiquait le sabbat des sorcières. Au temps du paganisme, un temple consacré à Cérès y aurait été construit. C'est au sommet du mont, que le diable guérissait les victimes d'infortune conjugale qui parvenaient à toucher ses cornes ou baiser son derrière. Mais, une fois, une dame de Domfront, dont le mari participait à ces sabbats, déposa discrètement une relique de St Front, et le diable disparut à jamais, en prenant la forme d'une chauve-souris.
Puis passez Avrilly, via la D826 (82 km), la commune à sur son térritoire l'église Saint-Martin et le Manoir de la Fosse, l'édifice date de la fin du XVIIe siècle et remplace un édifice antérieur. Sur le site de Montchauveau se trouve les ruines d'un château des XIIe et XIIIe siècles entouré d'un double fossé pris, vers 1200, par Philippe Auguste. Rendez-vous à présent à Céaucé (88 km). L'origine du nom dérivé de Celcius évoque une présence romaine alors que le menhir de la Grande Pierre rappelle celle des Celtes. Au VIe siécle le roi Clotaire fils de Clovis, se rendant en Bretagne, passant par Céaucé y rencontra deux saints ermites, Alnée et Ernier. C'est vers 800 qu'une chapelle fut consacré à St Ernier, dont des reliques y furent déposées. Ceaucé est probablement le plus ancien et principal village (vicus) du Passais pendant tout le haut moyen-âge
Au XIème siècle, la région connut une période de prospérité. C’était aussi un lieu de passage entre l’Angleterre et les régions du Sud de la France. Le village de « L’hotellerie » en est un témoin. C’est pourquoi Henri II, la reine Mathilde et Richard Coeur de Lion parcoururent cette route. De ces temps anciens, il nous reste des vestiges d’anciens fiefs : Monchauveau dont on trouve des traces dès le XIIème siècle, La Béraudière, qui date du XVème siècle et qui possède une chapelle dédiée à St Jean (1526) et une cave très ancienne. Au lieu-dit «Les Brosses», une chapelle construite à l'emplacement d'un temple païen est dédiée à Sainte-Radégonde (mariée en 538 à Clotaire). Elle est souvent invoquée pour la guérison des maladies de peau.
Partout le passé a laissé son empreinte dans le patrimoine de Céaucé légué par nos prédécesseurs parfois très lointains comme le Menhir de la Pierre. Les Manoirs de la Grande Pierre, de Bois-Vézin en granit des XVe – XVIe siècles, des Brosses en granit des XVe et XVIe siècles. La Motte de La Bunache à gauche de la route vers Loré et en limite de ce bourg, motte de forme elliptique. La Maison forte de la Béraudière du XVe siècle, à environ 1,3 km à gauche de la RD 162. Logis avec une belle cave voûtée dont les arêtes retombent sur des colonnes. À la fin du XVIIIe siècle, la maison forte était constituée de quatre bâtiments qui formaient une enceinte quadrangulaire flanquée aux angles. Il subsiste des traces des fossés. Le château de Montchauveau, et le manoir de la Servière en granit des XVe – XVIe siècles ne sont visitables qu'en visites guidées.
En continuant ce périple enchanté, vous atteignez Lassay-les-chateaux, via la D117 (103 km). Arrêtez-vous au château de Bois -Thibault , à environ un kilomètre du centre-ville. Il a été édifié sur un ancien château féodal disparu après la guerre de Cent Ans et repose sur d'anciennes fondations de la forteresse de Foulques Nerra qui datait du XIe siècle. C’était l’un des châteaux les plus importants de la baronnie de Mayenne. Il ne reste désormais que des vestiges, dont un corps de logis constitué de deux bâtiments en équerre et de tours rondes. Des visites guidées y sont organisées à la période estivale, et différentes animations, comme des chasses aux trésors, occupent régulièrement les lieux.
La petite cité de caractère de Lassay-les-Châteaux mérite le détour à plus d'un titre sur ce parcours touristique, avec sa forteresse médiévale, ses deux étangs, ses lavoirs et ses maisons de granit, qui lui confèrent une allure incroyablement photogénique. Un ensemble particulièrement harmonieux qui fera sans nul doute le bonheur des amateurs de vieilles pierres ! Autres atouts indéniables de la cité, la roseraie, regroupant 300 variétés de roses, située dans l'ancien pré du couvent des Bénédictines, et le jardin médiéval, composé de quatre parties - tapis vert, jardin des simples, verger et bosquet -, avec pour toile de fond la majestueuse silhouette du château !
Le château de Lassay est l'un des plus beaux sites de la cité. L'édifice actuel a été construit au XVIe siècle sur les vestiges de la forteresse d'origine du XIIe siècle. La chapelle attenante dévoile de très belles fresques murales, elles-mêmes classées. Il se compose de huit imposantes tours reliées par des remparts, d'un pont-levis, de barbacanes, de mâchicoulis ou encore de courtines. Un jardin médiéval recréé par les équipes de la commune est relié à l'édifice. Lassay-les-Châteaux accueille de nombreux édifices religieux, comme l'église Saint-Laurent de La Baroche-Gondouin construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle. De style roman, elle prend place sur les vestiges d'une construction bien plus ancienne. On peut également admirer l'église Saint-Médard du XIXe siècle, la chapelle Saint-Joseph du XVIIe siècle, ou encore les chapelles Saint-Mathieu et Saint-Roch.
Puis, sur les terres de Saint-Fraimbault de Lassay, quartier à Lassay-les-Châteaux se perpétue la légende de Lancelot : ici, on dit qu’une stèle funéraire témoigne encore de sa présence, ancrée dans le bocage comme un point de convergence entre l’Histoire et le fabuleux. Retour à Bagnoles-de-l’Orne, via la D34 (121 km).
La Route touristique “Au pays de Lancelot du Lac” ne se vit pas seulement en kilomètres : chaque arrêt est une scène, chaque paysage une page d’un vieux roman que vous feuilletez avec émerveillement. En fin de compte, la Route touristique “Au pays de Lancelot du Lac” est plus qu’un itinéraire : c’est une expérience. Une expérience où la terre, l’histoire et la légende se confondent pour transporter chaque voyageur, qu’il soit amateur de culture ou simple curieux, vers un monde où les récits médiévaux reprennent vie. Alors, laissez-vous aller : prenez la route, écoutez le vent dans les arbres, sentez l’odeur de la terre et, peut-être, qui sait… entendrez-vous l’écho lointain d’un chevalier en quête d’aventure.
Conseils pour voyageurs
- Quelques conseils pour en profiter pleinement : prévoir des pauses dans les villages, marcher sur les sentiers plutôt que de rester en voiture, visiter les chapelles et les fontaines, prendre le temps de contempler les paysages, lire quelques passages des romans arthuriens avant ou pendant le voyage.
Quand partir ?
- La route se prête merveilleusement aux saisons tempérées – printemps et été pour la verdure éclatante, automne pour l’explosion des coloris dans les forêts, et même hiver pour une atmosphère plus introspective.
Activités à ne pas manquer
- La Balade du roi Arthur dans la forêt des Andaines.
- La visite des chênes remarquables (Lancelot, Roi Arthur, Hippolyte).
- Flâner dans les villages médiévaux et leurs marchés locaux.
Gastronomie et terroir
La Normandie est synonyme de cidre, de fromages affinés et de plats traditionnels qui font écho aux siècles passés. Chaque auberge sur la route propose une halte chaleureuse où se mêlent saveurs et convivialité.